Accès et exercice de la profession de transporteur de marchandises

Le Mercredi 25 janvier 2017
La réalisation d’un marché européen du transport par route avec des conditions loyales de concurrence exige l’application uniforme de règles communes concernant l’accès à la profession de transporteur par route. Elles contribuent à atteindre un niveau plus élevé de qualification professionnelle pour les transporteurs par route, à rationaliser le marché, à augmenter la qualité du service, dans l’intérêt des transporteurs par route, de leurs clients et de l’économie dans son ensemble, ainsi qu’à améliorer la sécurité routière. Elles favorisent aussi l’exercice effectif du droit d’établissement des transporteurs par route. L’État membre d’établissement du transporteur vérifie qu’une entreprise remplit à tout moment les conditions prévues par la réglementation européenne pour décider, le cas échéant, de suspendre ou de retirer les autorisations qui permettent à cette entreprise d’opérer sur le marché. Des registres électroniques d’entreprises facilitent la coopération administrative entre États membres et améliore l’efficacité de la surveillance des entreprises opérant dans plusieurs États membres.

Les conditions d'accès à la profession

Définitions

On appelle transport public routier, l’activité qui consiste pour une entreprise à exécuter un contrat ou une prestation dont l’objet principal est le déplacement de marchandises, dont le déménagement, ou de personnes.

En transport de marchandises :

  • Le transport pour compte propre consiste pour une entreprise à exécuter un contrat ou une prestation dont l’objet principal n’est pas le transport mais qui, à cette occasion, effectue du transport.
  • La location de véhicules avec conducteur consiste, pour le loueur, à mettre à la disposition exclusive du locataire un véhicule industriel avec personnel de conduite et à fournir les moyens et les services nécessaires à son utilisation. Les entreprises de location de véhicules sans conducteur ne sont pas concernées par les réglementations relatives à l’accès à la profession et au marché de transport public routier.

Une profession réglementée

Excepté pour ce qui concerne le transport pour compte propre, les conditions d’accès à la profession de transporteur routier sont définies au niveau européen par le « Paquet Routier » constitué les règlements suivants :

Les exigences à satisfaire pour accéder à la profession de transporteur routier

La profession de transporteur routier de marchandises doit être exercée dans le respect d’obligations concernant l’accès à la profession, en répondant à quatre exigences :

  1. l’exigence d’établissement,
  2. l’exigence d’honorabilité professionnelle,
  3. l’exigence de capacité professionnelle,
  4. l’exigence de capacité financière

Les entreprises qui entrent dans le champ d’application de ces professions doivent être inscrites à un registre tenu par le préfet de région et géré par la DREAL (direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), la DRIEA d’Île de France (direction régionale et interdépartementale de l’équipement et de l’aménagement) ou la DEAL d’outre-mer (direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement) concernée.

Les entreprises qui utilisent des véhicules motorisés y compris les moins de quatre roues, quel que soit leur tonnage, doivent être inscrites au registre. Les entreprises relevant de cette formalité doivent aussi être inscrites au registre du commerce et des sociétés, les activités de transporteur, de déménageur et de loueur étant commerciales.

1) Exigence d’établissement

Une entreprise de transport public routier doit disposer, en France :

  • d’un établissement constituant le siège de l’entreprise ou, pour une entreprise étrangère, son établissement principal ;
  • le cas échéant hors de son siège ou de son établissement principal, de locaux dans lesquels l’entreprise conserve ses principaux documents, en application des III des articles 5-1 du décret du 16 août 1985 et 6 du décret du 30 août 1999 modifiés.

Les locaux qui ne sont pas ceux du siège ou de l’établissement principal doivent être situés dans la région où l’entreprise est établie ou dans une région limitrophe. L’entreprise peut y conserver tout ou partie des documents requis.

L’entreprise dispose d’un ou de plusieurs véhicules motorisés détenus en pleine propriété ou en vertu d’un contrat de location-vente, de location, de crédit-bail ou de mise à disposition.

L’entreprise dirige de manière effective et en permanence les activités relatives aux véhicules au moyen d’équipements administratifs nécessaires et d’installations techniques appropriées situés dans la région où l’entreprise est établie ou dans une région limitrophe.

2) Exigence d’honorabilité professionnelle

Elle doit être satisfaite par l’entreprise personne morale, les responsables légaux de l’entreprise, ainsi que le gestionnaire de transport, qui est la personne titulaire de l’attestation de capacité professionnelle en transport routier qui dirige l’activité de transport de l’entreprise. Une seule personne peut le cas échéant, cumuler les fonctions de responsable légal et de gestionnaire de transport.

La condition d’honorabilité professionnelle n’est plus satisfaite lorsque la personne, responsable légale de l’entreprise ou détentrice de la capacité professionnelle a :

  • fait l’objet d’interdictions d’exercer une profession commerciale ou industrielle, par exemple pour vol, escroquerie etc. (article L128-1du code de commerce),
  • commis certaines infractions délictuelles concernant par exemple la sécurité routière et les temps de conduite et de repos des conducteurs.

Si la personne réside en France depuis moins de cinq ans, elle doit prouver qu’elle satisfaisait à l’exigence d’honorabilité professionnelle dans son ou ses Etats de précédente résidence.

3) Exigence de capacité professionnelle

Elle est satisfaite lorsque le responsable des transports, du déménagement, de la location ou de la commission de transport de l’entreprise est titulaire d’une attestation de capacité professionnelle correspondant à l’activité exercée.

L’attestation de capacité professionnelle en transport routier de personnes ou de marchandises peut être obtenue par trois voies différentes : l’examen, l’expérience professionnelle, les diplômes.

La personne qui souhaite diriger une entreprise ou son activité de transport, de déménagement, de location ou de commission de transport et qui n’est pas titulaire de l’attestation de capacité professionnelle doit l’obtenir avant de présenter toute demande d’autorisation d’exercer la profession ou d’inscription au registre.

4) Exigence de capacité financière

La capacité financière consiste pour l’entreprise à disposer des ressources financières nécessaires pour démarrer et exercer son activité, c’est à dire d’un certain montant de capitaux propres en rapport avec le nombre de copies conformes de licences que l’entreprise souhaite détenir.

Le cas échéant, des garanties bancaires peuvent suppléer une insuffisance de capacité financière, sans toutefois excéder la moitié du montant de la capacité financière exigible.

Les montants exigibles varient en fonction du nombre de copies conformes de licences, avec des allégements pour les entreprises implantées dans les départements d’outre-mer.

Autorisation d’exercer ou inscription au registre

Lorsque les conditions d’accès à la profession correspondante sont satisfaites, l’entreprise est inscrite au registre correspondant à l’activité qu’elle souhaite exercer.

Pour les transporteurs de marchandises et de personnes, les déménageurs et les loueurs, l’inscription donne lieu à la délivrance d’une autorisation d’exercer puis d’une licence de transport.

Titres de transport délivrés aux transporteurs routiers

Ces titres de transport permettent aux entreprises d’accéder au marché national pour les licences de transport intérieur, et au marché national et européen pour les licences communautaires :

  • Transport routier de marchandises, de déménagement et location de véhicules industriels avec conducteur.
  • Une licence communautaire lorsque l’entreprise utilise des véhicules dont le poids total excède 3,5 tonnes de poids maximum autorisé.
  • Une licence de transport intérieur pour les autres véhicules ainsi que dans les DOM pour les entreprises qui limitent leur activité au seul département où elles sont implantées, quelque soit le tonnage.

