Riverains des aéroports parisiens

Le Mardi 11 octobre 2016
L'information des riverains d'aéroports fait partie des objectifs du ministère de la Transition écologique et solidaire. Un effort particulier de concertation et de transparence a été accompli pour la nouvelle organisation de la circulation aérienne en Ile-de-France.

S’informer et se renseigner sur la circulation aérienne en Ile-de-France

Les élus, les associations de riverains et les particuliers peuvent aujourd'hui s'informer sur les conditions de survol et obtenir des réponses à toutes questions relatives à la circulation aérienne.

Pour cela, Le bulletin d’information sur le trafic aérien en Ile-de-France et les contrôleurs aériens des Maisons de l’Environnement sont  à votre disposition.

 

Le Bulletin d’information sur le trafic aérien en Ile-de-France

Ce bulletin vous fournit différentes données concernant la circulation aérienne en Île-de-France durant les trois derniers mois écoulés, telles que les répartitions entre configurations Est et Ouest, les altitudes d’interception d’ILS effectivement suivies sur les trois principaux aéroports franciliens et les statistiques d’approches en descente continue.

Les contrôleurs aériens des Maisons de l’Environnement

Lieux d’accueil, d’informations et d’échanges, gérés par Aéroports de Paris, les Maisons de l’Environnement et du développement durable offrent à tout visiteur des renseignements sur les actions menées sur les aéroports franciliens en faveur du développement durable.

Les riverains peuvent venir se renseigner dans les Maisons de l’Environnement et du développement durable sur les actions d’Aéroports de Paris, sur l’aide à l’insonorisation et sur les opportunités économiques ou les métiers liés à l’activité aéroportuaire.

Au sein de ces Maisons de l’Environnement et du développement durable, la DSNA bénéficie d’installations dédiées à la navigation aérienne. Celles-ci permettent d’accueillir le public les lundis et mercredis de 10h00 à 16h00 et de fournir ainsi des informations sur les actions menées par les services de la navigation aérienne en faveur du développement durable.

 

Les permanences d’information des contrôleurs aériens

Les contrôleurs aériens répondent à toute question portant sur le dispositif de circulation aérienne en région parisienne, sur les techniques du contrôle aérien et ses contraintes, sur les caractéristiques du survol des avions en région parisienne, sur les procédures d’atterrissage et de décollage ainsi que sur la mise en œuvre des Volumes de Protection Environnementale (VPE).

Ils disposent d’un espace dédié à la navigation aérienne mettant à disposition de nombreuses documentations ainsi que divers outils pédagogiques et de communication tel qu’un logiciel de visualisation 3D du trafic aérien en Ile-de-France.

Les permanences sont assurées sur les deux sites les lundis et mercredis (sauf mois d’août et jours fériés) de 10 h à 16 h.

Maison de l’environnement et du Développement durable Paris Orly
Accueil : 01.49.75.90.70
Ligne directe des contrôleurs aériens : 01.49.75.73.57
Adresse : Avenue Jean-Pierre Bénard, (entrée face au 73 avenue Jean Bénard)
91200 ATHIS-MONS

Maison de l’environnement et du Développement durable Paris Charles-de-Gaulle
Accueil : 01.48.64.63.82
Ligne directe des contrôleurs aériens : 01.48.64.63.91
Adresse : Route du noyer du chat (face à la rue du chapitre)
93 290 Tremblay-en-France

Numéro de téléphone Pollution atmosphérique et qualité de l’air : 01 58 09 44 08
Adresse mail : environnement-dsna@aviation-civile.gouv.fr

Questions fréquentes des riverains des aéroports parisiens

Le survol de Paris est-il interdit ?

Oui, le survol de Paris est interdit jusqu’à 2.000 mètres d’altitude, par arrêté interministériel du 20 janvier 1948.
Au-dessus de 2.000 mètres, seuls sont autorisés les avions de transport public effectuant un service régulier et les avions militaires assurant un service de transport.

Illustration du survol de Paris

À quoi correspondent les traînées blanches laissées par les avions à haute altitude ?

Les traînées blanches sont constituées de cristaux de glace microscopiques issus de la condensation de la vapeur d’eau produite par la combustion du kérosène. Cette vapeur d’eau se transforme très rapidement en cristaux à cause de la température de l’atmosphère qui règne au niveau de la tropopause, couche de l’atmosphère qui se situe à environ 10.000 mètres d’altitude. Selon les conditions de température et l'heure, ces traînées peuvent se dissiper après seulement quelques dizaines de secondes ou minutes, ou perdurer quelques heures sous la forme de nuages de type « cirrus ».

Illustration de traînées blanches

Combien y-a-t-il d’avions par an à Paris-Charles de Gaulle et à Paris-Orly ?

