« Il n’y a pas de plan B parce qu’il n’y a pas de planète B » (Emmanuel Macron)

Le Vendredi 2 juin 2017

Crédits : A. Bouquet/Ministère
Le président de la République Emmanuel Macron a regretté jeudi 1er juin, la décision du président Donald Trump de retirer les États-Unis de l’Accord de Paris, et a annoncé que la France serait plus déterminée et ambitieuse encore pour l’avenir. Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire a assuré que la France reprendrait le leadership climatique.

Le changement climatique : « l’un des grands défis de notre temps »

Le président de la République s’est exprimé jeudi 1er juin en direct de l’Élysée immédiatement après la déclaration du président Trump. Il a pris note de cette décision tout en la regrettant, en soulignant que le changement climatique est « l’un des grands défis de notre temps. Ce qui paraissait encore pouvoir être discuté il a y quelques années s’impose désormais à nous tous avec une grande évidence ».

Le président a également rappelé avec force que : « la vocation de la France est de mener ces combats qui impliquent l’Humanité tout entière. C’est pourquoi la France s’est placée à l’avant-garde de la lutte contre le changement climatique. Elle s’est engagée résolument dans toutes les négociations internationales. En décembre 2015, la France a réussi ce tour de force de faire signer 195 pays, de leur faire signer un engagement commun, l’Accord de Paris pour le climat. »

« La France ce soir appelle l’ensemble des pays signataires à demeurer dans le cadre de l’Accord de Paris, à rester à la hauteur des responsabilités qui sont les nôtres et à ne rien céder. » a-t-il souligné.

Il a réaffirmé clairement que sur le climat il n'y avait pas de plan B parce qu’il n’y a pas de planète B.

Des initiatives à venir

Le président a assuré que la France « jouera son rôle dans le monde. (…) Je me suis entretenu, il y a quelques instants, avec la Chancelière d’Allemagne, nous prendrons ensemble, dans les prochains jours, des initiatives fortes allant en ce sens. Samedi, je verrai le Premier ministre indien à Paris et m’entretiendrai sur ce sujet avec lui. Dans les prochains jours, je parlerai aux principaux décideurs pour m’assurer de leur engagement. »

« On ne remettra pas à plat l’Accord de Paris »

Le ministre d’État Nicolas Hulot a de son côté réaffirmé, comme l’avait précisé le président de la République, que l’Accord de Paris ne serait pas renégocié. S’il a exprimé sa profonde tristesse, il a aussi montré sa détermination en soulignant : « l’accord de Paris est une dynamique irréversible, nous en avons des preuves chaque jour : le prix des énergies renouvelables baisse, partout sur la planète, les villes, les régions et les citoyens passent à l’action.

Le ministre d’État s’est associé à la déclaration des ministres de la coalition pour l’ambition au côté de nombreux pays européens, mais aussi des petits états insulaires particulièrement menacés par le changement climatique.

Il a par ailleurs souligné que la France allait reprendre la main, que des initiatives allaient être lancées, en Europe et en Afrique, et qu’il ferait des propositions au Président dans ce sens.

Il a enfin expliqué que la décision du président Trump pouvait avoir un effet de mobilisation et assuré que la France reprendrait le leadership climatique.