Pour les activités précitées, des copies certifiées conformes numérotées des licences sont délivrées pour être mises à bord des véhicules.

Réglementation sur la profession de transporteur routier

Généralités concernant les professions de transporteur routier

Code des transports (transporteurs de marchandises)

Accès aux professions du transport public routier de marchandises

Champ d'application

Inscription au registre

Procédure

Suspension et retrait

Conditions d'accès à la profession

Obligations

Établissement

Honorabilité professionnelle

Capacité financière

Capacité professionnelle

Gestionnaire de transport

Autres modalités d'exécution du transport

Sanctions administratives et sanctions pénales

Sanctions administratives

Sanctions pénales

Exercice de l'activité

Documents de transports de marchandises

Sanctions pénales

Dispositions relatives à l'outre-mer

Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion

Transport de marchandises

Mayotte

 

Transport de marchandises

Paquet routier, CERFAS et FAQ

On appelle « paquet routier » l’ensemble des règles issues de l’adoption par les institutions européennes, en octobre 2009, de trois règlements (n° 1071/2009, n° 1072/2009 et n° 1073/2009) qui portent respectivement sur les conditions d’accès à la profession de transporteurs et les conditions d’accès au marché de transport, tant pour les marchandises que pour les voyageurs.

Ces règlements précisent les règles relatives à la notion d’établissement, à l’honorabilité professionnelle, à la capacité financière et à la capacité professionnelle, aussi bien pour le transport de personnes que pour le transport de marchandises, ainsi que celles relatives à la délivrance des licences communautaires et au cabotage.

Les questions que vous pourriez être amenés à poser et qui concerneraient d’autres dossiers entrant dans le champ de compétence du ministère chargé des transports seront réaffectés aux services compétents.

Pour toute question relative à l'application du paquet routier, vous pouvez vous adresser à cette adresse mail :

paquetroutier.tr.dst.dgitm@developpement-durable.gouv.fr (cliquable ci-dessous)

CERFAS imprimés

11415*05 (n’a plus d’existence réglementaire depuis le 1er janvier 2013 donc URL désactivée) Déclaration annuelle relative à l’exigence de capacité financière :

  1. de transporteur public routier de marchandises, de déménagement et/ou de loueur de véhicules industriels avec conducteur,
  2. de transporteur public routier de personnes

FAQ

Généralités

ENTRÉE EN VIGUEUR DES NOUVELLES RÈGLES : à quelle date la réglementation du transport routier entre-t-elle en vigueur ?

Depuis le 4 décembre 2011, les dispositions des trois règlements européens relatifs, d'une part, à l'accès à la profession et, d'autre part, à l'accès au marché (n° 1071/2009, n° 1072/2009 et n° 1073/2009 du 21 octobre 2009) s'appliquent directement.

Les dispositions de la réglementation nationale actuelle qui concernent le transport routier de marchandises avec des véhicules de plus de 3,5 tonnes et le transport routier de voyageurs avec des véhicules excédant 9 places y compris le conducteur et qui sont non conformes à ces règlements sont donc caduques depuis le 4 décembre 2011.

En revanche, les nouvelles dispositions de la réglementation nationale qui concernent le transport routier de marchandises avec des véhicules de moins de 3,5 tonnes et le transport routier de voyageurs avec des véhicules n'excédant pas 9 places, y compris le conducteur, ne sont entrées en vigueur que le 30 décembre 2011, date de publication du décret n° 2011-2045 du 28 décembre 2011 portant diverses dispositions relatives à l’accès à la profession de transporteur routier et à l’accès au marché du transport routier.

ACCÈS À LA PROFESSION DE TRANSPORTEUR ROUTIER : LES PRINCIPALES NOUVEAUTÉS : quelles sont les principales nouveautés instituées par la réglementation européenne, s’agissant en particulier de l’accès à la profession ?

Le règlement n° 1071/2009 institue :

  1. une autorisation d'exercer la profession, document permettant l'inscription de l'entreprise au registre électronique national des entreprise de transport par route. Ce document permet, en vertu des règlements n° 1072/2009 et 1073/2009 la délivrance d'une licence communautaire (marchandises ou voyageurs). Une licence de transport intérieur peut également être délivrée, mais sur la base de la réglementation française ;
  2. une nouvelle condition d'accès à la profession qui s'ajoute aux trois conditions existantes (honorabilité, capacité financière et professionnelle) : il s'agit de la condition d'établissement. Il s'agit, pour l'entreprise, de prouver qu'elle dispose en France de locaux où sont conservés ses documents essentiels, d'au moins un véhicule destiné à son activité et des équipements administratifs et équipements techniques nécessaires. L’arrêté du 28 décembre 2011 relatif à l'exigence d'établissement applicable aux entreprises de transport routier précise les modalités de respect de cette nouvelle condition ;
  3. des règles relatives à la désignation du gestionnaire de transport qui, outre le fait de bénéficier de l'honorabilité et de la capacité professionnelle, doit également :
    • diriger de manière permanente et effective l'entreprise ;
    • avoir un lien réel avec cette entreprise en étant par exemple son directeur, son propriétaire ou son employé ;
    • résider dans l'Union européenne.
ACCÈS À LA PROFESSION POUR LE TRANSPORT « LÉGER » : LES PRINCIPAUX CHANGEMENTS : l’entrée en application du « Paquet routier européen » change-t-elle la situation des entreprises du transport léger en terme d’accès à la profession ?

Le règlement n° 1071/2009 relatif à l'accès à la profession ne concerne que les entreprises utilisant des véhicules d'un poids maximal autorisé de plus de 3,5 tonnes (marchandises) et celles utilisant des véhicules excédant 9 places, conducteur compris (personnes).

Toutefois, l’État, avec l'ambition d'améliorer la professionnalisation du transport routier et également à la demande des organisations professionnelles représentatives du secteur, a décidé d'étendre les conditions d'accès à la profession au secteur du transport léger, au moyen d'exigences adaptées aux spécificités de ce secteur. Ces adaptations concernent la capacité financière et la capacité professionnelle.

Certaines restrictions ont en outre été apportées aux régimes dérogatoires en transport routier de personnes (dispense des capacités professionnelle et financière) pour les entreprises n'exerçant qu'avec un véhicule n'excédant pas 9 places. Notamment, la possibilité pour une entreprise n'exerçant une activité de transport public routier de personnes que comme accessoire d’une activité principale autre que le transport public routier de personnes, est, depuis le 30 décembre 2011, réservée à celles qui effectuent des services réguliers ou à la demande avec un seul véhicule affecté à cet usage

Autorisation d’exercer

OBTENTION DE L’AUTORISATION D’EXERCER : quelles sont les démarches à effectuer pour obtenir l’autorisation d’exercer ?

L'autorisation d'exercer la profession est demandée au moyen du formulaire CERFA n° 14557 « Demande d'autorisation d'exercer la profession ». Ce formulaire doit impérativement être accompagné des pièces justificatives exigées par ce formulaire, puis être transmis à la DREAL.

Après instruction du dossier, et si celui-ci est recevable, la DREAL délivre une attestation permettant à l'entreprise de réaliser, le cas échéant et selon le cas son inscription au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) ou au répertoire des métiers.

