Comité stratégique « données et MaaS »

Le Lundi 13 mai 2019
100% des informations sur l’offre de mobilité accessibles : tel est l’objectif du projet de loi d’orientation des mobilités en matière de données. Il sera ainsi possible de fournir aux usagers de meilleurs services d’information sur les déplacements. Le projet de loi comporte aussi des mesures facilitant la mise en place de services de billettique multimodale, facilitant l’utilisation des différents modes de transports. Le ministère chargé des transports souhaite accompagner une mise en œuvre rapide et efficace de ces mesures en s’appuyant sur un comité stratégique « données et Maas ». Ce comité a pour objectif de mobiliser les acteurs pour assurer la réussite de l’ouverture des données et faciliter la réalisation des projets Mobility as a service (MaaS), qui combinent l’information et la billettique multimodale.

Faciliter l’utilisation de toute la gamme des services de mobilité

Pour un usager qui souhaite effectuer un déplacement, il serait très utile de pouvoir choisir aisément la solution la plus adaptée, qu’il s’agisse des transports publics, du covoiturage, de l’autopartage, du vélo en libre-service ou de la voiture particulière.

Pour une autorité organisatrice de la mobilité, il est important de faciliter l’utilisation de solutions de mobilité plus propres évitant, quand cela est possible, l’usage individuel de la voiture.

Pour atteindre ces objectifs, l’usager doit disposer en temps réel de l’information sur les services de mobilité (horaires des prochains bus, arrêts à proximité, disponibilité d’une voiture en partage, calcul d’un itinéraire porte-à-porte…) et doit pouvoir procéder aisément à l’achat des titres de transport ou des services de mobilité correspondants.

Le « compte mobilité » de Mulhouse et de St-Étienne constituent de premières illustrations de projets MaaS en France. 

L’information nécessite des données

La Commission européenne avait établi que des services d’information de qualité ne peuvent exister à l’échelle européenne, que si les données de mobilité sont ouvertes, de qualité et interopérables. Ce constat l’a conduit à publier en 2017 un règlement pour la mise à disposition de services d’information multimodale. Le projet de loi d'orientation des mobilités apporte les précisions et compléments nécessaires dans le cas de la France.

Le comité « données-MaaS »

Pour assurer la réussite de l’ouverture des données de mobilité, le comité stratégique a défini une feuille de route et s’appuie sur des groupes de travail existants ou nouveaux.

L’un de ces groupes de travail a pour objet la réalisation d’un point d’accès national aux données, en étroite concertation avec les détenteurs de données et les réutilisateurs. Le ministère chargé des transports a lancé la réalisation de cette plateforme transport.data.gouv.fr avec le concours d’Etalab, service du premier Ministre en charge de l’ouverture des données publiques, qui gère la plateforme des données publiques de l’État.

La démarche s’est dans un premier temps concentrée sur l’ouverture des données théoriques des services réguliers de transport public.

La démarche est élargie :

  • aux données en temps réel des services réguliers ;
  • à d’autres services de mobilité : vélo en libre-service, autopartage, aires de covoiturage...

Des groupes de travail ont aussi engagé un travail avec les différents acteurs sur les licences de réutilisation des données, les formats interopérables permettant d’accéder aux données, les outils facilitant cette ouverture.

Enfin, des groupes de travail dédiés à des données spécifiques comme les données d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite ou les données routières ont été créés.

L’information sur les déplacements et la billettique multimodale

La quasi-totalité des régions ont pris l’initiative de créer un service d’information multimodale permettant la recherche d’itinéraires avec différents modes de transport : Vianavigo en Île-de-France, Breizhgo en Bretagne. Parmi les services d’initiative privée, on peut citer Google maps et Waze.

Les services numériques de vente fournissent un titre de transport sous forme numérique, utilisable par l’intermédiaire d’une communication sans contact ou d’un code barre. Ils peuvent aussi fournir l’accès à un service de transport ou de mobilité à un usager au travers de son compte mobilité.

Les services numériques de vente mis en place à Mulhouse, Saint-Étienne, Belfort et Grenoble constituent de premiers exemples. Rouen ou les régions Grand-Est et Bourgogne Franche-Comté, préparent aussi des projets Mobility as a Service (MaaS), combinant l’information et la vente. Des start-up proposent une application de vente de titres de bus, offrant ainsi un service numérique de vente à des autorités organisatrices qui n’ont pas mis en place de billettique sous cette forme. La SNCF propose de son côté un service numérique de vente « porte à porte ».

Dans ce domaine, le projet de loi vise à lever les freins dans la mise en place de services de « billettique multimodale » offrant l’accès à une large gamme de services de mobilité (transports publics urbains, vélo en libre-service, autopartage…).

Le comité « données-MaaS »

Le comité stratégique « données et MaaS » cherche à faciliter le déploiement de projets MaaS. L’objectif est de mener une réflexion commune des acteurs sur les enjeux et freins posés par le déploiement de tels services. Le comité a mis en place des groupes de travail en charge des questions de gouvernance, de partage des données entre les acteurs et de normalisation.

Un appel à projets a été lancé par l’ADEME pour accompagner le déploiement des projets MaaS dans les territoires.

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