G7 Environnement : citoyens, société civile et échanges au cœur de cette nouvelle édition

Le Mardi 7 mai 2019

Crédits : A. Bouissou / Terra
C’était l’un des temps fort de ce G7 Environnement 2019 : l’ouverture à la société civile. Pendant deux jours, en parallèle des négociations entre les délégations, les citoyens ont pu assister à des conférences autour de sujets divers et échanger avec les groupes d’engagements.

Depuis quelques années, pour chaque G7, des groupes d’engagements rassemblant plusieurs acteurs de la société civile présentent des recommandations aux délégations. Il existe 7 groupes : Civil 7 (ONG), L7 (syndicats), S7 (communauté scientifique), T7 (think tanks, groupe de réflexion indépendant), W7 (women), Y7 (jeunes), B7 (employeurs). Leurs membres sont issus des pays du G7.

Dès le dimanche 5 mai, ces groupes d’engagements se sont exprimés devant la population en présentant en avant-première les axes défendus le lendemain auprès des délégations internationales. Ce sont les jeunes (G7 Youth) qui ont ouvert le bal des propositions autour de 4 grands axes :

  • la protection face aux évènements climatiques ;
  • sortir de la dépendance aux hydrocarbures, notamment pour les populations modestes ;
  • encourager une alimentation saine ;
  • gérer et prévenir l’arrivée de migrants climatiques.

Les membres du G7 Youth ont ainsi évoqué de nombreuses pistes comme la nécessité de renforcer les initiatives internationales sur le sujet de l’atténuation au changement climatique, la fiscalité des produits polluants ou encore la mobilité (en proposant de travailler sur les fréquences des transports en commun). Des sujets qui ont fait réagir les citoyens : déchets, accès à l’information, gaspillage ... Chacun a pu partager son point de vue et proposer des idées aux G7 Youth.

La journée s’est poursuivie avec les témoignages des Civil 7 (ONG), L7 (syndicats) et W7 (Women). En présence d’Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, les groupes d’engagements l’ont interpellée sur les questions de financement de la transition écologique et d’égalité. La secrétaire d’ État a notamment précisé qu’un document présentant l’ensemble du budget alloué à la transition écologique était en cours d’élaboration et serait présenté dans le cadre du prochain projet de loi de finance. Les syndicats ont quant à eux rappelé l’importance de la formation des populations aux nouveaux métiers liés à la finance verte. Le W7 a enfin proposé de modifier les conditions d’accès à certains fonds verts : les projets éligibles sont généralement d’envergure importante, excluant les projets à plus petites échelles, souvent portés par des femmes et tout autant porteurs sur le plan de la transition écologique. Un changement qui serait bénéfique pour ces entrepreneuses.

G7 Metz : évènement de la société civile
Crédits : A. Bouissou / Terra

L’après-midi, la communauté scientifique a développé trois axes autour de la confiance face aux changements technologiques, rappelant le caractère fondamental de l’éducation dès le plus jeune âge. Les scientifiques ont aussi travaillé autour de l’intelligence artificielle, un secteur en plein essor nécessitant transparence et anticipation. Les scientifiques ont également appelé à encourager la science dite hors mur, une science participative ou des non professionnels de la science lancent des initiatives utiles pour la société. C’est le cas notamment de pl@ntNet, un projet de sciences participatives sous forme d’application permettant d’identifier des plantes à partir de photos.

La journée s’est ensuite terminée sur le volet plastique. En présence de Brune Poirson, secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, plusieurs entreprises ont présenté les efforts qu’elles mettaient en place en matière de collecte et de recyclage pour lutter contre la pollution plastique. En complément, des entrepreneurs du monde entier sont venus présenter leurs technologies innovantes, notamment autour le recyclage de polyester. L’entreprise Lactips a présenté sa solution de plastique biodégradable et biosourcé réalisé à partir de lait non utilisé par l’industrie agroalimentaire. Des échanges très riches, permettant aux citoyens de découvrir les recommandations portées auprès des délégations et plus globalement, les initiatives portées dans le monde entier pour une société plus durable et plus égalitaire.