Ensuite, le cas échéant sur présentation à la DREAL d'un document certifiant son immatriculation au RCS ou au registre des métiers, l'entreprise se voit délivrer l'autorisation d'exercer.

TRANSFERT DE SIÈGE : lors d’un transfert de siège d’une région vers une autre, la DREAL d’accueil doit-elle accepter le transfert de siège sans formalité particulière, ou doit elle vérifier à nouveau toutes les conditions (...) ?

L’entreprise doit dans ce cas déposer une demande de modification de son autorisation d’exercer (formulaire CERFA n° 12725) et un renouvellement des titres (formulaire CERFA n° 13437) afin de faire mentionner dans les documents la nouvelle adresse de l’entreprise, l’ensemble des exigences étant présumées toujours respectées.

Le formulaire CERFA n° 12725 contient notamment une rubrique concernant les éléments constitutifs de l’établissement.

La vérification des exigences peut se faire ensuite à l’occasion d’un contrôle en entreprise comme pour toute entreprise inscrite dans la région.

Capacité financière

CAPACITÉ FINANCIÈRE EXIGIBLE DÈS LE 28/12/2011 : une entreprise inscrite au registre des transporteurs avant la publication du décret du 28 décembre 2011, qui utilisait un seul véhicule de moins de 3,5 tonnes avec une capacité financière de 900 € (...) ?

CAPACITÉ FINANCIÈRE EXIGIBLE DÈS LE 28/12/2011 : une entreprise inscrite au registre des transporteurs avant la publication du décret du 28 décembre 2011, qui utilisait un seul véhicule de moins de 3,5 tonnes avec une capacité financière de 900 €, demande une copie conforme supplémentaire pour son nouveau véhicule léger. Elle n’a pas encore de première liasse fiscale, l’entreprise ne clôturant qu’en mars 2012. Faut-il lui demander de régulariser dès maintenant sa situation, au vu de la nouvelle réglementation ? (capacité financière de 1.800 € pour le premier véhicule et de 900 € pour le second). L’entreprise fait, en effet, valoir que la loi n’est pas rétroactive.

La loi n'est pas rétroactive et ne remet pas en cause la légalité de l'exercice de la profession, avant le 28 décembre 2011, avec un montant de 900 € de capacité financière pour le premier véhicule.

Le respect de la capacité financière peut être constaté à tous moments (application du règlement européen n° 1071/2009 du 21 octobre 2009 sur l'accès à la profession).

Dans l'attente de la transmission de la liasse fiscale correspondant au dernier exercice clos, une copie conforme de licence de transport intérieur supplémentaire peut être délivrée à l'entreprise sur la base d'un bilan intermédiaire justifiant du respect de la capacité financière en fonction des nouveaux montants.

L'entreprise doit donc disposer de 1.800 € pour le premier véhicule. Pour deux véhicules, la capacité financière exigible devient égale à 2.700 € (1.800 € + 900 €).

DÉLAI DE RÉGULARISATION DE L’EXIGENCE DE CAPACITÉ FINANCIÈRE : à quelle date les entreprises déjà inscrites devront-elles être en règle avec les nouvelles dispositions relatives à la capacité financière ?

DÉLAI DE RÉGULARISATION DE L’EXIGENCE DE CAPACITÉ FINANCIÈRE : à quelle date les entreprises déjà inscrites devront-elles être en règle avec les nouvelles dispositions relatives à la capacité financière ? A cette fin, est-il possible de procéder, lorsque cela est nécessaire, à la recapitalisation de l’entreprise sur la base des comptes au 31 décembre 2011, avant le 30 juin 2012, délai qui nous semble en phase avec les nouveaux textes ?

Les nouvelles dispositions prévues par le règlement européen et le décret n°2011-2045 du 28 décembre 2011 ne sont pas rétroactives : elles ne remettent pas en cause la "légalité" de l'exercice de la profession avant le 28/12, mais obligent à se mettre en conformité avec les nouvelles règles relatives à la capacité financière à la 1ère échéance après le 28/12/2011.

En matière de capacité financière, celle-ci peut être constatée à tous moments.

En cas d'insuffisance du montant des capitaux propres, l'entreprise concernée peut éventuellement, dans la mesure du possible, avoir recours à des garanties pour régulariser sa situation vis à vis de l'exigence de capacité financière, sachant que le montant des garanties est limité à la moitié de la capacité financière exigible.

L'entreprise peut également se voir accorder un délai maximum de 6 mois afin de démontrer qu'elle sera en mesure de satisfaire à nouveau à l'exigence de capacité financière de façon permanente dans un délai raisonnable.

En l'occurrence, l’entreprise concernée devra produire, dans un délai de 6 mois maximum à compter de la mise en demeure par le préfet de région, un dossier comprenant, a minima, un projet de résolution d'assemblée générale extraordinaire décidant d'une augmentation de capital, ainsi qu'une estimation du montant des capitaux propres résultant de cette opération de recapitalisation.

Si une entreprise décide de procéder à une recapitalisation en cas de capitaux propres insuffisants avant le 30 juin 2012, il convient qu’elle en informe la DREAL compétente dès à présent.

CAS DES SOCIÉTÉS PUBLIQUES LOCALES : lors de sa demande d’exercer la profession de transporteur routier, au moyen de quels documents (...) ?

CAS DES SOCIÉTÉS PUBLIQUES LOCALES : lors de sa demande d’exercer la profession de transporteur routier, au moyen de quels documents une société publique locale (SPL) créée pour exploiter un réseau urbain, peut justifier de sa capacité financière ? 2 - Peut elle justifier de la moitié du montant exigé et produire en complément une garantie bancaire ? Si oui, quel est le document à présenter ? 3 - Que faut il entendre par capital social libéré ?

La SPL doit produire ses statuts lors de sa demande d'exercer la profession de transporteur routier, afin de justifier de sa capacité financière.

Les statuts doivent mentionner en particulier le montant du capital social. Celui-ci doit être au minimum égal à 37 000 euros.

Les statuts doivent également mentionner le montant du capital social libéré.

En cas de projet de statuts, la société doit également produire une attestation bancaire du capital libéré bloqué sur le compte de l'entreprise en cours de formation.

La société peut justifier de la moitié du montant exigé de capacité financière en produisant en complément une garantie. Cette garantie peut être accordé par des établissements bancaires et d'assurances agrées par l'autorité de contrôle prudentiel. La liste des organismes agrées est consultable sur le site internet de l'autorité de contrôle prudentiel, à la rubrique "agréments et autorisations" :

http://www.acp.banque-france.fr/agrements-et-autorisations.html .

L'apport de garantie doit être présenté au moyen du modèle inséré dans le formulaire Cerfa n° 50666 en cours de finalisation (modèle d'attestation de garantie délivrée par un organisme habilité)

Définition du capital social libéré :

Dans certaine sociétés, comme par exemple les SARL, les SA, SAS, SNC, il est possible de ne libérer, c'est à dire de ne verser effectivement qu'une partie des apports en numéraire lors de la constitution de la société. Les modalités de libération des apports en numéraire doivent être précisés dans les statuts.

En tout état de cause, dans les SA (les SPL étant des SA), les actions en numéraire sont libérées, lors de la souscription, de la moitié au moins de leur valeur nominale. La libération du surplus intervient en une ou plusieurs fois sur décision du conseil d'administration ou du directoire selon le cas, dans un délai qui ne peut excéder 5 ans à compter de l'immatriculation de la société du RCS.

