Aviation et changement climatique

Le Lundi 17 octobre 2016
Si l’aviation ne contribue qu’à hauteur de 2% des émissions de CO2 à l’échelle mondiale, cette proportion a vocation à s’accroître si rien n’est fait pour la limiter. Elle pourrait atteindre 3% à l’horizon 2050 selon les estimations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). C’est dans ce contexte que le secteur aérien s’est engagé dès 2009 sur des objectifs chiffrés, à court, moyen et long terme pour réduire ses émissions. L’aviation a ainsi été le premier secteur à formaliser un plan d’actions à long terme pour traiter les questions d’impact sur le changement climatique.

C’est même toute une stratégie qui est mise en œuvre au service d’un objectif : stabiliser les émissions de CO2 au niveau qu’elles atteindront en 2020.
C’est ce que l’on appelle l’objectif de « croissance neutre en carbone 2020 ».

Un panier de mesures

Pour limiter l’impact de l’aviation sur le changement climatique, l’OACI a développé un concept : le panier de mesures.

En effet, l’objectif de stabilisation des émissions ne peut être atteint qu’en actionnant plusieurs leviers : l’amélioration de la performance environnementale des avions, des procédures opérationnelles conduisant à réduire la consommation de carburant, le développement des biocarburants aéronautiques et les mesures économiques.

La brochure Aviation & changement climatique fait le point sur l’engagement de l’aviation.

Naissance d’un mécanisme mondial

Le 6 octobre 2016, après 3 ans de négociation, l’assemblée de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) a adopté une résolution en vue de la mise en œuvre à partir de 2020 d’un mécanisme mondial de compensation des émissions de CO2 de l’aviation internationale. L’aviation est le premier secteur à se doter d’un tel dispositif.

Quelques chiffres sur l'aviation

2%

Part du transport aérien dans les émissions mondiales de CO2