FAQ Covid-19 : transports et déconfinement

Le Vendredi 5 juin 2020

Crédits : A. Bouissou/Terra
Comment se déplacer en respectant les consignes sanitaires ? En vélo, en transports en commun ou en covoiturage, consultez les recommandations et mesures prises par le Gouvernement pour faciliter vos déplacements.

J’aimerais me déplacer à vélo, mais…

Je n’ai pas les moyens de faire réparer mon vieux vélo ou de m’en offrir un.

De nombreux vélos d’occasion sont disponibles à petits prix chez des vendeurs agréés ou entre particuliers. Avec le « coup de pouce réparation », les frais de réparation de ces engins parfois abîmés ou qui ne nécessitent qu’un regonflage/huilage sont pris en charge à hauteur de 50 euros hors taxes dans les secteurs marchand et associatif. La liste des réparateurs référencés est disponible sur la plateforme dédiée : www.coupdepoucevelo.fr. Concrètement, si la réparation coûte moins de 60 euros TTC, je n’ai que la TVA à payer. Si elle dépasse ce montant, j’ai une réduction de 50€ par le réparateur, qui se fera rembourser de la différence.

À noter que le coût à l’achat d’un vélo est rapidement amorti par les faibles frais d’utilisation.

Mon vélo risque d’être volé si je le laisse dans un lieu public.

Pour bien sécuriser son vélo, quelques bonnes pratiques sont à respecter. Suivez les 5 règles d’or proposées par la fédération des usagers de la bicyclette : https://www.fub.fr/moi-velo/ma-securite/equipement/antivols.

Pour encourager la mise à disposition de places de stationnement pour vélo, le programme Alvéole finance jusqu’à 60 % des coûts d’installation pour les collectivités territoriales. Ainsi, les collectivités locales peuvent proposer des places permettant de garer son vélo en toute sécurité.

Mon immeuble ne dispose pas de place de stationnement sécurisé pour vélo.

Demandez d’abord à votre bailleur ou à votre syndicat de copropriété, si, pendant le déconfinement, des mesures temporaires peuvent être prévues dans les espaces communs. La loi d’orientation des mobilités permet désormais à une assemblée de copropriétaires de se prononcer à la majorité simple (présent et représenté) pour décider l'installation de stationnement vélo, aux frais des demandeurs dans la copropriété. Et non à la majorité des copropriétaires comme pour les travaux en général.

Je n’ai pas l’habitude de circuler à vélo parmi les voitures, cela m’inquiète.

Pour aider les usagers occasionnels du vélo à l’utiliser plus régulièrement, des formations « coup de pouce remise en selle » sont dispensées gratuitement par des moniteurs expérimentés. D’une durée d’une à deux heures, seul ou en petit groupe, elles permettent d‘apprendre à circuler en sécurité et de retrouver confiance. La liste des moniteurs agréés est disponible sur la plateforme dédiée : www.coupdepoucevelo.fr.

Les trajets que j’emprunte habituellement ne me semblent pas sécurisés.

Pour être et se sentir en sécurité à vélo, les pistes cyclables sont idéales. Ce sont les collectivités territoriales qui peuvent les installer, principalement les communes. C’est pourquoi pour les déplacements en vélo, des simplifications techniques et réglementaires, ainsi que des soutiens financiers, sont proposés aux collectivités territoriales. Ainsi, chacune pourra adapter rapidement les infrastructures de son territoire aux besoins des usagers, lorsque le territoire s’y prête et que les conditions le permettent.

Il sera notamment possible de mettre en place des pistes cyclables temporaires sur des infrastructures de voirie existantes, pour assurer la sécurité des déplacements en vélo tout en limitant les coûts pour les collectivités.

Mon employeur prend en charge une partie de mon abonnement aux transports en commun, mais pas mes déplacements à vélo.

Prévu par la loi d’orientation des mobilités, le forfait mobilités durables est désormais disponible pour permettre aux employeurs du secteur privé de prendre en charge jusqu’à 400 euros par an et par salarié les frais de déplacements de leurs employés, exonéré d’impôts et de cotisations sociales, et cumulable avec la prise en charge à 50% des abonnements de transports en commun. Le forfait mobilités durables est facultatif et concerne les trajets domicile-travail en vélo et en covoiturage mais aussi à l’aide d’autres services de mobilité partagée (engins de déplacement personnels motorisés et scooter électriques en free floating, autopartage avec des véhicules électriques, hybrides rechargeables ou hydrogène). Le forfait mobilités durables est également mis en place dans la fonction publique d’Etat, pour les déplacements à vélo ou en covoiturage, à hauteur de 200€ par an et par agent. Le Gouvernement prépare sa mise en place dans l’ensemble du secteur public.

Plus d'informationssur le décret "forfait mobilités durables" dans le secteur privé sur la plateforme France Mobilités.