  • Paris-Charles de Gaulle : Environ 500.000 mouvements (décollages+atterrissages) en 2012
  • Paris-Orly : Environ 235.000 mouvements (décollages+atterrissages) en 2012

Données statistiques des mouvements d'avions par an à Paris-Charles de Gaulle et à Paris-Orly

Pourquoi certains hélicoptères survolent-ils Paris ?

Les hélicoptères survolent Paris pour des missions de services publics telles que le secours aux personnes, la sécurité, la sûreté et les déplacements gouvernementaux. Certaines missions relèvent de l’intérêt général pour les activités implantées au cœur de l’agglomération parisienne. Hors exception, ces hélicoptères empruntent des itinéraires prédéfinis. La Gendarmerie des transports aériens est en charge du relevé d’infractions lors de la constatation du non respect évident d’un tel itinéraire.

A quoi correspondent les configurations « face à l’Ouest » et « face à l’Est » en région parisienne ?

Les pistes des trois principaux aéroports franciliens sont orientées selon un axe Est-Ouest, qui correspond aux vents dominants soufflant dans la région.
Les configurations « face à l’Ouest » et « face à l’Est » correspondent à deux dispositifs de circulation aérienne qui sont utilisés en fonction de la direction du vent. En effet, quelle que soit leur taille, les avions atterrissent et décollent face au vent : on parle, par exemple, de configuration « face à l’Ouest » lorsque le vent vient de l’Ouest. Dans ce cas, les atterrissages et les décollages ont lieu face à l’Ouest.
En moyenne statistique sur la région parisienne, la configuration « face à l’Ouest » est utilisée environ 60 % du temps sur l’année et celle « face à l’Est » environ 40 %.

Illustration des configurations « face à l’Ouest » et « face à l’Est » en région parisienne

Qu’est-ce qu’une approche en descente continue ?

L’approche en descente continue (CDO - Continuous Descent Operation) est une technique qui permet aux pilotes de conduire leur vol à l’arrivée en évitant les phases de vol en palier et en réduisant, de ce fait, la sollicitation des moteurs. Pour des raisons de sécurité, un avion peut néanmoins effectuer un palier d’interception de l’ILS (Instrument Landing System – Cf. question suivante) avant la descente finale.
Ce type d’approche permet ainsi de réduire de façon significative le bruit perçu à basse altitude, ainsi que la consommation de carburant et les émissions gazeuses des aéronefs.
Pour un Airbus A320, les gains attendus* pour une approche en descente continue sont :

  • 4 à 6 dB de réduction de bruit aux abords de l’aéroport
  • 175 kg de fuel en moins, soit 550 kg de CO2 en moins

* Cf. étude AIRE

Illustration d'une approche en descente continue

Qu’est-ce qu’un « ILS » ?

L’ILS (instrument landing system) est l’instrument d’aide à l’atterrissage utilisé par tous les avions opérant sur les principaux aéroports. Il apporte au pilote un guidage vertical et horizontal jusqu’à l’atterrissage, même par mauvaises conditions météorologiques.

Schéma d'un « ILS »

Consulter la fiche La descente finale sur un aéroport avec ILS.

Quelles sont les règles de séparations radar entre avions ?

Les avions doivent être séparés en permanence les uns des autres, pour des raisons de sécurité. Les distances à respecter entre deux avions dépendent de l’espace aérien dans lequel ils évoluent. Aux abords des aérodromes, cette séparation doit être au minimum de 5,4 km (3 Nm) à l'horizontale ou de 300 mètres (1000 ft) à la verticale.

Schéma de règles de séparations radar entre avions

A quelle vitesse volent les avions à l’approche des aéroports ?

La vitesse d’approche à l’atterrissage dépend de plusieurs facteurs tels que les conditions météorologiques et le type d’avion considéré.
Les vitesses d’approche des avions de transport civils (de type Boeing ou Airbus) sont de l’ordre de 160 à 220 nœuds, soit 300 à 400 km/h.
A noter que, sous 3000 mètres, les vitesses des avions sont limitées à 250 nœuds, soit environ 460 km/h.

Qui contrôle les avions en France ?

En espace aérien contrôlé, la circulation aérienne est gérée par les contrôleurs aériens de la DSNA.
Les avions en régime de circulation aérienne militaire sont exclusivement contrôlés par les contrôleurs aériens du ministère de la Défense.

Carte illustrant le contrôle les avions en France

Quelle est la part du trafic aérien dans les émissions de gaz à effet de serre ?

Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), en 2007 le transport aérien a été à l'origine de l'émission dans l'atmosphère de 700 millions de tonnes de CO2, soit 2% du total des émissions de dioxyde de carbone liées aux activités humaines.
Fin des années 1990, ce même GIEC avait estimé que la part du transport aérien dans les émissions de CO2 à l'échelle de la planète était déjà de 2%.
Autrement dit, cette part est restée constante durant cette période malgré l’augmentation du nombre de passagers transportés dans le même temps (de 1,166 milliard en 1993 à 2,2 milliards en 2007) et celle du tonnage du fret aérien (augmentation de 130% au cours de la même période).

Schéma graphique illustrant la part du trafic aérien dans les émissions de gaz à effet de serre

En plus de Paris-Charles de Gaulle, de Paris-Orly et du Bourget, combien y a-t-il d’aérodromes en région parisienne ?

En dehors des trois plateformes principales, on dénombre 15 aérodromes :

  • Villacoublay et Creil (aviation militaire) ;
  • Saint-Cyr-l’Ecole, Lognes, Chavenay, Etampes, Coulommiers, Meaux, Le Plessis-Belleville, Persan-Beaumont, Enghien, Les Mureaux et Chelles (aviation générale) ;
  • Toussus-le-Noble et Pontoise-Cormeilles (aviation générale et d’affaires) ;

Enfin, Issy-les-Moulineaux accueille un héliport.

Carte des aérodromes en région parisienne

Qu’est-ce qu’une journée caractéristique ?

Une journée caractéristique est une journée à fort trafic pendant laquelle les procédures de circulation aérienne standardisées habituelles ont été utilisées. Ces journées sont utilisées par la DGAC pour informer les riverains des conditions de survol de leur commune.
Pour la région parisienne, une application en ligne permet de visualiser ces journées :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/journees-caracteristiques-trafic.html

Qu’est-ce que la régulation radar en phase d’approche ?

Lorsque le trafic aérien est dense aux abords d’un aéroport, le contrôleur aérien peut utiliser les informations fournies par son écran radar pour donner des instructions modifiant la trajectoire des avions sur le plan horizontal et/ou vertical. Ces instructions de contrôle permettent d’amener les avions à suivre une descente sécurisée vers la piste d’atterrissage, tout en respectant les distances minimales de séparation entre avions (Cf. question Q8). Cette méthode de contrôle aérien, appelée « régulation radar », amène une dispersion importante des trajectoires suivies par les avions à l’approche d’un aéroport.

Illustration de la régulation radar en phase d’approche

Pourquoi certains avions émettent des sifflements lors de leur descente ?

Lors de la phase de descente avant l’atterrissage, les avions doivent perdre de la vitesse et utilisent pour cela des moyens mécaniques tels que des aérofreins qui modifient l’aérodynamisme de l’avion et peuvent provoquer des bruits de sifflement.

Illustration d'un avion en descente

Certains avions sont-ils plus bruyants que d’autres ?

En fonction de leur performance acoustique, les aéronefs sont classés suivant des chapitres définis par l’OACI (Organisation de l’Aviation Civile Internationale) en fonction des marges calculées entre les niveaux de bruit limites admissibles et les niveaux de bruit mesurés :

  • Chapitre 2 : on trouve dans ce chapitre des avions à réaction certifiés avant 1977 (ex : Boeing 707, Boeing 727, Fokker 28 et les premiers modèles de Boeing 737 et Boeing 747). Cette génération d’avions tend à disparaître, ils sont interdits sur les aéroports français,
  • Chapitre 3 : on trouve dans ce chapitre les avions à réaction certifiés entre 1977 et 2006 (ex : la plupart des Airbus et des derniers Boeing y compris les versions plus récentes des Boeing 737et 747),
  • Chapitre 4 : on trouve dans ce chapitre les avions certifiés depuis 2006 (tous les types d'avions produits à partir de 2006, tels que l’Airbus 380).

Le but de la certification acoustique est de faire en sorte que les techniques de pointe en matière de réduction du bruit soient intégrées dès la conception de l’aéronef.

Qu’est-ce qu’un volume de protection environnementale (VPE) ?

Un VPE définit, dans un plan horizontal et un plan vertical, un volume de l’espace aérien dans lequel les avions sont contenus au départ ou à l’arrivée des aéroports de Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly. Ces volumes permettent ainsi de canaliser les trajectoires des avions, amenant une réduction des nuisances sonores aux abords de ces aéroports. Seuls les avions à hélice peuvent déroger à cette règle.
Si un avion à réaction effectue une infraction en franchissant les limites des VPE de manière illicite, hors cas lié à la sécurité du vol, un procès-verbal est communiqué à la compagnie aérienne. Celle-ci sera alors assujettie au paiement d’une amende administrative recouvrée par l’Autorité indépendante de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA) créée par la loi n° 99-588 du 12 juillet 1999 modifiée.

