Discours de M. Jean-Baptiste Djebbarià l’occasion des 27e Rencontres nationales du transport public à Nantes

Le Mardi 1 octobre 2019
M. Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État chargé aux Transports, a prononcé un discours à l’occasion des 27e Rencontres nationales du transport public Nantes, le mardi 1er octobre 2019.

Bonjour à tous,

Je souhaite d’abord vous remercier de cet accueil, vous remercier de cette effervescence - c'est le mot qui décrit parfaitement l’innovation qui préside aujourd’hui dans ces rencontres des transports publics. Je tiens à remercier l’ensemble des opérateurs de leur disponibilité, des échanges qu’on a pu avoir aujourd’hui et qui ont été très éclairants.

D’abord un point d’actualité : le sujet ferroviaire. A l’heure où les négociations de la convention collective se poursuivent. A l’heure également où l’État prend sa part, notamment en reprenant 25 milliards d’euros de dette cette année de manière à assainir le système ferroviaire. Je tiens aujourd’hui à saluer Jean-Pierre FARANDOU qui, je n’en doute pas, passera sous les fourches caudines de l’examen du Parlement demain, au Sénat et à l'Assemblée nationale, et saura faire valoir à la fois sa volonté et sa vision mais aussi son engagement dans l'action.

Un mot sur la loi d'orientation de la mobilité. Nous sommes dans la dernière ligne droite puisque cette loi est entre les mains du Sénat. Elle repassera le 5 novembre prochain à la Haute Assemblée. Cette loi porte des avancées considérables sur la régénération des réseaux. Nous parlons de 3,6 milliards d'euros par an pendant 10 ans, ce qui est inédit pour le système ferroviaire. Nous parlons d'un plan de désenclavement routier pour les territoires ruraux et les quartiers prioritaires de la ville. Effectivement, un quartier irrigué, un quartier qui s'insère dans la communauté de vie et de destin, c'est excessivement important.

Vous avez parlé d'écologie. Je vais pour prendre un exemple, la trajectoire de verdissement des fleuves que nous avons votée. J'ai tendance à dire qu'elle est compatible avec tous les plans que l'État et les collectivités ont su concevoir ; la PPE, la stratégie nationale bas carbone. Cette trajectoire est aussi conforme à l'accord de Paris et elle court jusqu'en 2030.

Cette loi d'orientation des mobilités est aussi une loi importante qui pose des avancées considérables sur le pouvoir d'achat. Et évidemment, elle sera le pilier, le pivot de la mobilité de demain, qui a très bien été décrite, à la fois par les intervenants ici et puis, très concrètement qui est exercée par les opérateurs que nous avons pu voir dans leur diversité.

La loi d’orientation des mobilités sanctuarise le versement transport devenu le versement mobilité et sur le financement des communautés de communes pour les transports non-collectifs, pour être précis. Vous demandez des ressources affectées ; nous proposons une ressource dynamique. Ce n'est pas tout à fait une guerre sémantique mais cela veut dire que nous allouons une fraction de la TVA dynamique, pour que les collectivités disposent de cette ressource. Nous aurons cette discussion, je ne doute pas que nous saurons converger.

Sur le thème de la gratuité des transports. Je lirai ce document que vous me remettrez avec grand plaisir, dans la mesure où, à titre personnel, j'ai des doutes sur le fait que la gratuité soit possible en tout lieu, en tout temps, partout dans le territoire. Je pense qu’il y a toujours quelqu'un qui paie, que ce soit le contribuable, les ménages, les entreprises ou les usagers. Je crois que cette étude sera féconde pour nos débats intellectuels et pour la mise en action de la loi mobilités qui me parait être aujourd'hui absolument fondamentale.

Pour conclure, monsieur le Président, mesdames et messieurs, l'heure est aujourd'hui à l'exécution de la loi des mobilités et à l'incarnation de la LOM dans les territoires. Nous avons de très beaux objets qui résonneront partout en France. Et c'est à ce moment-là que nous saurons qu’elle est complètement acceptée. Je pense aux zones à faibles émissions qui auront des impacts considérables sur la santé dès lors que nous saurons les mesurer et en faire part à la population. Je pense que ces quantités de sujets, sur le covoiturage ou le forfait mobilité durable, qui deviendront, je l'espère, très rapidement des outils à disposition et perçus comme tels, à disposition de la population générale. Je sais que je peux compter sur vous. Je sais dorénavant, à l'image de ce que j'ai pu voir dans cette belle conférence que Nantes sera une fois encore, depuis 1826, un des piliers des mobilités françaises.

Seul le prononcé fait foi