Le hackathon #HackBiodiv

Le Vendredi 18 novembre 2016
Un hackathon pour mieux connaître et protéger la biodiversité. A la croisée du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages et du projet de loi pour une république numérique, cet évènement s’inscrit dans le cadre de la communauté GreenTech verte. Il vise à faciliter l’émergence de nouveaux usages et développer des outils collaboratifs autour de l’inventaire national du patrimoine naturel (INPN), plate-forme nationale du système d’information sur la nature et les paysages (SINP).

Les lauréats #HackBiodiv

Le premier prix a été décerné à Invasiv’Alerte. Cette application interroge les réseaux sociaux Google et Twitter à partir de certains mots clés sur les espèces invasives afin d’identifier les occurrences de ces mots à des fins de détection et d’alerte. De plus, l’application permet à tout individu de signaler par des photos géolocalisées la présence de certaines espèces en interrogeant les bases du système d'information sur la nature et les paysages. Ces informations ont vocation à enrichir le système d'information sur la nature et les paysages.

Le deuxième prix a été décerné à Green-Watch. L’équipe du projet Green-Watch utilise une nouvelle application d’intelligence artificielle de Google mise en ligne sous forme d’une interface de programmation applicative afin d’identifier le nom de l’espèce que l’on vient de photographier. Ces photos sont croisées avec les bases de données du système d'information sur la nature et les paysages. L’application permet de lancer des défis à des observateurs afin de favoriser l’acculturation de tout un chacun à la biodiversité.

Le troisième prix a été décerné Biosentinelle. Ce jeu en ligne proposé est complété par une action terrain. Il s’agit de lancer des défis dans l’espace urbain par exemple, pour repérer certaines espèces dans certains lieux identifiés (qui a vu les coquelicots à Bastille) ou pour faire prospérer la biodiversité.

Par ailleurs, un coup de cœur a été décerné à Map-Pollen. Cette application utilise les données géolocalisées des différentes espèces d’arbres dans les bases du MNHN et dans celles de certaines grandes villes comme Paris pour identifier les lieux particulièrement sujets aux pollens allergisants. Une information en temps réel par les individus enrichira la localisation de ces pollens sous forme collaborative.

Les défis #HackBiodiv

Le barcamp #HackBiodiv

Lors d’un premier rendez-vous de travail collaboratif, le ministère a réuni acteurs privés, associations, citoyens, organismes publics, jeunes pousses et étudiants, pour préparer ce hackathon. Huit défis clés ont été collectivement identifiés. Ils ont guidé les travaux des participants du hackathon :

Défi 1 - Tourisme et biodiversité

Problématique

Les acteurs du tourisme dans les territoires assurent la promotion d’activités en lien avec la nature sans pour autant mettre en avant la diversité de la faune et de la flore offerte par la région. La biodiversité est pourtant un des éléments majeurs du «capital» des régions.

Avec l’avènement du numérique, de nombreuses possibilités sont ouvertes afin de remplir une mission ludique et pédagogique permettant à la fois de mieux valoriser ce «capital biodiversité» et de sensibiliser les publics à sa protection.

L’un des freins au développement de telles applications est l’absence de bases de données couplant biodiversité et contenus des zones touristiques.

Quelques initiatives peuvent servir d’exemples dans ce domaine :

  • En Baie de Somme, des expériences et la réalisation de parcours sur la nature ont été développés.
  • Dans le parc national du Mercantour, une application sur smartphone très bien référencée, permet de découvrir la biodiversité.
  • En Allemagne, dans le cadre d’une initiative étatique, certains acteurs focalisent leur offre sur la qualité environnementale pour développer le tourisme.

On peut également imaginer qu’une interaction avec un logiciel «d’éco-ballade» permette de recueillir des observations utiles à la communauté scientifique.

L’expérience montre toutefois qu’une promotion trop marquée peut être contre-productive et conduire à dégrader un site au lieu de le préserver (à moins d’imaginer une stratégie de «sacrifice» de certains spots pour préserver les autres).

La problématique est donc double :

  • Encourager et faciliter le travail des développeurs. Constituer une couche de données couplant les données de biodiversité et les zones touristiques. Enrichir cette base d’indicateurs permettant de qualifier le patrimoine pour les différents publics.
  • Proposer des applications mettant en valeur le patrimoine des territoires répondant à ce double objectif pédagogique et ludique.

