Fessenheim : des avancées significatives pour l’avenir du territoire

Le Jeudi 4 octobre 2018

Crédits : D. Valente / Terra
Sébastien Lecornu a présidé, le 4 octobre 2018, le troisième comité de pilotage pour la reconversion du site de Fessenheim. Le COPIL a permis d’acter des avancées significatives pour préparer le territoire à la fin de l’activité de la centrale.

4 axes de travail

Ce troisième comité de pilotage pour l’avenir de Fessenheim a permis d’acter des avancées significatives pour préparer le territoire à la fin de l’activité du CNPE (Centrale Nucléaire de Production d’Electricité) de Fessenheim. Les décisions de ce comité de pilotage s’inscrivent dans le prolongement des travaux engagés depuis 9 mois sous l’impulsion du Gouvernement, et permettent d’envisager la signature définitive du projet de territoire en janvier 2019.

L’ensemble des collectivités ont travaillé ensemble avec l’appui de l’État et de la Banque des Territoires à l’élaboration d’un projet stratégique partagé. L’ensemble des acteurs se sont entendus autour de 4 axes de travail pour l’après-CNPE :

Un comité de pilotage pour engager un projet de transition écologique et solidaire

La première réunion du comité de pilotage de la reconversion du site Fessenheim s’est tenue le 19 janvier 2018. Composé d’élus locaux, de services de l’Etat, de représentants d’EDF et d’acteurs du monde économique, il est chargé de nourrir un projet de reconversion exemplaire. Son objectif est d’appuyer les acteurs locaux qui ont la responsabilité de définir l’avenir économique, industriel et énergétique du territoire.

Pourquoi faut-il fermer la centrale nucléaire de Fessenheim ?

Pourquoi faut-il fermer la centrale nucléaire de Fessenheim ?

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Pourquoi faut-il fermer la centrale nucléaire de Fessenheim ? 

  • C'est la plus ancienne des centrales françaises. Située dans le Haut-Rhin, Fessenheim a été mise en service en 1977. C'est la plus ancienne des 19 centrales nucléaires françaises.
  • C'est un engagement de campagne du président de la République. Le président Emmanuel Macron s'est engagé, dès la campagne présidentielle de 2017, à poursuivre la procédure de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans la concertation et avec des mesures d'accompagnement.
  • La fermeture de la centrale s'inscrit dans les grands objectifs énergétiques de la France. Celle-ci ne conduira pas à une augmentation des émissions de CO2 de la France, compte-tenu de l'accélération du développement des énergies renouvelables décidée par le Gouvernement français et de la mise en service simultanée de la centrale nucléaire de Flamanville.
  • Cela correspond à l'engagement de la France de réduire la part nucléaire dans son mix énergétique. Cette fermeture constitue une première étape dans l'objectif d'atteindre le plus rapidement possible 50% de nucléaire (contre 72% en 2016), sans augmentation des émissions de gaz à effet de serre. 
  • La fermeture de Fessenheim est un préalable nécessaire à la mise en service de la nouvelle centrale de Flamanville. La loi de transition énergétique fixe le plafond de production d'électricité d'origine nucléaire française à 63,2 gigawatts (correspondant à la capacité de production actuelle). Afin de respecter ces dispositions, EDF doit procéder à l'arrêt définitif de deux réacteurs avant d'autoriser la mise en service de Flamanville 3 (Manche), seule nouvelle centrale en construction en France. 

Accélérer la diversification du mix énergétique français

Pour respecter les objectifs climatiques et énergétiques inscrits dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) et le Plan climat, la France entend accélérer la diversification du mix énergétique. Il est prévu de :

  • diversifier le mix électrique en réduisant la part du nucléaire et ainsi descendre le plus rapidement possible vers le 50% de nucléaire ;
  • développer les énergies renouvelables en portant leur part dans la production électrique à 40% en 2030 comme le prévoit la LTECV ;
  • réduire significativement la production d’électricité d’origine fossile.

Dans le même temps, pour atteindre l’objectif de long terme de neutralité carbone en 2050, la consommation d’énergie doit continuer de baisser.