Déconfinement : quels modes de transport privilégier ?

Le Mardi 12 mai 2020

Crédits : Arnaud Bouissou - TERRA
À la sortie de la période de confinement liée à l’épidémie de coronavirus, les Français sont amenés à reprendre le travail et leurs déplacements quotidiens. Pour aider les citoyens à trouver le mode de transport adapté à leur situation, le Gouvernement a mis en place plusieurs mesures permettant de limiter les émissions de gaz à effet de serre tout en respectant les gestes barrière pour éviter la propagation du virus.

Un plan « coup de pouce vélo » de 20 millions d’euros pour encourager le vélo au quotidien 

Pour éviter les émissions de gaz à effets de serre des véhicules, le vélo est une solution idéale permettant de répondre aux besoins de mobilité d’une grande partie de la population et une alternative aux transports en commun.

Afin d’encourager ce mode de déplacement, plusieurs mesures de renforcement de la sécurité et de soutien financier au vélo ont été annoncées, le 30 avril 2020, par Elisabeth Borne.

Faciliter l’usage du vélo

Afin d’aider et d’inciter les Français à recourir au vélo pour leurs déplacements, le ministère de la Transition écologique et solidaire mobilise 20 millions d’euros dans le cadre du programme de certificat d’économie d’énergie « Alvéole ». Lancé en 2016, ce plan est adapté et déployé en partenariat avec la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB).

Coup de pouce vélo

Le « coup de pouce réparation vélo »

Avec une moyenne de 73 euros, le prix d’une réparation varie selon l’ampleur des opérations à réaliser : changement de chaîne, frein, pneu, dérailleur… Le « coup de pouce réparation » permet la prise en charge exceptionnelle, jusqu’à 50 euros hors taxe, de la remise en état d’un vélo au sein d’un réseau de réparateurs référencés. Ainsi, certains des 30 millions de vélos en France, dont 10 millions ne sont jamais utilisés, pourront être réparés pour circuler en toute sécurité. La liste des réparateurs affiliés dans la démarche est disponible sur la plateforme en ligne : www.coupdepoucevelo.fr.

Le financement de places de stationnement pour vélo

Le manque de places de stationnement sécurisé contre le vol et la dégradation est l’un des principaux freins à l’utilisation du vélo au quotidien. Afin de permettre aux usagers de garer leur vélo en toute sécurité durant leurs déplacements, il est prévu une prise en charge jusqu’à 60 % des coûts d’installation de places de stationnement temporaire pour les collectivités, les établissements publics, les établissements scolaires, les bailleurs sociaux. Les critères et la procédure seront disponibles prochainement sur la plateforme du programme Alvéole : www.programme-alveole.com.

La mise en place de formations gratuites

Pour aider les usagers moins expérimentés ou manquant de confiance, des formations « coup de pouce remise en selle » sont dispensées gratuitement par des moniteurs expérimentés. D’une durée d’une à deux heures, seul ou en groupe, ces formations permettent d‘apprendre à circuler en sécurité. Le programme de cette heure de formation s’adapte à vos besoins : reprise en main du vélo, circulation en ville, choix d’un itinéraire adapté, formation à l’entretien du vélo… Retrouvez toutes les informations ainsi que la liste des moniteurs agréés, sur la plateforme www.coupdepoucevelo.fr.

L’accélération de la mise en place du forfait mobilités durables

Pour encourager l’utilisation du vélo dans le cadre professionnel, le ministère de la Transition écologique et solidaire a adopté dans le secteur privé le décret d’application de la loi d’orientation des mobilités pour permettre la mise en place du forfait mobilités durables. Ce forfait permet aux employeurs de prendre en charge jusqu’à 400 euros par an et par salarié les frais de déplacement de leurs salariés sur leur trajet domicile-travail effectué à vélo, en covoiturage ou à l’aide d’autres services de mobilité partagée (véhicules en autopartage, engins en free floating…).  

Ce forfait est exonéré d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales. Il remplace l’indemnité kilométrique vélo mise en place jusqu’à ce jour, mais le décret prévoit le maintien de cette prise en charge lorsqu’elle est en vigueur dans les entreprises et prévue dans les accords salariaux existants.

Le forfait mobilités durables est également mis en place dans la fonction publique d’Etat, pour les déplacements à vélo ou en covoiturage, à hauteur de 200 euros par an et par agent. Le Gouvernement prépare sa mise en place dans l’ensemble du secteur public.

