Les algues sargasses

Le Vendredi 8 février 2019
Les sargasses s’échouent épisodiquement de façon plus ou moins massive sur les côtes des Antilles et de la Guyane. Ces échouages perturbent fortement les activités de la population et présentent, au-delà d’un certain seuil, un risque sanitaire. Le gouvernement, après avoir rencontré élus et riverains, a lancé une série de mesures pour faire face à cette situation exceptionnelle.

Le plan national de prévention et de lutte contre les sargasses

Le plan national de prévention et de lutte contre les sargasses définit l’organisation des moyens à engager et des actions à mener dans les zones affectées par les échouages. Il vise à améliorer le rôle des parties prenantes en fonction de leur compétence et de leur levier d’action.

Le plan national de prévention et de lutte contre les sargasses vise à mieux répondre à l’urgence et à consolider la capacité collective d’intervention en gestion courante en dégageant des pistes d’amélioration et de développement.

Il indique aussi des pistes de recherche, au niveau national et international, afin d’avancer sur la connaissance de l’origine et des causes de ce phénomène d’échouage d’algues sargasses ainsi que sur les moyens de limiter, voire d’éradiquer leur développement.

La recherche fondamentale sur les sargasses

Le ministère a initié des actions de recherche qui ont permis d’analyser des échantillons prélevés au cours de deux campagnes océanographiques. L’analyse génétique de ces échantillons a montré que les radeaux ou des bancs de sargasses sont constitués de trois types de sargasses distinctes, qui ne correspondent  à aucune description de la littérature, et doivent être étudiés plus précisément. Par ailleurs, les images satellites ont permis d’observer que les sargasses localisées principalement au large du Brésil et des îles des Caraïbes en été, étaient situées à l'automne près de la côte africaine.

Dans le cadre du plan national de prévention et de lutte contre les sargasses, l’agence nationale de la recherche (ANR) coordonne un appel à projets associant l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), les collectivités territoriales concernées (Guadeloupe, Martinique, Guyane) et d’autres pays limitrophes (Brésil, Mexique…). Ce programme de recherche comporte quatre volets : recherche des causes de la prolifération ; valorisation des algues ; prévision des échouages ; développement de matériel de collecte et traitement.

Le ministère, associé au suivi de ces recherches, a lancé des travaux complémentaires de recherche. Pour améliorer la surveillance, la détection et la prévision des échouages de bancs de sargasses la ministère a établi une convention avec Météo-France lui confiant la coordination et la préfiguration d’un dispositif opérationnel de prévision des échouages.