Balisage maritime et phares

Le Mardi 26 septembre 2017
Alors que près de 90 % du trafic de mondial est effectué par voie maritime, la France possède plus de 10 000 km de côtes.

Elle voit les 2/3 des 50 000 navires de commerce en circulation dans le monde, emprunter le détroit du Pas-de-Calais.

Il s’agit également d’assurer la sécurité de plus de 3500 navires de pêche français et de plus de 4 millions de plaisanciers et pratiquants des loisirs nautiques.

En tant qu’État côtier, la France est garante de la sécurité de la navigation maritime et de la protection d’un environnement naturel exceptionnel par sa richesse et sa variété.

6 106 ouvrages, physiquement matérialisés ou de type radioélectroniques permettent de faciliter la circulation maritime à l’écart des dangers, et d’identifier les routes les plus importantes. Ces ouvrages complètent les instruments de navigation des navires, pallient l’excès de confiance parfois montré envers les nouvelles technologies, et permettent de répondre à la diversité des besoins d’usagers qui s’échelonnent du grand paquebot de croisière au pratiquant des loisirs nautiques.

Ces ouvrages, du grand phare d’atterrissage aux espars et amers terrestres locaux, sont de la responsabilité des services des phares et balises dans les directions interrégionales de la mer (DIRM) et, outre-mer, les directions de la mer (DM), avec le soutien de l’Armement des Phares Balises qui opère 38 navires.

La France déploie 134 phares, le plus souvent emblématiques. Si leur intérêt strictement nautique a évolué avec les technologies, les phares, en tant que points hauts avancés en mer contribuent à des fonctions essentielles à la sécurité en mer (déploiement de moyens radios des CROSS) et peuvent être les supports de nouvelles technologies émergentes : télécontrôle des autres aides à la navigation, supports de systèmes variés d’acquisitions de données.

Au delà de cet atout renouvelé, les phares représentent surtout une richesse patrimoniale unique et les marqueurs des paysages littoraux. En partenariat avec le ministère de la culture, le conservatoire du littoral, les collectivités et les associations, la direction des affaires maritimes a conduit une politique de valorisation culturelle et touristique.

[Infographie] Aider à la navigation en mer

[Infographie] Aider à la navigation en mer

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Aider à la navigation en mer

750 agents des directions interrégionales de la mer (métropole), des directions de la mer (outre-mer) et de l’Armement des phares et balises installent et entretiennent la signalisation maritime le long des côtes métropolitaines et ultramarines.

  • La signalisation maritime, à quoi ça sert ?
    • Baliser les grandes routes maritimes et les chenaux d’accès aux ports
    • Marquer les dangers
    • Assurer une cohabitation apaisée des usages de la mer
  • Les aides à la navigation en chiffres
    • 6 112 aides à la navigation le long des côtes métropolitaines et ultramarines : bouées, phares, feux, tourelles, balises, espars et amers.
      • 3 250 aides actives (lumineuses)
      • 618 aides à la navigation télésurveillées afin de vérifier en permanence leur état de fonctionnement
    • Parmi les 3250 aides actives :
      • 135 phares à terre ou en mer
        • Cordouan, 1611 (Gironde) : le plus ancien en activité au monde
        • Saint-Gervais, 1978 (Fos-sur-Mer, Bouches-du-Rhône) : le plus récent
      • 1512 feux
        • feu de la jetée de Saint-Vaast-la-Hougue, 1865 (Manche) : dessiné par Gustave Eiffel
        • feu de Kerpalud, 2009 (Paimpol, Côtes-d'Armor) : fabriqué en aluminium
    • 7300 interventions terrestres ou maritimes de maintenance en 2017 pour s’assurer de la disponibilité de ces aides.

Données 2017 / Source : ministère de la Transition écologique et solidaire

En savoir plus sur les directions interrégionales de la mer (DIRM)

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