CAS DES HOLDINGS INSCRITES SANS TITRE DE TRANSPORT : une holding peut-elle présenter des capitaux propres négatifs ?

Si la holding est inscrite, c'est qu'elle a des véhicules. Si elle n'en a pas, elle n'a pas à être inscrite car elle n'est pas une entreprise de transport.

Seules les coopératives d'entreprises de transport peuvent ne pas avoir en propre de véhicules

Si malgré tout, la holding est inscrite, elle ne peut présenter des capitaux propres négatifs que pendant une année. Une holding n'est pas une société juridiquement spécifique. C'est en général une SA (ou SAS), parfois une SARL, rarement une société de personnes. Elle est donc régie par les articles du Code de Commerce qui sont applicables lorsqu'il y a perte d'au moins la moitié du capital social.

Dès lors, la holding peut présenter des capitaux propres négatifs pour une première année, mais les dirigeants doivent alors consulter les associés sur la continuation ou non de la société, par une Assemblée Générale Extraordinaire. La perte doit faire l'objet d'une publicité dans un journal d'annonces légales (le capital social est la garantie des tiers, qui doivent être informés).

Si la continuation est décidée, la société a l'obligation de reconstituer dans les deux ans le capital social au moins à hauteur de 50%.

Il y a donc lieu, dans un tel cas, de vérifier l'ensemble de la procédure (notamment en quelle année est-on par rapport à la première année de constatation de la perte d'au moins 50 % du capital).

Capacité professionnelle

LES VOIES D’ACCÈS À LA CAPACITÉ PROFESSIONNELLE : quelles sont désormais les voies d’accès pour satisfaire à l’exigence de capacité professionnelle ?

Le règlement n°1071/2009 fait de l'examen écrit et obligatoire la voie d'accès principale pour l’obtention de l’attestation de capacité professionnelle. Cet examen sanctionne l'acquisition des connaissances qui sont énumérées à son annexe I (droit civil, droit commercial, droit social, droit fiscal, gestion commerciale et financière, accès au marché, normes et exploitations techniques et sécurité routière).

Toutefois, deux possibilités existent :

  • les personnes qui sont titulaires d'un diplôme, certificat ou titre sanctionnant la connaissance de la totalité de ces matières peuvent obtenir directement l’attestation de capacité professionnelle par équivalence. La liste de ces diplômes figure dans la décision du 18 septembre 2015 http://www.bulletin-officiel.developpement-durable.gouv.fr/fiches/BO201518/met_20150018_0000_0016.pdf modifiant la décision du 9 février 2012 relative à la liste des diplômes, titres ou certificats permettant la délivrance, par équivalence, d’une attestation de capacité professionnelle permettant l’exercice de la profession de transporteur public routier (parue au BO MEDDE-METL du 2015/18 du 10 octobre 2015)
  • les personnes qui fournissent la preuve qu'elles ont géré en permanence une entreprise de transport public routier durant la période de dix ans précédant le 4 décembre 2009.
EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE EN TRANSPORT ROUTIER « LÉGER » : sur quels éléments doit-on se baser pour examiner une demande d’attestation de capacité professionnelle « transport léger » sur la base de l’expérience professionnelle de deux ans ?

L’examen d’une demande d’attestation de capacité en transport routier « léger » par la voie de l’expérience professionnelle, se fait au regard du dossier que la personne doit transmettre à la DREAL en application de l’article 16 de l’arrêté du 28 décembre 2011 relatif à la délivrance des attestations de capacité professionnelle permettant l’exercice de la profession de transporteur public routier.

Ce dossier doit notamment comprendre les pièces suivantes selon la situation de la personne dans l’entreprise :

  • pour le demandeur salarié, les photocopies des contrats de travail et des bulletins de salaire permettant de déterminer la nature des fonctions exercées durant une période de deux ans, en continu (et de manière principale pour le transport routier de personnes) ;
  • pour le demandeur non salarié, le Kbis d’une ou de plusieurs entreprises dans lesquelles il a été dirigeant durant une période de deux ans en continu ou, à défaut, tout document permettant d’établir la situation de la personne.
CAPACITÉ PROFESSIONNELLE - DISPENSE DE FORMATION / TITULAIRE BAC PRO TRV + POSSIBILITÉ PASSER EXAMEN DANS DIFFÉRENTS CENTRES : les candidats dispensés de formation (...) ?

CAPACITÉ PROFESSIONNELLE - DISPENSE DE FORMATION / TITULAIRE BAC PRO TRV + POSSIBILITÉ PASSER EXAMEN DANS DIFFÉRENTS CENTRES : les candidats dispensés de formation (actuellement inscrits au registre voyageurs en activité accessoire ou détenteurs d’un bac pro transport) peuvent-ils passer autant de fois qu’ils le souhaitent l’examen pour tenter d’obtenir l’attestation sans avoir à suivre la formation ? Peuvent-ils également passer l’examen dans différents centres ?

La formation est le pré-requis pour le passage de l'examen. Cette formation n'est toutefois pas obligatoire pour les détenteurs du Bac Pro où pour les personnes gérant des entreprises inscrites au 5§4b du décret 85-891 : il appartient aux candidats concernés de juger s'il doivent ou non suivre tout ou partie d'une formation leur permettant de réussir l'examen. S'ils décident de bénéficier de leur dispense de formation, les candidats peuvent passer l'examen sans limite, autant de fois qu'ils le souhaitent, sans formation préalable.

Mais encore une fois, pour des raisons de bon sens, un candidat qui échoue plusieurs fois à l'examen aura intérêt à suivre la formation préalable.

Les candidats peuvent passer l'examen dans le centre agréé de leur choix.

Etablissement d'une entreprise de transport

RESPECT DE LA CONDITION D’ÉTABLISSEMENT : Comment une entreprise de transport public routier démontre-t-elle qu’elle satisfait à la condition d’établissement ?

Les dispositions réglementaires relatives au respect par les entreprises de transport routier de la condition d’établissement figurent dans l'arrêté du 28 décembre 2011 modifié relatif à l'exigence d'établissement applicable aux entreprises de transport routier.

EXTERNALISATION DE L’EXIGENCE D’ÉTABLISSEMENT : une entreprise peut-elle avoir recours à une société de prestation de services pour satisfaire l’exigence d’établissement ?

L’appel à une société de prestation de service pour respecter l’exigence d’établissement est bien prévu par l’article 4 de l’arrêté du 28 décembre 2011 modifié relatif à l’exigence d’établissement applicable aux entreprises de transport routier.

CENTRE D’EXPLOITATION : qu’est-ce qu’un « centre d’exploitation » ?

Le centre d'exploitation comprend les locaux visés aux articles 2 et 3 de l'arrêté du 28 décembre 2011 relatif à l'établissement. Ces locaux constituent le centre d'exploitation visé au c de l'article 5 du règlement 1071/2009, ce c ayant donné lieu (sans reprendre le terme « centre d'exploitation ») au 3° du II de l'article 5-1 du décret de 1985 et 6 du décret de 1999.

Concrètement, la notion de "centre d'exploitation" correspond aux locaux de l'entreprise depuis lesquels son activité quotidienne est dirigée : cela peut être le siège pour le cas d'une entreprise individuelle.

