Contrôle technique : moins de véhicules mis en contre-visite en 2016

Le Vendredi 17 février 2017

Crédits : L. Mignaux / Terra
Le bilan du contrôle technique 2016 pour les véhicules légers (voitures particulières et utilitaires) et les véhicules lourds vient d’être publié. Par rapport à l’an dernier, le nombre de véhicules mis en contre-visite a légèrement baissé.

Contrôle technique des véhicules légers

En 2016, 24,79 millions de contrôles de voitures particulières et véhicules utilitaires légers ont été effectués dans les 6 274 centres de contrôle agréés.

Un pourcentage légèrement en baisse de véhicules refusés au contrôle

En 2016, le taux de prescription de contre-visites est de 18,05%. Il est en diminution par rapport à 2015 (18,11%), très légèrement pour les voitures particulières, 17,64% contre 17,66% en 2015, essentiellement pour les véhicules utilitaires légers, 20,75% contre 21,30% en 2015.

Les fonctions qui ont motivé le plus de mises en contre-visite sont, comme les années précédentes :

  • les liaisons au sol (9,17%, stable par rapport à 2015 : 9,18%),
  • l’éclairage et la signalisation (8,58%, en augmentation par rapport à 2015 : 8,51%), 
  • le freinage (4,95%, en diminution par rapport à 2015 : 5,07%). Les utilisateurs de véhicules de plus de dix ans doivent notamment porter une attention accrue à l’entretien de leur système de freinage car ce dispositif apparaît très sensible au vieillissement du véhicule.

Les véhicules de plus de dix ans sous surveillance

Plus d’un cinquième des voitures particulières et véhicules utilitaires légers présentés au contrôle technique ont nécessité une contre-visite ; le bilan montre qu’en 2016, pour les véhicules les plus anciens, les contre-visites sont, en moyenne, largement plus nombreuses. Le taux de contre-visites est ainsi de 25,12% pour les voitures particulières de plus de 10 ans et de 26,23% pour les véhicules utilitaires légers de plus de 10 ans. Les utilisateurs de ces véhicules doivent donc se montrer plus vigilants quant à leur entretien car il y va de leur propre sécurité et de celle des autres usagers de la route.

Contrôle technique des véhicules légers

Contrôle technique des véhicules lourds

En 2016, 1 159 176 véhicules lourds (poids lourds et véhicules de transport en commun de personnes) ont été contrôlés dans les 383 installations agréées.

Une légère baisse des véhicules placés en interdiction de circuler

Le taux de mise en contre-visite des 1 072 033 visites techniques périodiques est de 9,62%, dont :

  • 6,88% des visites ont donné lieu à la prescription d’une contre-visite sans interdiction de circuler ;
  • 2,75% ont donné lieu à la prescription d’une contre-visite avec interdiction de circuler.

 Ce taux est en baisse par rapport à 2015 (10,00%). Le taux de prescription de contre-visites varie sensiblement avec la catégorie de véhicules contrôlés. Il est de 9,19% pour les véhicules motorisés et de 10,61% pour les véhicules remorqués.

Les fonctions qui ont le plus motivé de mises en contre-visite sont :

  • le freinage (4,68%, en diminution par rapport à 2015 : 4,98%),
  • le contrôle complémentaire des véhicules de transport en commun de personnes (3,63%, en augmentation par rapport à 2015 : 3,18%),
  • le contrôle complémentaire pour les véhicules de transport de marchandises dangereuses (2,59%, en diminution par rapport à 2015 : 3,00%),
  • les liaisons au sol (2,26%, en diminution par rapport à 2015 : 2,32%).

Contrôle technique des véhicules lourds

Contrôle technique : qui est concerné et à quoi sert-il ?

En France, le contrôle technique des voitures particulières, camionnettes et poids lourds est obligatoire. Il permet d’identifier les défaillances susceptibles de porter atteinte à la sécurité des usagers de la route et à l’environnement. La périodicité et le contenu de ce contrôle dépendent du type de véhicule. Ainsi, doivent réaliser leur contrôle technique dans l’année en cours :

  • les véhicules légers immatriculés depuis 4 ans ;
  • les véhicules de transport en commun immatriculés depuis 6 mois ;
  • les poids-lourds immatriculés depuis 1 an.