 

Défi à relever

Imaginer un outil numérique permettant aux visiteurs de découvrir les richesses de la biodiversité au fil des parcours et itinéraires proposés autour de leur lieu de séjour ou au fur et à mesure de leur voyage.

  • Comment produire une couche de données permettant de coupler les données biodiversité et données descriptive des zones touristiques ?
  • Établir une cartographie des sentiers et itinéraires de randonnée avec les multiples données disponibles sur la biodiversité.
  • Répertorier les indices d’émerveillement, les facteurs d’attractivité : naturels, sauvages, authentiques, écosystèmes, qualité de l’air, calme ou silence, étendues sauvages, absence de pollutions...
  • Utiliser les bases de données régionales.
  • Comment mutualiser différentes bases d’information pour permettre aux publics de préparer leurs excursions ?
  • Quels indicateurs créer/utiliser pour noter l’attrait de tel ou tel territoire ?
  • Comment mettre en valeur le patrimoine biodiversité des territoires dans le cadre d’applications ludiques et pédagogiques ?

Données

  • MNHN et CNRS. Bases de données biodiversité, écologie, environnement sociétés (interface grand public).
  • IGN espace loisirs.
  • IGN inventaire forestier.
  • IGN sylvo-éco-régions.
  • IGN et MNHN carte des espèces protégées.
  • SINP (Silene faune, inventaire botanique..).
  • INPN (zones protégées).
  • Données Irstea.
  • Données issues du tourisme, plusieurs indicateurs (existants ou à créer). Indice d'émerveillement : note donnée par les publics ou par les professionnels. Note qui s'adresse différemment aux divers types de publics. Indice de précaution à prendre pour l'accès aux zones. Indice de fragmentation du milieu et de l'espace naturel. Indice d'intérêt ou difficulté sportive (plongée, alpinisme, équitation...). Indice patrimonial monumental. Indice de dynamique positive du développement du territoire (reconversion ou renaturation de site industriel).

Défi 2 - Liens entre santé et biodiversité

Problématique

La biodiversité peut avoir un impact sur la santé humaine, impact positif ou négatif. Afin de mieux informer sur les interactions de la biodiversité sur la santé, comment mettre à disposition de tous les facteurs de risque ?

 

Défi à relever

Imaginer un outil numérique permettant d’informer et de cartographier les éléments de la biodiversité ayant un impact possible sur la santé.

  • Comment accroitre le niveau d’information sur les écosystèmes urbains en mettant en relation les données de santé, d’épidémiologie et de bien être avec la biodiversité urbaine (murs végétaux/terrasses, parcs et jardins, alignements d’arbres...).
  • Faire une cartographie de la répartition des espèces produisant des pollens allergisants, et la relier aux informations sur l’émission de pollen (périodes d’émission ou alerte d’émission), ou avec des constatations citoyennes.
  • Faire une application indiquant les utilisations ou dangerosités éventuelles des plantes, ou simplement utilisables (plantes comestibles, médicinales, toxiques..) et leur répartition à proximité.

Données

  • INPN : base taxonomique du MNHN.
  • Site sur les plantes comestibles ou non.
  • Les plantes toxiques.
  • Les risques d’allergie liés aux pollens.
  • Les données sur la végétation en ville : voir les sites open data des villes.
  • Les limites administratives Geofla IGN.
  • Openstreetmap.

Défi 3 - Biodiversité, qualité environnementale et cadre de vie

Problématique

De nombreux sondages mettent en évidence que les français veulent plus de nature dans leur vie quotidienne et pensent même qu’il vaut mieux freiner le développement économique pour favoriser la protection de la nature et de la biodiversité. Cette tendance très marquée chez les 25-35 ans peut légitimer des choix de vie ou des besoins touristiques différents.

 

Défi à relever

Imaginer et proposer des solutions permettant d’identifier dans quelle biodiversité les français souhaitent vivre, ce que représente la biodiversité dans la vie des français et quelle part les français réservent à la nature.

  • Répertorier les territoires /villes/sites connus pour leur qualité de vie.
  • Mettre en évidence les bassins d’emploi par catégories.
  • Mettre en valeur les indicateurs liés à la biodiversité.
  • Répertorier les aménités environnementales «facteurs d’attractivité» : qualité de l’air, calme ou silence, étendues non bâties, sauvages, absence de pollutions, authenticité...