Pour une entreprise plus importante, le centre d’exploitation est constitué des locaux comprenant les équipements administratifs et les équipements et installations techniques nécessaires au fonctionnement de l'entreprise, en tant qu'entité autonome (dans le cas d'un groupe composé de plusieurs entreprises).

ENTREPRISE DÉTENANT UN SEUL VÉHICULE LÉGER : quels sont les installations et moyens techniques requises pour un transporteur routier de personnes (...) ?

ENTREPRISE DÉTENANT UN SEUL VÉHICULE LÉGER : quels sont les installations et moyens techniques requises pour un transporteur routier de personnes (ou de marchandises) détenant un véhicule de moins de 9 places hors conducteur (ou un véhicule de moins de 3,5 t).

En application de l’article 4 de l’arrêté du 28 décembre 2011 relatif à l’exigence d’établissement applicable aux entreprises de transport routier les installations techniques ne sont pas exigées pour les entreprises de transport routier « léger » de personnes ou de marchandises n’utilisant qu’un seul véhicule.

Gestionnaire de transport

MISSIONS ET RESPONSABILITÉS DU GESTIONNAIRE : les missions du gestionnaire qui figurent à l’article 1er de l’arrêté du 28 décembre 2011 (...) ?

MISSIONS ET RESPONSABILITÉS DU GESTIONNAIRE : les missions du gestionnaire qui figurent à l’article 1er de l’arrêté du 28 décembre 2011 relatif aux gestionnaires de transport ne paraissent pas recouvrir la totalité des tâches assurées précédemment par l’attestataire de transport dans ses missions de direction. Quelles sont les missions qui doivent être effectivement assurées par le gestionnaire ? Quels sont les documents qui doivent être requis et exigés pour la vérification des fonctions dont il a la charge ?

Les missions du gestionnaire sont décrites au paragraphe 1 de l’article 4 et au point b du paragraphe 2 de l’article 4 du règlement (CE) n°1071/2009 sur l’accès à la profession.

Cette liste de tâches n’est pas limitative puisque le texte utilise le terme « notamment » :

  • l'organisation et la planification des activités de l'entreprise (y compris l'affectation des chargements ou des services aux conducteurs et aux véhicules) ;
  • la vérification des contrats et des documents de transport ;
  • la comptabilité de base ;
  • la gestion et l'entretien des véhicules affectés à l'activité de transport de l'entreprise ;
  • la vérification des procédures en matière de sécurité.

Cette liste s‘applique au gestionnaire qui a un lien réel avec l’entreprise ou qui lui est extérieur.

Afin de préciser les fonctions réelles du gestionnaire et les moyens dont il dispose pour les exercer les articles 1er et 4 de l’arrêté du 28 décembre 2011 relatif aux gestionnaires de transport renvoie dans le formulaire Cerfa n° 14557 à la liste des pièces, documents et attestations qui sont exigés pour pouvoir effectuer une réelle vérification du rôle du gestionnaire.

La réglementation s’applique de façon identique que le gestionnaire soit interne à l’entreprise ou externe. Les mêmes responsabilités lui sont confiées et les mêmes moyens doivent être mis à sa disposition.

STAGE D’ACTUALISATION DES CONNAISSANCES : une personne disposant d’une attestation de capacité professionnelle mais qui n’a pas exercé depuis plusieurs années peut-elle redevenir gestionnaire d’une entreprise de transport ?

La réglementation prévoit qu'une personne titulaire d'une attestation de capacité professionnelle, tant en transport de personnes qu'en transport de marchandises, qui n'a pas participé à la direction d'une entreprise de transport dans les 5 dernières années, peut être assujettie à suivre une formation agréée pour actualiser ses connaissances avant de pouvoir être désignée gestionnaire de transport.

Le contenu et les modalités d’organisation de ces stages de formation sont précisés dans la décision du 3 février 2012 relative à la liste des matières pour la formation d’actualisation des connaissances du gestionnaire de transport et dans la décision du 2 avril 2012 relative au cahier des charges relatif à l’organisation et au contenu des formations d’actualisation des connaissances du gestionnaire de transport dans les entreprises de transport routier.

Les coordonnées des centres de formation agréés sont disponibles auprès des DREAL.

GESTIONNAIRE SALARIÉ À TEMPS PARTIEL : une personne peut-elle être gestionnaire salariée à temps partiel dans une entreprise de transport, et le cas échéant être en outre gestionnaire salariée à temps partiel dans une entreprise de transport (...) ?

GESTIONNAIRE SALARIÉ À TEMPS PARTIEL : une personne peut-elle être gestionnaire salariée à temps partiel dans une entreprise de transport, et le cas échéant être en outre également gestionnaire salariée à temps partiel dans une entreprise de transport, voire salariée à temps partiel dans une entreprise dont l’activité principale n’est pas le transport ?

L'article 2 de l'arrêté du 28 décembre 2011 relatif aux gestionnaires de transport n'a prévu le recours à la présence du gestionnaire à temps partiel que dans les entreprises individuelles à caractère familial, lorsque le chef d'entreprise n'assure pas lui même ces fonctions.

Dans les autres cas, le recours à un salarié à temps partiel dans une entreprise de transport n'est pas prévu, sous réserve de l’application du droit du travail au salarié, et sous réserve dans ce cas que la personne démontre qu’elle peut diriger effectivement et en permanence les activités de transport de l’entreprise. Il appartient au service de l’État de valider les déclarations de cette personne, puis de vérifier ultérieurement leur réalité.

GESTIONNAIRE SALARIÉ DANS UNE ENTREPRISE DE TRANSPORT ET PRESTATAIRE DANS UNE AUTRE ENTREPRISE DE TRANSPORT : une personne pourra-t-elle être à la fois gestionnaire de l’entreprise qui l’emploie et gestionnaire d’une autre entreprise (...) ?

GESTIONNAIRE SALARIÉ DANS UNE ENTREPRISE DE TRANSPORT ET PRESTATAIRE DANS UNE AUTRE ENTREPRISE DE TRANSPORT : une personne pourra-t-elle être à la fois gestionnaire de l’entreprise qui l’emploie et gestionnaire d’une autre entreprise avec laquelle elle aurait conclu, à titre individuel, un contrat lui permettant d’être son gestionnaire ?

Non.

Pour des raisons visant à prévenir d'éventuels conflits d'intérêt, une personne ne pourra pas être gestionnaire de deux entreprises distinctes en étant salarié pour l’une et prestataire de services pour l’autre.

GESTIONNAIRE AYANT UN STATUT DE GÉRANT MAJORITAIRE DANS PLUSIEURS ENTREPRISES : un gérant majoritaire dans 2 entreprises indépendantes peut-il être gestionnaire dans ces deux mêmes entreprises ?

Les deux sociétés sont indépendantes et n'ont pas de lien juridique entre elles. La personne qui assurerait les fonctions de gestionnaire appartient dans les deux sociétés à un collège de gérance majoritaire. Il n'est donc pas tenu par un contrat de travail et peut donc organiser son temps entre les deux sociétés. Il doit toutefois percevoir une rémunération en cohérence avec ses fonctions.

GESTIONNAIRE AYANT UN STATUT DE GÉRANT MINORITAIRE DANS PLUSIEURS ENTREPRISES : un gérant minoritaire dans 2 entreprises indépendantes peut-il être gestionnaire dans ces deux mêmes entreprises ?

