Brune Poirson a signé aujourd’hui le Contrat de transition écologique (CTE) pour la communauté d’Agglomération Ventoux Comtat Venaissin

Le Lundi 27 janvier 2020
Brune Poirson, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, s’est déplacée aujourd’hui dans le Vaucluse (Provence-Alpes-Côte d'Azur) pour signer le Contrat de transition écologique de la communauté d’Agglomération Ventoux Comtat Venaissin.

Brune Poirson, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, s’est déplacée aujourd’hui dans le Vaucluse (Provence-Alpes-Côte d'Azur) pour signer le Contrat de transition écologique de la communauté d’Agglomération Ventoux Comtat Venaissin.

Ce Contrat de transition écologique (CTE) s’articule autour de 11 actions, qui représentent un investissement de 2 millions d’euros, et qui ont comme objectifs : l’évolution vers de nouvelles formes de mobilités, l’adaptation à une agriculture plus durable et la construction d’une économie circulaire locale.

« Construit main dans la main avec les différents acteurs du territoire, ce Contrat de transition écologique marque une nouvelle dynamique pour cette région qui m’est chère. Ce dispositif a pour vocation de faire évoluer le cadre de vie des habitants du Vaucluse pour assurer leur bien-être au quotidien en favorisant une économie circulaire locale mais aussi en adaptant l’agriculture aux changements climatiques » a déclaré aujourd’hui Brune Poirson lors de son déplacement.
Brune Poirson

Le CTE du Territoire de la communauté d’Agglomération Ventoux Comtat Venaissin a en effet pour objectif d’anticiper, d’innover et d’accompagner les changements de demain pour que le territoire du Vaucluse puisse s’adapter aux changements climatiques et maintenir un cadre de vie de qualité pour l’ensemble de ses habitants.
Le dispositif prévoit plus de 2 millions d’euros d’investissements en faveur de la transition écologique à travers une série de 11 actions concrètes, notamment dans le secteur agricole avec la protection des vignes contre le mildiou (une maladie qui atteint les plantes du fait d’un champignon pathogène), la mutualisation des ressources entre les entreprises, ou encore l’élaboration d’une stratégie pour le développement des vélos.

Deux exemples d’actions du CTE de la communauté d’Agglomération Ventoux Comtat Venaissin :

  • La mise en place de démarches de mutualisation entre entreprises pour favoriser l’économie circulaire

Statistiquement, 20 % des ressources des entreprises sont inutilisées : du matériel qui sert peu, des ressources humaines disponibles lors de faibles charges de travail, des stocks de matières dormants ou des déchets non valorisés. Et pourtant des entreprises sur un même territoire ont des besoins ponctuels en matériel, en expertise technique et ont des possibilités de valoriser des co-produits.
Le projet du CTE est de proposer un outil pour caractériser et rendre visibles les ressources disponibles et exprimer les besoins des entreprises afin qu’ils mutualisent leurs ressources et créent des synergies.

  • L’innovation dans les pratiques  des exploitations agricoles dans l’adaptation au changement climatique

Plusieurs expérimentations seront mises en place dans le cadre du CTE afin de réduire les intrants dans le secteur agricole dans le but de tendre vers une agriculture plus durable :
- La gestion des adventices (mauvaises herbes) dans la filière du raisin de table : pour remplacer les désherbants chimiques, deux expérimentations sont mises en place concernant l’efficacité d’un enherbement contrôlé sous le rang ainsi que le paillage artificiel à l’aide de matériaux durable et biodégradables.
- Le développement de variétés de raisins résistantes au mildiou et à l’oïdium (champignons) : des génotypes entièrement résistants à ces deux maladies ont été créés et seront plantés en conditions réelles pour en évaluer l’intérêt sanitaire et commercial.
- La réduction des intrants phytosanitaires en protection des cerisiers : la drosophile (mouche du vinaigre) est arrivée en 2009 sur le territoire français et est devenue le ravageur majeur en culture de cerisiers, entraînant une forte hausse des traitements insecticides. Des solutions alternatives sont à l’étude pour permettre une production plus durable (installation de filets « insect-proof », lutte biologique par acclimatation ou augmentation, produits de bio-contrôle, piégeage…).

La filière agricole, dans son ensemble, développe des outils permettant de réduire l’irrigation et les traitements phytosanitaires pour réduire les intrants par la prévention du risque.

L’écologie dans nos territoires : la démarche des Contrats de transition écologique (CTE)

Le Contrat de transition écologique (CTE) est un dispositif contractuel construit à l’échelle d’un ou plusieurs Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), entre l’État et des collectivités. Il associe partenaires publics et privés, notamment les associations environnementales et les acteurs économiques du territoire. Il comprend un programme d’actions concrètes d’une durée de 3 à 4 ans, avec des engagements précis établis entre partenaires, et des objectifs de résultats qui font l’objet d’un suivi et d’une évaluation.

Les CTE permettent ainsi de mettre au point des actions opérationnelles de transition écologique lancées dans l’année suivant la signature du contrat. Ces actions ont vocation à renforcer, voire à transformer la dynamique économique et écologique du territoire. Les CTE montrent en effet que la transition écologique est aussi un moteur de développement économique, notamment via la création de nouvelles filières économiques vertueuses (économie circulaire territoriale, formation professionnelle et reconversion, création d’emplois locaux).

Une attention est particulièrement portée aux partenariats avec les entreprises, invitées à porter ou participer à ces projets, afin de contribuer à développer les compétences, les activités économiques et les emplois en lien avec la transition écologique.

Lancé par le Gouvernement en février 2018, cet outil regroupe maintenant 80 territoires (près de 180 EPCI, plus de 10 millions de Français concernés, 1,2 milliard d’euros investis) engagés à travers des projets écologiques locaux et concrets, source de développement économique durable au service du quotidien de nos concitoyens.
Pour en savoir plus sur ces projets, (re)découvrez le dossier de presse « Les Contrats de transition écologique : 1 an après, les premiers résultats » en ligne