Données

  • Observatoire national de la biodiversité.
  • Cerema.
  • IGN espace loisirs.
  • IGN bases de données Topo.
  • Grands sites de France.
  • Observatoire du patrimoine et des usages.

Défi 4 - Biodiversité en ville

Problématique

Une meilleure prise en compte de la biodiversité dans les villes est essentielle tant pour les espèces et les écosystèmes que pour les citoyens. Pour ces derniers, la présence d’aménités, de services écosystémiques résultant de la présence de biodiversité en ville est indispensable à l’équilibre, à la vitalité et au bien-être des citadins.

En ville, les transports et la mobilité marquent les espaces urbains et exercent un impact important sur les plantes et les animaux. Alors que les plantes peuvent être transportées de manière passive, les animaux utilisent les axes de communication comme couloirs de migration.

Certains infrastructures produisent la fragmentation des habitats, créant des barrières, des petits ilots. Alors que certaines espèces disparaissent à l’orée des villes, d’autres espèces apparaissent en milieu urbain.

Par ailleurs, de nombreuses initiatives se développent en ville pour préserver et développer la biodiversité : murs végétaux, toitures végétalisées, jardins publics, jardins potagers qui constituent autant de poumons pour le citadin.

 

Défi à relever

Imaginer des innovations (de produits, de procédés, de services et/ou organisationnelle) permettant de favoriser.

  • La connectivité. La continuité écologique est favorisée par les trames vertes et bleues, mais ces trames doivent se continuer dans l’urbain dense (linéaire d’arbres, verdissement des talus...). Comment favoriser cette connectivité et la cartographier ?
  • La démarche citoyenne. Comment développer des pratiques respectueuses de la biodiversité urbaine (agriculture urbaine, localisation des espaces de nature dans la ville, interaction avec la gestion des parcs publics ou privés...) en les coordonnant entre elles ?
  • La collecte de données sur la nature en ville. Comment former les citoyens à l’observation de la biodiversité ? Peut-on imaginer des Mooc sur cette sensibilisation à la biodiversité ? Des formations dans les écoles, collèges et lycées ? Des ateliers participatifs ?
  • La biodiversité des sols. Le compostage est de plus en plus utilisé dans les villes, il peut avoir un effet sur la biodiversité des sols. Comment en favoriser l’utilisation ? Comment connecter producteurs et utilisateurs de composts ? Quelles solutions imaginer?

Données

  • Bases IGN, OSM : toitures végétalisées, jardins ouvriers, jardins publics.
  • Sites des associations de quartiers.
  • INPN.

Défi 5 - Effets du changement climatique sur la biodiversité ?v

Problématique

Élévation des températures, acidification des océans, ou encore montée du niveau des mers, la biodiversité marine et terrestre va devoir s’adapter au changement climatique. Les réponses à de tels bouleversements sont multiples : évolutions de la répartition des espèces, modifications de la taille et de la densité des populations, changements dans le cycle de vie, migrations géographiques à grande échelle. Mais le rythme d’évolution imposé par la cinétique du changement climatique (environ une centaine d’années) risque d’être insoutenable pour la plupart des espèces, si bien que l’on peut redouter une extinction de certaines d’entre-elles.

Tout cela est d’autant plus difficile à prévoir que les espèces sont en interaction et en compétition les unes avec les autres et que tout cela se passe dans des paysages fortement modifiés par les humains (urbanisation, agriculture, infrastructures de transports qui limitent les déplacements), sans oublier une éventuelle rétroaction de l’évolution de la biodiversité marine et terrestre sur l’évolution du climat lui-même.

Dans ce contexte, la notion d’espèces protégées devra sans doute être reconsidérée et les politiques publiques en matière de biodiversité.

 

Défi à relever

Imaginer des solutions pour comprendre, modéliser, anticiper, prévenir les effets du changement climatique sur la biodiversité et, notamment :

  • Établir des modèles d’impact de l’évolution du climat sur les différentes espèces.
  • Imaginer des outils de simulation («serious games») pour évaluer la portée des politiques publiques dans le domaine de la biodiversité et, en particulier, de certains aménagements des territoires face au changement climatique.
  • Imaginer des solutions pour participer à la collecte des données à travers les sciences participatives.
  • Proposer des approches pour expérimenter de manière collective de nouveaux dispositifs pour assurer la préservation de la biodiversité.

