Contrôle technique : plus de véhicules mis en contre-visite en 2017

Le Mercredi 14 février 2018

Crédits : L. Mignaux / Terra
Le bilan du contrôle technique 2017 pour les véhicules légers (voitures particulières et utilitaires) et les véhicules lourds vient d’être publié. Le contrôle technique participe à la fois à la sécurité routière et à la protection de l’environnement par une maîtrise des émissions de polluants.

Bilan 2017 du contrôle technique

Contrôle technique des véhicules légers

En 2017, 25,37 millions de contrôles de voitures particulières et véhicules utilitaires légers ont été effectués dans les 6 347 centres de contrôle agréés.

Un taux de véhicules légers et utilitaires refusés au contrôle en hausse

En 2017, le taux de prescription de contre-visites est de 18,92%. Il est en augmentation par rapport à 2016 (18,05%), plus fortement pour les voitures particulières, 18,56% contre 17,64% en 2016, que pour les véhicules utilitaires légers, 21,30% contre 20,75% en 2016.

Les véhicules de plus de dix ans sous surveillance

A l’instar du bilan 2016, le bilan montre qu’en 2017, pour les véhicules les plus anciens, les contre-visites sont, en moyenne, largement plus fréquentes. Le taux de contre-visite est ainsi de 25,89% pour les voitures particulières de plus de 10 ans et de 26,06% pour les véhicules utilitaires légers de plus de 10 ans. A titre de comparaison, le taux de contre-visite des voitures particulières âgées de 7 à 10 ans est près de deux fois moindre (12,92%). Les utilisateurs de ces véhicules doivent donc se montrer plus vigilants quant à leur entretien car il y va de leur propre sécurité et de celle des autres usagers de la route.

Un contrôle de fiabilité portant sur 12 fonctions essentielles

Obligatoire pour les véhicules légers immatriculés depuis 4 ans dans l’année en cours, le contrôle a porté sur 140 points pouvant conduire à 459 altérations élémentaires, dont 206 soumises à prescription de contre-visite.

Ces altérations sont regroupées en 12 fonctions essentielles : identification (immatriculation), freinage, direction, visibilité (pare-brise, rétroviseurs), éclairage et signalisation, liaisons au sol (suspensions, pneumatiques), structure de la carrosserie, équipements (sièges, ceintures, avertisseur sonore), organes mécaniques, pollution et niveau sonore, gaz, électrique.

Les fonctions qui ont motivé le plus de contre-visites sont, comme les années précédentes :

  • les liaisons au sol (9,20%, en légère augmentation par rapport à 2016 : 9,14%),
  • l’éclairage et la signalisation (8,89%, en augmentation par rapport à 2016 : 8,54%),
  • le freinage (4,73%, en diminution par rapport à 2016 : 4,94%). Les utilisateurs de véhicules de plus de dix ans doivent notamment porter une attention accrue à l’entretien de leur système de freinage car ce dispositif apparaît très sensible au vieillissement du véhicule.

Contrôle technique des véhicules légers

Contrôle technique des véhicules lourds

En 2017, 1,17 millions de contrôles de véhicules lourds (poids lourds et véhicules de transport en commun de personnes) ont été réalisés dans les 384 installations agréées.

Une augmentation des véhicules soumis à contre-visite

Le taux de mise en contre-visite des 1 077 256 visites techniques périodiques est de 10,39% réparties comme suit :

  • 7,65% des visites ont donné lieu à la prescription d’une contre-visite sans interdiction de circuler,
  • 2,74% ont donné lieu à la prescription d’une contre-visite avec interdiction de circuler.

Ce taux de mise en contre-visite est en hausse par rapport à 2016 (9,62%). Le taux de prescription de contre-visites varie légèrement avec la catégorie de véhicules contrôlés. Il est de 10,31% pour les véhicules motorisés et de 10,58% pour les véhicules remorqués.

Obligatoire pour les véhicules de transport en commun immatriculés depuis 6 mois dans l’année en cours et pour les poids-lourds immatriculés depuis 1 an dans l’année en cours, le contrôle porte sur 1 451 altérations élémentaires, dont 653 soumises à prescription de contre-visite (465 sans interdiction de circuler et 188 avec interdiction de circuler).

Les fonctions qui ont le plus motivé de mises en contre-visite sont :

  • le freinage (4,62%, en légère diminution par rapport à 2016 : 4,68%),
  • le contrôle complémentaire des véhicules de transport en commun de personnes (3,22%, en diminution par rapport à 2016 : 3,63%),
  • le contrôle complémentaire pour les véhicules de transport de marchandises dangereuses (3,16%, en augmentation par rapport à 201 : 2,59%),
  • les liaisons au sol (2,30%, stable par rapport à 2016 : 2,26%).

Contrôle technique des véhicules lourds

Contrôle technique : qui est concerné et à quoi sert-il ?

En France, le contrôle technique des voitures particulières, camionnettes et poids lourds est obligatoire. Il permet d’identifier les défaillances susceptibles de porter atteinte à la sécurité des usagers de la route et à l’environnement. La périodicité et le contenu de ce contrôle dépendent du type de véhicule. Ainsi, doivent réaliser leur contrôle technique dans l’année en cours :

  • les véhicules légers immatriculés depuis 4 ans ;
  • les véhicules de transport en commun immatriculés depuis 6 mois ;
  • les poids-lourds immatriculés depuis 1 an.

Consultez les bilans annuels du contrôle technique