Collectivités, jardiniers amateurs : en route vers le zéro pesticide

Le Lundi 20 mars 2017

Crédits : Olivier Brosseau/Terra
Grâce aux mesures des lois relative à la transition énergétique pour la croissance verte et pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, la France s’est engagée résolument dans la réduction d’usage des pesticides et la protection contre leurs effets nocifs sur l’homme et l’environnement.

Les institutions publiques

Depuis le 1er janvier 2017, la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte interdit à l’État, aux collectivités locales et aux établissements publics l’utilisation des produits phytopharmaceutiques dans les espaces verts, les forêts, les promenades ouvertes au public et les voiries (sauf les zones spécifiques où l’interdiction ne peut être envisagée pour des raisons de sécurité). Les produits de biocontrôle, les produits qualifiés à faible risque ou dont l’usage est autorisé en agriculture biologique restent autorisés.

Aujourd’hui, de nombreuses communes sont déjà engagées dans des démarches de réduction ou de suppression des pesticides dans les espaces publics dont elles ont la gestion. Plus de 4 160 communes sont inscrites à une charte régionale d’accompagnement vers le zéro pesticide et 203 communes ont atteint un niveau d’excellence en supprimant totalement l’usage des produits phytopharmaceutiques de leurs espaces. Elles ont été labellisées Terre saine, commune sans pesticides.

 

Fontainebleau
Commune de Seine-et-Marne, 14 839 habitants en gestion zérophyto depuis 2011 et labellisée Terre saine en 2015.
Pour le fleurissement saisonnier, la ville de Fontainebleau a élaboré une solution utilisant une substance naturelle : les cosses de cacao. Elles sont placées au pied des plants pour empêcher l’eau de s’évaporer et contrer la pousse d’herbes indésirables. Cette solution fait également parler d’elle, puisque chaque année à la mi-mai, la ville sent le chocolat durant quinze jours !

Les jardiniers amateurs

Depuis le 1er janvier 2017, la vente en libre-service des produits phytopharmaceutiques aux utilisateurs non professionnels n’est plus autorisée (sauf les produits de biocontrôle, les produits qualifiés à faible risque ou dont l’usage est autorisé en agriculture biologique). Ces produits sont délivrés après un conseil personnalisé donné par un vendeur certifié. L’interdiction s’applique quel que soit le lieu de vente : grande distribution, magasins de bricolage et jardinerie.

Prochaine étape : à partir de 2019, l’utilisation des produits phytopharmaceutiques par les particuliers sera interdite (sauf les produits de biocontrôle, les produits qualifiés à faible risque ou dont l’usage est autorisé en agriculture biologique). Grâce à des gestes simples et de bon sens, il est possible de se passer de ces produits dans son jardin. 

Jardinons au naturel

  Jardinons au naturel

Les plantes indésirables et les maladies menacent vos cultures ? Plutôt que d'utiliser des pesticides dangereux pour notre santé et celle de la planète, privilégions les solutions naturelles !

1- La bonne plante au bon endroit adaptée à votre sol et au climat de votre région

2- Les amis du jardinier en favorisant la présence de prédateurs auxiliaires naturels appelés "auxiliaires"

3- Une nouvelle esthétique du jardin en utilisant le paillage ou des plantes couvre-sol pour éviter la pousse des plantes indésirables

4- Les moyens de protection : en installant dans votre verger des bâches ou des voiles anti-insectes, des filets protecteurs contre les oiseaux ou des pièges contre les rongeurs

Plus un jardin accueille de biodiversité, plus il ressemble à un écosystème naturel et plus il a la capacité de se défendre contre les aléas climatiques et les ravageurs.