Émissions de gaz à effet de serre : la France poursuit ses efforts

Le Jeudi 28 septembre 2017

Crédits : A. Bouissou/Terra
D'après une étude du Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa), les émissions de gaz à effet de serre de la France en 2016 sont en diminution de 15,3 % par rapport à celles de 1990. Toutefois, elles sont en augmentation de 1,3 % par rapport à 2015.

Émissions de gaz à effet de serre : le rôle clé du Citepa

Le Citepa a récemment produit une première estimation des émissions de gaz à effet de serre (GES) de la France en 2016. Cette étude livre une donnée encourageante : les émissions de gaz à effet de serre sont en diminution de 15,3 % par rapport à celles de 1990. Toutefois, elles sont en augmentation de 1,3 % par rapport à 2015.

26 %

de réduction d'émissions de gaz à effet de serre par français depuis 1990

Les chiffres définitifs de cette estimation seront publiés sur le site de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques en 2018. Ce délai correspond au temps nécessaire à la remontée des données, à leur vérification par des auditeurs européens et internationaux et à leur consolidation.

Le Citepa joue un rôle clé car il élabore, vérifie et diffuse de manière impartiales des informations relatives aux émissions de GES et de polluants atmosphériques. Cet opérateur de l’État, sous tutelle du ministère de la Transition écologique et solidaire, participe à la lutte contre le changement climatique et la pollution atmosphérique en France et à l'international.

Les engagements européens respectés

Au niveau européen, le paquet énergie-climat adopté en 2009 fixe pour chaque État membre des plafonds annuels pour les émissions non couvertes par le système européen d’échange de quotas. Pour ce périmètre, les émissions françaises de 2016 sont inférieures de 6 % au plafond annuel. Notre engagement européen est donc respecté.

Poursuivre les efforts pour respecter les objectifs nationaux ambitieux

Au niveau national, les émissions de 2015 étaient conformes aux attentes de la stratégie nationale bas carbone (budget carbone 2015-2018). Les émissions estimées pour 2016 excèdent, quant à elles, de 3,6 % les niveaux prévus au budget carbone. Deux facteurs conjoncturels contribuent cet écart :

  • le faible prix des produits pétroliers, qui pousse à la consommation et donc à la hausse des émissions ;
  • l’arrêt de réacteurs nucléaires en 2016 pour des travaux de maintenance, entraînant un recours à des énergies fossiles pour la production électrique.