La situation d'un gestionnaire appartenant à un collège de gérance minoritaire ne lui donne pas les mêmes pouvoirs que s'il était gérant majoritaire.

Il devrait être salarié pour exercer les fonctions de gestionnaire. La situation revient à celle exposée pour le gestionnaire salarié à temps partiel.

GESTIONNAIRE DANS UNE ENTREPRISE FAMILIALE : le a) du I de l’article 2 de l’arrêté du 28 décembre 2011 relatif aux gestionnaires de transport permet, dans le cas de l’entreprise individuelle ayant un caractère familial, au gestionnaire (...) ?

GESTIONNAIRE DANS UNE ENTREPRISE FAMILIALE : le a) du I de l’article 2 de l’arrêté du 28 décembre 2011 relatif aux gestionnaires de transport permet, dans le cas de l’entreprise individuelle ayant un caractère familial, au gestionnaire, dès lors qu’il a un lien de parenté proche, avec le chef d’entreprise d’exercer ses fonctions à temps partiel au sein de l’entreprise Quel est le statut du gestionnaire au sein de l’entreprise ?

La possibilité offerte par l’arrêté du 28 décembre 2011 est limitée aux entreprises familiales qui ne sont pas sous forme de société et dont le parc de véhicules est réduit (5 véhicules).

Cela permet d’adapter aux entreprises le point b du §I de l’article 4 du règlement qui prévoit que lorsque l’entreprise est une personne physique, le gestionnaire de transport doit être cette personne.

Les autres membres d’une même famille sont constitués par les parents en ligne directe (enfants, parents, grands parents), les frères et sœur, conjoints, et personnes liées par un PACS.

Afin de prendre en compte des entreprises qui ne sont pas des personnes physiques, cette possiblité a été étendue aux EURL, SARL et SASU (CF circulaire « paquet routier », fiche VII sur le gestionnaire).

Les autres membres de la famille peuvent exercer leurs fonctions en étant salariés.

GESTIONNAIRE « EXTÉRIEUR » PRESTATAIRE DE SERVICES : 5 questions

GESTIONNAIRE « EXTÉRIEUR » PRESTATAIRE DE SERVICES : 1) Lorsque le gestionnaire extérieur est une personne hébergée par une entreprise de portage salarial, quelle est la nature du contrat conclu entre l’entreprise et le gestionnaire extérieur ? 2) Le gestionnaire extérieur doit-il être un auto-entrepreneur, une entreprise individuelle ou une société ou est-il le salarié de l’entreprise de portage salarial ? 3) A qui s’applique la limite de 2 entreprises et 20 véhicules : à l’individu, gestionnaire de transport, ou à son entreprise de portage salarial ? 4) une entreprise qui vend la prestation de gestionnaire extérieur peut-elle comprendre un nombre non limité de gestionnaire de transport ? 5) Quelle réglementation s’applique à l’entreprise prestataire de service ?

  1. Le gestionnaire de transport « extérieur » prestataire de services peut être un auto-entrepreneur, un entrepreneur individuel, une société ou un salarié dans une entreprise de portage, laquelle passe le contrat de prestation de service avec l’entreprise de transport routier.
  2. Le contrat conclu entre l'entreprise de transport et l'entreprise prestataire de services est de nature commerciale. Le gestionnaire de transport qui est salarié de l'entreprise prestataire de services n'est ni auto-entrepreneur, ni entreprise individuelle, ni société.
  3. La limite de 2 entreprises et 20 véhicules s’applique à la personne physique, gestionnaire de transport et non à l'entreprise prestataire de services, qu'elle soit ou non entreprise de portage. Cette entreprise peut avoir dans ses effectifs un nombre qui n’est pas limité de gestionnaires de transport.
  4. Une entreprise de prestation de service n'a pas à être inscrite au registre des transporteurs. Seules les personnes de cette entreprise, associées ou salariées, qui exercent des fonctions de gestionnaire de transport au titre de la prestation de services, doivent être titulaires de la capacité professionnelle.
  5. La réglementation qui s’applique au prestataire de services est la réglementation commerciale de droit commun.
GESTIONNAIRE « EXTÉRIEUR » PRESTATAIRE DE SERVICE ÉLOIGNÉ : un salarié dans une entreprise hors secteur du transport a un emploi du temps (...) ?

GESTIONNAIRE « EXTÉRIEUR » PRESTATAIRE DE SERVICE ÉLOIGNÉ : un salarié dans une entreprise hors secteur du transport a un emploi du temps qui lui permet d’être physiquement présent dans une entreprise de transport 5 jours par mois et de suivre l’activité quotidiennement par échanges informatiques. Peut-il y être le gestionnaire de transport alors que l’entreprise de transport n’est pas située dans sa région ?

Dans ce cas, le salarié de l’entreprise hors secteur du transport intervient en qualité de gestionnaire dans le cadre d’un contrat de prestation de services passé entre cette entreprise et l’entreprise de transport routier.

Le contrat de prestation de services doit préciser de façon détaillée la description, la quantification et la valorisation en temps passé des missions confiées, afin de s’assurer du caractère permanent et effectif de la fonction de gestionnaire assurée par la personne physique désignée pour le compte de l’entreprise de transport routier.

L’article 4 de l'arrêté du 28 décembre 2011 relatif aux gestionnaires de transport prévoit également que chaque entreprise fournit les éléments relatifs à son organisation et permettant de vérifier que le gestionnaire de transport possède les moyens d'intervenir à tout moment et d'assurer réellement et en permanence ses missions malgré son éventuel éloignement.

Si l’ensemble des conditions sont bien remplies, la demande est recevable.

GESTIONNAIRE « EXTÉRIEUR » PRESTATAIRE DE SERVICE ÉLOIGNÉ : peut-on accepter qu’une entreprise de transport ait recours à un gestionnaire "prestataire de service" retraité et auto-entrepreneur, dont le contrat de prestation de service prévoit (...) ?

GESTIONNAIRE « EXTÉRIEUR » PRESTATAIRE DE SERVICE ÉLOIGNÉ : peut-on accepter qu’une entreprise de transport ait recours à un gestionnaire "prestataire de service" retraité et auto-entrepreneur, dont le contrat de prestation de service prévoit un temps partiel pour une rémunération de 1000 euros /mois ?

L'auto-entrepreneur est accepté. Il convient de vérifier si le contrat qui le lie à l'entreprise de transport lui permet d'assurer pleinement la direction permanente et effective de l'activité de transport de l'entreprise (voir l'article 4 de l'arrêté "gestionnaire" du 28 décembre 2011 modifié qui détaille ce point : cet article permet de refuser les "hommes de paille").

GESTIONNAIRE DANS UN GROUPE D’ENTREPRISES DE TRANSPORT ROUTIER : qui peut être gestionnaire de transport dans un groupe d’entreprises de transport ?

L'idéal est qu'il existe un gestionnaire dans chacune des filiales, et le cas échéant dans la maison mère si celle-ci réalise du transport routier.

Toutefois, cette organisation peut se révéler difficile à mettre en place ou coûteuse pour l'entreprise. Aussi, la nouvelle réglementation prévoit-elle qu'un gestionnaire salarié du groupe puisse gérer une ou plusieurs filiales au sein du même groupe.

