François de Rugy et Emmanuelle Wargon créent le comité d’experts sur la gestion adaptative des espèces

Le Vendredi 8 mars 2019
François de Rugy, ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, ont institué, par un décret et deux arrêtés, publiés hier, jeudi 7 mars, le comité d’experts chargé de les conseiller sur la gestion adaptative des espèces animales, c’est-à-dire le fait d’adapter le nombre de prélèvements autorisés en fonction de l’état de conservation de chaque espèce.

La mise en place de la gestion adaptative et de l’analyse des données sur le niveau de conservation des espèces par une instance d’expertise scientifique est une nouvelle approche inspirée d’expériences étrangères notamment nord-américaine. Elle s’inscrit dans le cadre du plan biodiversité annoncé en août 2018, et de la loi créant l’Office français de la biodiversité, modifiant les missions des fédérations des chasseurs et renforçant la police de l’environnement, adoptée en 1ère lecture à l’Assemblée nationale en janvier et débattue au Sénat en avril.  

La gestion adaptative nécessite de disposer de bonnes connaissances sur les populations et leurs évolutions, sur les prélèvements réalisés par la chasse ou par destruction, sur les impacts qui pèsent sur elles et en particulier sur leurs habitats. Ces données fournies au comité d’experts par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, le Muséum national d’histoire naturelle et l’Agence française pour la biodiversité, seront continuellement actualisées, offrant ainsi une opportunité pour l’amélioration des connaissances.

Le comité d’experts pour la gestion adaptative est présidé par Patrick Duncan, chercheur émérite au CNRS et composé de 14 membres retenus suite à un appel à candidatures et à une sélection exigeante sur les qualités scientifiques des candidats. Ces experts ont été réunis une première fois le 31 janvier pour préparer leurs travaux. A court terme, plusieurs espèces vont être soumises à l’avis de ce comité : la tourterelle des bois, le courlis cendré, la barge à queue noire, le fuligule milouin, le grand tétras, l’oie cendrée.

Les ministres, éclairés par les recommandations de ce comité qui pourront porter sur les quotas de prélèvements mais aussi sur les actions à conduire, par exemple pour restaurer les habitats, pourront ainsi décider de la gestion la plus adaptée à chaque espèce considérée après l’avis du conseil national de la chasse et de la faune sauvage.