Données

  • MNHN et CNRS. Bases de données biodiversité, écologie, environnement sociétés (interface grand public).
  • IGN espace loisirs.
  • IGN inventaire forestier.
  • IGN sylvo-éco-régions.
  • IGN et MNHN. Carte des espèces protégées.
  • Météo-France,. Base Drias.

Défi 6 - Réconcilier l'agriculture et la biodiversité

Problématique

Sur les 55 millions d’hectares que compte le territoire français métropolitain, un peu plus de 28 millions d’hectares sont occupés par des activités agricoles. L’agriculture entretient des relations étroites avec la biodiversité, dont elle peut bénéficier, qu’elle peut modifier, et qu’elle peut contribuer à maintenir, notamment en participant à la trame verte et bleue. Le Parlement a ainsi reconnu un principe de complémentarité selon lequel «les surfaces agricoles, aquacoles et forestières sont porteuses d’une biodiversité spécifique et variée et les activités agricoles, aquacoles et forestières peuvent être vecteurs d’interactions écosystémiques garantissant, d’une part, la préservation des continuités écologiques et, d’autre part, des services environnementaux qui utilisent les fonctions écologiques d’un écosystème pour restaurer, maintenir ou créer de la biodiversité».

L'agriculture intensive est aussi un facteur d'érosion de la biodiversité du fait du drainage des zones humides, de la pollution par les engrais chimiques et les pesticides, de l'érosion des sols... La biodiversité propre aux écosystèmes agricoles est également menacée par l'uniformisation des paysages et des variétés végétales et animales et la réduction de leur diversité génétique, ce qui accroît la vulnérabilité aux insectes nuisibles et aux maladies et incite à appliquer davantage de traitements, perturbant encore plus les écosystèmes, affectant la santé humaine et la sécurité alimentaire et augmentant les coûts.

Réconcilier l'agriculture et la biodiversité est donc une nécessité qui requiert le partage des connaissances, tant sur la biodiversité que sur les pratiques agricoles.

 

Défi à relever

Imaginer comment un outil numérique, utilisant des données de l'agriculture et de la biodiversité, qui peut :

  • Permettre le partage d'expertise, pour connecter le savoir-faire des agriculteurs et le savoir-faire des naturalistes dans une démarche participative.
  • Identifier et valoriser les pratiques agricoles favorables à la biodiversité.
  • Aider les agriculteurs à mieux connaître et à protéger la biodiversité , en transformant la contrainte en opportunité.

Données

Outre les données de l'INPN (données brutes de biodiversité, espaces protégées), voici quelques jeux de données ouvertes sur l'occupation des sols, les usages agricoles, l'agriculture biologique, les infrastructures vertes et la qualité des milieux aquatiques. Il existe beaucoup d'autres données, mais peu sont accessibles à la réutilisation, sont consolidées à l'échelle nationale ou sont disponibles de façon non agrégée.

  • Corine Land Cover – Occupation des sols.
  • Agreste – Cartographie des données du recensement agricole.
  • Registre parcellaire graphique 2012 : contours des îlots culturaux et leur groupe de cultures majoritaires des exploitations.
  • Statistique agricole.
  • Agence bio.
  • Schéma régional de cohérence écologique - trame verte et bleue.
  • Qualité des rivières.
  • Cartographies de haies.

Défi 7 - Acquisition de données

Problématique

L'acquisition de données biodiversité est en grande partie réalisée par un public de professionnels ou de bénévoles ayant un niveau d'expertise élevé. Elles sont acquises dans un cadre institutionnel (commandes publiques, études d'impacts...) ou relève d'initiatives privées et associatives.

L'enjeu de ce défi est de mieux orienter l'effort de collecte et de pouvoir élargir le champ du possible, en partie ouvert par les sciences participatives, en matière de collecte de données notamment avec l'émergence d'information publiée via les réseaux sociaux où les informations y sont disponibles en très grand nombre mais difficilement traduisibles en donnée biodiversité ou bien en mobilisant des données encore sous-exploitées comme celles disponibles dans les rapports des études d'impact.

 

Défi à relever

  • Comment créer un outil d’aide à l’identification et à la validation des données à partir des photos et des localisations issues des réseaux sociaux ?
  • Comment récupérer des infos à partir d'une liste de #tag (espèce, phénomène...) ?
  • Comment récupérer les informations issues des documents produits dans le cadre des études d'impact ?
  • A partir des données disponibles, quels sont les manques (espèces et habitats) et comment y remédier ?

Données

  • Données provenant des réseaux sociaux : image, tag, post...
  • Documents produits dans le cadre d'études d'impact.