Mes trajets quotidiens ne s’y prêtent pas (grande distance, difficulté du parcours…).

Jusqu’à 5 km, soit 20 minutes, le vélo est le moyen de transport idéal. Selon les situations, un autre mode de transport durable peut être plus adapté que le vélo. Le vélo à assistance électrique peut être une bonne solution pour les trajets plus longs ou vallonnés, de même que le covoiturage pour de plus longues distances, ou les transports en commun, qui offrent de nombreuses possibilités. Dans tous les cas, il est important de respecter les recommandations en vigueur. Des solutions locales sont parfois apportées par les collectivités territoriales : pensez à vous renseigner sur les initiatives en place dans votre région !

Je souhaite utiliser les transports en commun : quelles sont les règles sanitaires à appliquer ?

Puis-je prendre les transports en commun ?

Oui, à condition de porter un masque (obligatoire pour les personnes âgées de 11 ans et plus) et de respecter les gestes barrières.

Attention : Dans certains départements, le préfet peut choisir de réserver l’usage des transports en commun aux heures de pointe aux personnes se déplaçant dans le cadre de leur travail ou pour raison impérieuse.

Dois-je porter le masque dans tous les transports collectifs ?

Oui, à partir de 11 ans. Cela s’applique aux trains, métros, RER, tramways, bus, cars, taxis, VTC, services collectifs et services privés de transport de personnes… mais également au transport maritime, fluvial et aérien.

Il est aussi obligatoire dans les gares, les stations de métro, les arrêts de bus, de car ou de tram.

Le port du masque est-il aussi obligatoire dans les transports scolaires ?

Le port du masque est obligatoire dans les transports scolaires pour les enfants à partir de 11 ans (équivaut à l’entrée au collège), ainsi que pour les chauffeurs (sauf s’ils sont séparés par une paroi) et accompagnateurs.

Puis-je avoir une amende si je ne porte pas de masque dans les transports ?

Oui. Le port du masque est obligatoire dans les transports collectifs à partir de 11 ans.

Les agents de sécurité des transporteurs et des membres des forces de l’ordre sont chargés de s’assurer que cette consigne est appliquée aussi bien dans les véhicules de transports que dans les gares, les stations et les arrêts, que ce soit en surface ou sous terre.

Si vous ne portez pas de masque, vous risquez d’être verbalisé à hauteur de 135€.

Comment faire si je dois prendre les transports alors que je n’ai pas réussi à me procurer de masque ?

Dans les premiers jours du déconfinement, l’État, en lien avec les collectivités territoriales et opérateurs de transports, a distribué 9,5 millions de masques d’appoint pour accompagner les passagers qui n’auraient pas pu s’en procurer. En Île-de-France, la Région a mis à disposition 4 millions de masques supplémentaires.

Pour rappel, vous pouvez acheter des masques grand public dans les pharmacies, les bureaux de poste, les bureaux de tabac, la grande distribution, sur internet… ou fabriquer vous-même votre masque en tissu (site Afnor).

Que fait-on pour limiter le nombre de passagers dans les transports en commun en ville ?

La stratégie des pouvoirs publics, en lien avec les autorités organisatrices des transports et les sociétés de transport elles-mêmes, est à la fois de limiter la demande et d’augmenter l’offre de transports, pour favoriser la distanciation physique dans les transports en commun.

 

Pour limiter la demande :

Depuis le 11 mai, le télétravail doit se poursuivre au maximum.

Pour toutes les personnes qui doivent absolument se déplacer dans le cadre de leur profession, il a été demandé à leurs employeurs d’étaler le plus possible les horaires d’arrivée et de sortie de leur lieu de travail pour éviter les heures de pointe du matin et du soir dans les transports en commun. Cet engagement peut faire l’objet d’une charte entre les employeurs et les pouvoirs publics locaux.

Pour gérer en temps réel la fréquentation dans les transports et faire respecter les gestes barrières, l’accès des passagers à certaines gares ou stations peut être filtré afin de réguler les flux. Des gares ou stations peuvent même être fermées en cas de trop forte affluence.

Puis-je prendre le train ou un car de voyageurs ?

Oui, la limite des 100km a été levée le 2 juin.

Le trafic SNCF est revenu à la normale le 15 juin.

Pour rappel : le port du masque est obligatoire dans les transports.

Comment garantir ma sécurité sanitaire dans les transports en commun ?

La sécurité sanitaire dans les transports en commun est affaire de responsabilité individuelle et collective.

Vous devez appliquer les gestes barrières :

  • Port du masque : obligatoire dans les transports en commun pour tous les passagers de 11 ans et plus.
  • Lavage des mains régulier : dès que possible grâce au gel hydro-alcoolique ou aux points d’eau mis à disposition dans les gares, stations, etc.
  • Distanciation physique : pour cela, des sièges sont condamnés et des marquages au sol vous aident à savoir où vous placer pour rester à distance des autres passagers.