A titre d’information, l’ACNUSA a prononcé, pour l’année 2012, 439 décisions, dont 319 ont fait l’objet d’une amende, pour un montant total de 2.773.500 €.

Site de l’ACNUSA

Illustration d'un volume de protection environnementale (VPE)

 

VITRAIL, le système de mesure de bruit et de visualisation des trajectoires aériennes

L’outil VITRAIL, développé par Aéroports de Paris, donne une représentation du trafic aérien en Île-de-France et des mesures de bruit associées en quasi temps réel (temps différé de 30 minutes).

Ce logiciel permet d’apporter un premier niveau d’information sur des survols d’avions au départ ou à l’arrivée des trois plateformes principales d’Île-de-France (Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly et Le Bourget).

Les données restent accessibles dans le logiciel VITRAIL durant 30 jours.

Vitrail est consultable dans les Maisons de l’Environnement et du développement durable de Paris-Charles-de-Gaulle et de Paris-Orly et dans les 24 mairies et établissements intercommunaux franciliens équipés. La direction des services de la navigation aérienne (DSNA) participe à son déploiement dans les différentes collectivités locales demandeuses et signataires d’un protocole d’utilisation.

Vous voulez savoir si votre commune dispose de VITRAIL ? Contactez-nous sur environnement-dsna@aviation-civile.gouv.fr.

Restrictions d’exploitation des aéroports parisiens

Des mesures de restriction d’exploitation sont prises sur les aéroports parisiens afin de réduire la gêne occasionnée par les appareils les plus bruyants. La DSNA informe et explique l’impact de ces mesures de restrictions d’exploitation sur la gestion de la navigation aérienne.

Depuis mars 2012, les avions les plus bruyants sont interdits la nuit à Paris-Charles de Gaulle entre 22h00 et 6h00. A partir de 2014, toujours sur la plage 22h00-6h00, la restriction s’appliquera aux aéronefs dont la marge acoustique est comprise entre 8 et 10 EPNdB (niveaux effectifs de bruit perçus en décibels).

Avec ces restrictions d’exploitation, ce sont près de 30 000 personnes en moins qui sont exposées, la nuit, à un niveau de bruit moyen supérieur à 50 dB.
Les plaquettes d’informations ci-dessous ont été réalisées par la DSNA dans le but de communiquer sur l’ensemble des restrictions d’exploitations prises sur les plateformes parisiennes pour des raisons environnementales.

La représentation de ces restrictions en fonction de leurs heures d’application permet de visualiser aisément la concentration des mesures durant les heures de nuit.

Les vols de nuit (0h30 – 5h00 loc.) à Paris-Charles de Gaulle

Résultats des travaux portant sur les vols de nuit produit par un groupe de travail (GT) mis en place par le Préfet de la région Ile-de-France.

La commission consultative de l’environnement (CCE) de l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle et le Préfet de la région Ile-de-France ont mis en place un groupe de travail (GT) chargé d’étudier les dispositions concrètes en matière de réduction des nuisances sonores aériennes subies par les riverains de l’aéroport la nuit. Ces études ont abouti à de nouvelles procédures d’approche en période cœur de nuit (0h30 – 5h00 loc.).

Les études du groupe de travail vols de nuit

L’objet du Groupe de Travail « Vols de nuit », lancé en 2014, est d’identifier, à droit constant, toutes les mesures opérationnelles qui peuvent être mises en œuvre pour diminuer les nuisances sonores de nuit.
Pour mener à bien ces travaux, le Groupe de Travail a retenu 6 thèmes d’études :

  1. Optimisation des décollages (voir document ci-dessous)
  2. Maintenance des pistes
  3. Optimisation/reprogrammation des vols de début et fin de nuit
  4. Optimisation des trajectoires de descente (voir document ci-dessous)
  5. Alternance de l’utilisation des doublets
  6. Optimisation de l’information des riverains sur le traitement des nuisances sonores

La mise en service de nouvelles procédures d’approche

Le travail collaboratif mené dans le cadre de ce GT « Vols de nuit », présidé par Monsieur le préfet Guyot, a porté ses fruits. La Direction des services de la Navigation aérienne a mis en service le 16 septembre 2016 des nouvelles procédures d’approche en « descentes douces » pour les vols de nuit sur l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle.

Utilisables dans le créneau « cœur de nuit », de 00h30 à 05h00 locales, période d’exploitation en mono-doublet, ces procédures d’approche permettent aux avions de suivre des trajectoires d’arrivées  basées sur les satellites (RNAV), avec réduction des paliers. Cette optimisation des trajectoires en descente douce est une véritable avancée pour les riverains de l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle.
La DSNA s’engage à publier le taux de réalisation de ces procédures afin d’évaluer l’impact de cette avancée opérationnelle et environnementale.

Arrivées en guidage radar
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