Défi 8 - Valorisation des données

Problématique

La collecte, la réutilisation et la valorisation des données de biodiversité soulève en effet trois catégories de questions relevant de leur propriété, de leur accessibilité et de leur usage :

La première est celle relative à la propriété des données. Quel statut accorder aux données relevées dans un cadre privé ? Doivent-elles être considérées comme des données ouvertes ? Qui en est le propriétaire ? Comment éviter que la propriété de ces données ne conduise à un rapport de force déséquilibré entre détenteur et utilisateur potentiel ?

La deuxième est relative à l’usage et l’interprétation des données. Comment protéger le caractère confidentiel des données collectées dans un cadre privé ? Comment assurer la qualification des données afin d’éviter notamment leur mésinterprétation ? Comment rendre les données plus accessibles ?

La troisième est relative à la valorisation et la reconnaissance des collecteurs. Les données produites sont susceptibles d’être réutilisées dans différents cadres et en particulier dans le cadre de développements à caractère commercial. Afin de ne pas décourager l’action des passionnés, il semble indispensable d’imaginer des mécanismes de «retour» : Quel devoir d’information (dans l’usage des données) vis-à-vis des collecteurs ? Comment « récompenser » l’effort des bénévoles ? Peut-on imaginer une logique d’appel à don en faveur de la protection de certaines espèces ? Nouveau service pour le citoyen en valorisant, croisant les données.

C'est aussi une question de reconnaissance - être cité comme auteur (ou co-auteur dans les projets) d’où la nécessité d'échange et de retour, de relation entre réutilisateurs et collecteurs.

 

Défi à relever

  • Comment démocratiser l’accès aux données du (SINP) en les rendant plus accessibles et compréhensibles pour le citoyen et donc contribuer à une meilleure connaissance de la biodiversité ?
  • Comment valoriser les collecteurs et producteurs de données (nouveaux modèles de valorisation) ?
  • Proposer de nouvelles approches pour établir et mutualiser de bonnes pratiques.

Données

  • Toutes les données biodiversité (occurrence taxon, zonage..) mises à disposition sur www.data.gouv.fr.
  • Etalab (licences types).
  • Licences ODLB.

Le hackathon #HackBiodiv

A la croisée du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages et du projet de loi pour une république numérique, cet évènement s’inscrit dans le cadre de la communauté GreenTech verte. Il vise à faciliter l’émergence de nouveaux usages et développer des outils collaboratifs autour de l’inventaire national du patrimoine naturel (INPN), plate-forme nationale du système d’information sur la nature et les paysages (SINP).

Du 3 au 5 juin, entrepreneurs, développeurs, designers, spécialistes des données, scientifiques et observateurs de la biodiversité ont eu 48 heures pour concevoir des services et des outils valorisant la biodiversité en particuliers sur les enjeux suivants : à la croisée d’enjeux agricoles, touristiques, de santé publique, d’emploi, d’urbanisme ou encore de changement climatique.

S’appuyant sur l’expertise et les ressources des partenaires du ministère (Etalab, Muséum national d’histoire naturelle, Météo France, IGN, Onema, Irstea), de nombreux jeux de données originaux ont été rendus accessibles pour l’occasion avec l’appui d’Etalab.

Près de 35 millions de données issues de l’inventaire national du patrimoine naturel (INPN) ont été ouvertes. Il regroupe des données d’observation de faune, flore et de fonge sur plus de 160000 espèces, d’habitats naturels, ainsi que plus de 24000 contours d’espaces naturels et leurs descriptions.

D’autres jeux de données sur les milieux aquatiques, la météo, l’occupation des sols ou forestière ont été mis à disposition pour ce week-end d’innovation.

Des dotations en numéraire ont été attribuées aux 3 lauréats par le ministère

  • 1er prix : 3000 euros.
  • 2ème prix : 2000 euros.
  • 3ème prix : 1000 euros.

Un coup de cœur a été décerné par le fonds de dotation pour la biodiversité. Ce coup de cœur a été doté d’un prix en numéraire de 1000 euros.

Les lauréats ont bénéficié également d’une valorisation de leurs projets au travers :

  • D’une communication portée par le ministère et ses partenaires.
  • D’un accès privilégié à l’incubateur du ministère dépendant du type de données traitées et de la nature du projet. Un lien doit exister entre l’objet de l’incubateur et le projet.