Lancement d’une Académie des métiers du vélo

Pour renforcer ce plan et développer une véritable expertise française du vélo, Elisabeth Borne a lancé le 14 mai 2020 une Académie des métiers du vélo, portée par la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB) et soutenue à hauteur de 8 millions d'euros via un programme CEE sur la période 2020-2022. L’objectif est de développer des guides techniques, une plateforme web et des supports de formation, mais aussi de former des experts du vélo de tous les niveaux, notamment des mécaniciens et des formateurs.

Un développement des pistes cyclables temporaires pour des trajets sécurisés

Pour permettre aux cyclistes de se déplacer en toute sécurité, des mesures de soutien à la mise en place de pistes cyclables temporaires sont apportées aux collectivités territoriales :

  • Soutien technique par les services de l’État

  • Simplification réglementaire

  • Soutien financier de l’État

  • Des mesures locales adaptées à chaque territoire

Les mesures pour le développement du covoiturage

Avec le déconfinement, l’augmentation des déplacements domicile-travail est à prévoir. Afin de limiter la congestion et la pollution liées à ce phénomène et de favoriser le redémarrage des différentes activités économiques, Elisabeth Borne et Jean-Baptiste Djebbari incitent à recourir le plus possible au covoiturage, dans le respect des règles sanitaires en vigueur.

Recommandations sanitaires pour les usagers du covoiturage

La mise en œuvre du covoiturage doit être adaptée au contexte de lutte contre l’épidémie de coronavirus et passe par le respect de plusieurs obligations sanitaires :

Il est également recommandé que les véhicules soient aérés régulièrement et désinfectés avant chaque trajet. Le conducteur peut refuser l’accès à son véhicule à un passager ne portant pas de masque

Bison Futé appelle également les automobilistes à la prudence sur les routes au regard du grand nombre d’infractions routières constatées depuis le début du confinement, en particulier les excès de vitesse, et de rester vigilant à l’approche d’un chantier ou d’une intervention des agents sur les routes.

Porter un masque dans les transports pour nous protéger les uns les autres

Porter un masque dans les transports pour nous protéger les uns les autres

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Information coronavirus - COVID 19

  • Le port du masque est obligatoire pour tous les passagers de 11 ans et plus,
  • dans les transports en commun : métros, RER, trains, bus, tramways et cars,
  • dans les gares, les stations et aux arrêts de bus.
  • Une fois posé, ne plus toucher le masque ni l’enlever.

L’absence de port de masque dans les transports fera l’objet d’une verbalisation.

GOUVERNEMENT.FR/INFO-CORONAVIRUS

0 800 130 000

Ouverture de voies réservées au covoiturage

Pour fluidifier le trafic et faciliter ce mode de mobilité, la ministre de la Transition écologique et solidaire et le secrétaire d’  État chargé des transports ont annoncé l’ouverture de voies réservées temporairement au covoiturage sur l’A1 et l’A6A en Île-de-France. En pratique, il s’agit des voies réservées aux transports en commun et aux taxis qui seront étendues aux véhicules de covoiturage comportant au moins 2 personnes.

Un mode de transport adapté pour chaque situation

Le vélo et le covoiturage ne sont pas adaptés à toutes les situations, mais d’autres alternatives existent. Les transports en commun restent une solution pour de nombreux utilisateurs.

Bien utiliser les transports en commun

Actuellement limitée, l’offre de transport urbaine et régionale va être augmentée progressivement selon des modalités définies par chaque région, pour un retour à la normale prévu au début du mois de juin.

La capacité d’accueil est réduite pour respecter la distanciation physique, jusqu’au 1er juin au plus tôt. Les opérateurs de transport s’organisent pour assurer le respect des mesures de distanciation physique et des gestes barrières, dont la condamnation d’un siège sur deux dans les bus et métros et le marquage au sol dans le métro. Les métros, trams, trains et bus seront désinfectés chaque jour.

Certaines gares et stations pourront être fermées en cas de surfréquentation.

Pour limiter la fréquentation aux heures de pointe :

  • les employeurs sont incités à étaler les horaires de travail.

les motifs de déplacement autorisés sont : trajet domicile-travail, rendez-vous médical, trajet scolaire.

Réglementation :

  • la réservation des trains est obligatoire et l’occupation plafonnée à 50% des places ;
  • le port du masque est obligatoire pour les usagers de 11 ans et plus dans les transports en commun, les trains, les taxis, VTC et véhicules de covoiturage (en absence de protection physique séparant le conducteur du passager) et les avions ;

Les autres alternatives

Les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) en propriété sont également encouragés à être utilisés en cette période.

Les EDPM en free-floating ou en location sont de nouveau disponibles. De plus, ils entrent dans le cadre du forfait mobilités durables, comme les scooters électriques en free floating ou les véhicules en autopartage s’ils sont électriques, hybrides rechargeables ou hydrogènes.

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