GESTIONNAIRE DANS UN GROUPE D’ENTREPRISES DE TRANSPORT ROUTIER : un groupe d’entreprises de transport a à sa tête une holding ; le même gestionnaire de transport exerce ses fonctions dans les filiales. La holding doit-elle être inscrite (...) ?

Non, sauf si cette holding exerce une activité de transport public routier.

GESTIONNAIRE DANS UNE COOPÉRATIVE : comment considérer le cas d’un gestionnaire d’une EURL transport, créée par une coopérative, gérant non associé mais rémunéré par la coopérative ?

Si on considère que la coopérative détient l'ensemble des parts de l'EURL, il faut alors lui appliquer le raisonnement que l'on utilise pour les groupes d'entreprises.

Le gestionnaire de la maison mère (soit la coopérative) peut-être également celui de l'entreprise filiale (soit l'EURL).

GESTIONNAIRE DANS UNE COOPÉRATIVE (SUITE) : une personne titulaire de la capacité professionnelle, salariée à temps complet d’une coopérative non dotée d’une activité transport peut-elle être gestionnaire d’une filiale de la coopérative (EURL) ... ?

GESTIONNAIRE DANS UNE COOPÉRATIVE (SUITE) : une personne titulaire de la capacité professionnelle, salariée à temps complet d’une coopérative non dotée d’une activité transport peut-elle être gestionnaire d’une filiale de la coopérative (EURL) alors qu’elle n’en détient aucune part ?

Il convient d'appliquer jusqu'au bout l'assimilation de la coopérative au cas des groupes :

  • la maison mère dans les groupes n'est pas nécessairement une entreprise de transport, ni inscrite au registre (cas de la holding).
  • ici la salariée à temps complet n'intervient pas comme gérante, mais seulement comme salariée de la maison mère laquelle détient les parts de l'EURL.

En conclusion cette personne peut être gestionnaire sans être l’associé unique de l’entreprise EUR

GESTIONNAIRE DANS UNE RÉGIE (TRANSPORT ROUTIER DE PERSONNES) : une régie peut-elle avoir un gestionnaire, élu dans la collectivité portant la régie ?

Un élu local de la collectivité portant la régie ne peut être gestionnaire de cette régie :

Code général des collectivités territoriales :

Article R. 2221-11 :

Les fonctions de directeur sont incompatibles avec un mandat de sénateur, député, représentant au Parlement européen. Elles sont également incompatibles avec un mandat de conseiller à l'Assemblée de Corse, conseiller régional, conseiller général, conseiller municipal, conseiller de Paris ou conseiller d'arrondissement détenu dans la ou les collectivités intéressées ou dans une circonscription incluant cette ou ces collectivités.

Les fonctions de directeur sont incompatibles avec celles de membre du conseil d'administration ou du conseil d'exploitation de la régie.

Le directeur ne peut prendre ou conserver aucun intérêt dans des entreprises en rapport avec la régie, occuper aucune fonction dans ces entreprises, ni assurer des prestations pour leur compte.

En cas d'infraction à ces interdictions, le directeur est démis de ses fonctions soit par le maire, soit par le préfet. Il est immédiatement remplacé.

À noter qu'un maire demeure conseiller municipal après son élection, tout comme un Président de Conseil régional ou général demeure également conseiller régional ou général.

En conséquence cet article vise tous les élus locaux.

CO-GÉRANCE Dans une co-gérance, les parts des personnes qui ont contracté un PACS peuvent-elles s’additionner comme pour un couple marié sous le régime de la communauté ?

Il convient de se référer au 11° de l'article L311-3 du code de la sécurité sociale qui précise que la prise en compte des parts détenues par un partenaire lié par un PACS permet de déterminer le caractère majoritaire ou minoritaire de la gérance. Il n'y a pas de différence selon la date à laquelle le PACS a été conclu (avant ou après le 1er janvier 2007)

ABSENCE DE GESTIONNAIRE : quel est le délai de régularisation en cas de départ du gestionnaire de transport de l’entreprise ?

Ni l'article 13 du règlement (CE) n° 1071/2009 du 21 octobre 2009 relatif à l'accès à la profession, ni la réglementation française ne prévoient de délai en cas de départ de l'entreprise du gestionnaire de transport. En effet, la condition de capacité professionnelle doit être assurée à tout moment par l’entreprise.

Cependant, il peut être accepté dans le cas présent un délai de six mois pour que l'entreprise régularise sa situation.

ABSENCE DE GESTIONNAIRE : quel est le délai de régularisation de l’entreprise en cas de décès ou d’incapacité physique du gestionnaire de transport ?

Le règlement n° 1071/2009 précise que le délai durant lequel l'entreprise doit procéder au remplacement du gestionnaire décédé ou incapable physiquement est de six mois prorogeable de trois mois, soit neuf mois au total.

ABSENCE DE GESTIONNAIRE : un responsable légal d’une entreprise de transport public routier peut-il pallier, en tant que gestionnaire, le départ de l’entreprise de son ancien gestionnaire.

Pour que le responsable légal d’une entreprise dont le gestionnaire a quitté ses fonctions puisse à son tour devenir gestionnaire et se voir délivrer l’attestation de capacité professionnelle, il lui reviendra de justifier qu’il satisfait aux critères généraux en vigueur selon la voie d’accès envisagée : réussite à l’examen, ou équivalence directe par voie de diplôme, titre, ou certificat, ou expérience professionnelle.

Particularités du transport routier de marchandises

Une entreprise de transport public routier de marchandises utilisant uniquement des cycles à pédalage assisté a-t-elle l’obligation de s’inscrire au registre des entreprises de transport ?

Le cycle à pédalage assisté est défini au point 6.11 de l’article R.311-1 du code de la route. Ce véhicule n’est pas considéré comme un véhicule motorisé.

La réglementation du transport routier ne s’appliquant qu’aux entreprises utilisant des véhicules motorisés, une entreprise qui n’utilise que des cycles à pédalage assisté n’est pas inscrite au registre des entreprises de transport.

TITRES ADMINISTRATIFS : quels sont les titres administratifs de transport qui doivent être à bord des véhicules d’un poids maximal autorisé (PMA) compris entre 3,5 tonnes et 6 tonnes pour le transport routier de marchandises ?

Le règlement 1072/2009 relatif à l'accès au marché du transport international de marchandises fait de la licence communautaire et de ses copies conformes le titre qui doit être utilisé pour tous les véhicules dont le PMA est supérieur à 3,5 t.

En conséquence, les entreprises qui disposent actuellement pour ces véhicules de copies de licence de transport intérieur se verront remettre prochainement par les DREAL les copies conformes de licence communautaire.

Examen d’attestation de capacité en "transport lourd"

L’examen est annuel et la date retenue est le 1er mercredi du mois d’octobre de l’année en cours : l’examen se déroulera le mercredi 2 octobre 2019 et la clôture des inscriptions sera le vendredi 2 août 2019.

Les dossiers d’inscription sont disponibles au service transport de chaque DREAL (direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement). L’examen, d’une durée de quatre heures, se compose d’un questionnaire à choix multiples, d’une épreuve portant sur la gestion et l’exploitation de l’entreprise.