Dans le même temps, les entreprises de transports prennent aussi des dispositions pour protéger les passagers et les personnels :

  • Port du masque obligatoire pour tous les personnels en contact avec le public.
  • Mise à disposition de gel hydro-alcoolique dans les gares, stations, etc.
  • Mise en place d’un dispositif permettant d’assurer la distanciation physique grâce à un plan de circulation particulier, la condamnation de sièges ou le marquage au sol par exemple.
  • Désinfection régulière des véhicules (au moins une fois par jour).

Quels autres modes de transport ai-je le droit d’utiliser ?

Puis-je utiliser un véhicule en libre-service (voiture, scooter, vélo, trottinette…) ?

Oui. Il vous est recommandé de vous laver les mains et de nettoyer vos effets personnels que vous avez touché pendant votre trajet (téléphone portable par exemple) avant et après avoir touché les bornes ou les engins, à l’aide d’une lingette désinfectante par exemple.

Respectez les règles de distanciation physique lorsque vous prenez ou déposez un engin, mais aussi lors de votre trajet.

De leur côté, il est recommandé aux sociétés qui proposent ces services de nettoyer et désinfecter les parties de chaque véhicule et station d’attache en contact avec les mains, à chaque changement de batterie ou maintenance à la station d’attache. Il est également recommandé que ces sociétés nettoient et désinfectent les véhicules lorsqu'ils sont retirés pour une opération de maintenance ou de recharge de batterie en atelier.

Puis-je faire du covoiturage ?

Oui, le covoiturage est autorisé. Cependant, sa mise en œuvre doit être adaptée au contexte de lutte contre l’épidémie de coronavirus et passe par le respect de plusieurs obligations sanitaires :

  • le port d’un masque couvrant le nez et la bouche pour le conducteur et les passagers à partir de 11 ans ;
  • aucun passager n’est autorisé à s’asseoir à côté du conducteur ;
  • le véhicule peut accueillir deux passagers à l'arrière et un passager à l'avant ;
  • Le conducteur peut refuser l’accès à son véhicule à un passager ne portant pas de masque.

Il est également recommandé que les véhicules soient aérés régulièrement et désinfectés avant chaque trajet.

En quittant le véhicule, vous devez emporter tous vos déchets.

Puis-je prendre un taxi ou un VTC ?

Oui, mais le nombre de personnes dans le véhicule doit être limité :

  • Aucun passager n’est autorisé à s’asseoir à côté du conducteur ;
  • Une seule personne est autorisée à s’asseoir sur la banquette arrière, ou deux personnes si et seulement si elles habitent le même domicile ou pour les personnes handicapées et leur accompagnant et qu’une paroi transparente fixe ou amovible sépare le conducteur des passagers ;
  • Dans le cas où le véhicule comporte plusieurs rangées de sièges derrière le conducteur, elles peuvent être alternativement occupées par un ou deux passagers. S’il n’y a pas de paroi entre le conducteur et les passagers, la première banquette ne doit être occupée que par une seule personne. S’il y a une paroi, la limitation du nombre de passagers aux places arrières ne s’applique pas pour les personnes qui habitent le même domicile.

Le véhicule doit être aéré le plus fréquemment possible.

Les passagers qui sont âgés de 11 ans et plus doivent obligatoirement porter un masque. Seul le conducteur peut en être dispensé s’il est séparé des passagers par une paroi de protection. Le conducteur peut refuser une personne qui ne porte pas de masque

En quittant le véhicule, chaque passager doit emporter tous ses déchets.

Il est recommandé au conducteur de procéder au nettoyage désinfectant du véhicule au moins une fois par jour et de le faire au moins deux fois par jour pour les surfaces les plus fréquemment touchées par les passagers, ainsi que du terminal de paiement.

Puis-je bénéficier de remboursements de mes frais de déplacements ?

Prévu par la loi d’orientation des mobilités, le forfait mobilités durables est désormais disponible pour permettre aux employeurs du secteur privé de prendre en charge jusqu’à 400 euros par an et par salarié les frais de déplacements de leurs employés, exonéré d’impôts et de cotisations sociales, et cumulable avec la prise en charge à 50% des abonnements de transports en commun. Le forfait mobilités durables est facultatif et concerne les trajets domicile-travail en vélo et en covoiturage mais aussi l’aide d’autres services de mobilité partagée (engins de déplacement personnels motorisés et scooter électriques en free floating, autopartage avec des véhicules électriques, hybrides rechargeables ou hydrogène). Le forfait mobilités durables est également mis en place dans la fonction publique d’Etat, pour les déplacements à vélo ou en covoiturage, à hauteur de 200€ par an et par agent. Le Gouvernement prépare sa mise en place dans l’ensemble du secteur public.

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Déconfinement : quels modes de transport privilégier ?