Statistiques :

Sièges des jurys d’examen pour le transport routier :

  • 7 centres en métropole : Paris, Metz, Toulouse, Lille, Nantes, Marseille, Lyon,
  • 3 centres en outre mer : Basse-terre, Fort-de-France, Cayenne

Sièges des jurys d’examen pour les commissionnaires de transport :

      7 centres en métropole : Paris, Metz, Toulouse, Lille, Nantes, Marseille, Lyon,

 

Liste des sièges des jurys d’examen pour :

Formation et Examen d’attestation de capacité en "transport léger"

L'attestation de capacité professionnelle en transport routier léger

En transport routier de marchandises, les entreprises concernées sont celles qui utilisent exclusivement des véhicules ne dépassant pas un poids maximal autorisé de 3,5 tonnes, et l’attestation délivrée s’intitule « Attestation de capacité professionnelle en transport routier léger de marchandises ».

Modalités d’obtention de l’attestation de capacité professionnelle

En transport routier léger de marchandises, le justificatif de capacité professionnelle jusqu’au 30 juin 2012, puis l’attestation de capacité professionnelle à compter du 1er juillet 2012, peuvent être obtenus par les 3 voies suivantes :

  1. suivi d’une formation et réussite à un examen dans un centre de formation agréé, organisateur d’examen ;
  2. expérience professionnelle dans la direction continue d’une entreprise de transport public routier de marchandises durant 2 années, sous réserve que le demandeur n’ait pas cessé cette activité depuis plus de 10 ans ;
  3. équivalence de diplôme pour les titulaires du baccalauréat professionnel « Exploitation des transports » et du baccalauréat professionnel « Transport ».

Les dossiers de demande d’attestation de capacité professionnelle doivent être déposés selon le formulaire CERFA n° 11414 (nouvelle version en cours de publication), auprès de la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL), de la direction régionale et interdépartementale de l’équipement et de l’aménagement d’Ile-de-France (DRIEA), ou de la direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL) de la collectivité territoriale d’outre-mer territorialement compétente.

La DREAL, la DRIEA, ou la DEAL territorialement compétente peut être celle correspondant au domicile de la personne, ou celle correspondant à l’entreprise où elle exerce pour les non-résidents, ou le cas échéant celle correspondant au lieu où la personne suit ses études.

Les principales références réglementaires se rapportant à l’obtention de cette nouvelle attestation de capacité professionnelle en transport routier de léger de personnes ou de marchandises sont les suivantes :

Modalités de suivi de la formation et de passage de l’examen

Les candidats à la formation et à l’examen sont libres dans leur choix du centre de formation agréé, organisateur d’examen, sachant que chaque centre est autonome dans les modalités d’organisation et de planification des formations et examens.

La liste des centres agréés de formation, organisateur d’examen, dans une région considérée, peut être obtenue auprès de la DREAL, DRIEA ou DEAL territorialement compétente.

En transport routier léger de personnes, la formation a une durée de 140 heures comprenant un examen final de 4 heures. En transport routier léger de marchandises, la formation a une durée de 105 heures comprenant un examen final de 3 heures. Les formations et les examens portent sur l’ensemble des matières énoncées dans les référentiels de connaissances mentionnés aux chapitres I à IV de l’annexe de la décision du 2 avril précitée.

L’examen de fin de formation comporte des questions à choix multiples (QCM) et des questions rédigées. Le contenu détaillé (référentiel) de cet examen formation figure aux chapitres IV et V de l’annexe de la décision du 2 avril 2012 précitée.

Le candidat qui a échoué à l’examen peut le repasser 2 fois dans un centre de formation de son choix, organisateur d’examen, dans un délai de 2 ans à compter de l’achèvement de la formation, sans être obligé de suivre à nouveau cette formation. En cas de 3ème échec à l’examen, le candidat souhaitant s’y présenter à nouveau doit préalablement suivre une nouvelle fois cette formation.

En cas de 1er échec à l’examen, le candidat reçoit du centre de formation, organisateur de cet examen, une attestation de suivi de la formation obligatoire mentionnant ce centre et la date de l’examen. L’attestation est remise par le candidat lors de toute nouvelle demande de sa part d’inscription à l’examen. En cas de 2ème ou de 3ème échec à l’examen, cette attestation est complétée du lieu et de la date respectivement du 2ème ou du 3ème examen.

Le modèle d’attestation de suivi de la formation figure au chapitre VII de l’annexe de la décision du 2 avril 2012 précitée.

Exemples de sujets partiels d’examen

Les exemples de sujets partiels d’examen cités au chapitre VI de l’annexe de la décision précitée sont les suivants :

Modalités d’agrément des centres de formation, organisateurs d’examen

Les dispositifs de formations et examens en transport routier léger de personnes ou de marchandises sont mis en place par des organismes agréés par les services compétents de l’Etat dans les Régions.

L’agrément est ainsi délivré par la DREAL, la DRIEA, ou la DEAL territorialement compétente, au vu d’un dossier de demande déposé par l’organisme candidat pour être centre de formation, organisateur d’examen, en référence au cahier des charges figurant au chapitre I de l’annexe de la décision du 2 avril 2012 précitée.

Obtention d’une attestation de capacité par équivalence de diplôme ou titre

Obtention d’une attestation de capacité en transport "lourd" par équivalence de diplôme ou titre

Les personnes qui sont titulaires d’un diplôme, certificat ou titre sanctionnant la connaissance de la totalité de ces matières peuvent obtenir directement l’attestation de capacité professionnelle par équivalence. La liste de ces diplômes figure dans la décision du 18 juillet 2016 relative à la liste des diplômes, titres ou certificats permettant la délivrance, par équivalence, d’une attestation de capacité professionnelle permettant l’exercice de la profession de transporteur public routier (parue au BO MLETR N°2016/14 du 10 août 2016)

Généralités sur l'exercice de la profession

La réglementation en matière de transport routier de marchandises s’inscrit dans le cadre de la politique de libéralisation des trafics de marchandises inscrite à l’article 75 du traité instituant la communauté économique européenne.

En France, ses fondements législatifs figurent aux articles L3411-1 à L3441-6  du code des transports.

La libéralisation de l’accès au marché s’est accompagnée par la mise en placet d’outils de régulation visant à faire respecter par la profession l’ensemble des réglementations économiques et sociales en vue d’assurer une meilleure compétitivité du transport routier français face à la concurrence qui s’exerce désormais au sein de l’Espace Économique Européen.

La réglementation des transports routiers de marchandises s’applique à toutes les entreprises de transport routier pour compte d’autrui, y compris les entreprises de transport léger qui exercent leur activité à l’aide de véhicules d’un poids maximum autorisé n’excédant pas 3,5 tonnes, dès lors qu’ils sont motorisés.

Les entreprises utilisant des véhicules motorisés de moins de quatre roues sont ainsi dans le champ de la réglementation des transports, de même que les entreprises de course, de messagerie et de transport de petits colis ainsi que certaines entreprises de déménagement utilisant des camionnettes.

Les entreprises doivent être inscrites au registre des transporteurs et des loueurs. La gestion des dossiers d’inscription au registre incombe à la DRIEA d’Ile de France (direction régionale et interdépartementale de l’équipement et de l’aménagement), aux DREAL (direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), ou aux DEAL d’outre-mer (direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement) concernée.

Réglementation de l'exercice de la profession de transporteur de marchandises

Généralités

Transport intérieur

Textes de nature économique

Contrats-types (Liste des )

Annexes au code des transports

Fiches pratiques