Le Gouvernement lance 25 actions pour accélérer le déploiement des réseaux de chaleur et de froid renouvelables

Le Lundi 7 octobre 2019
Lancé en 2018 par le ministère de la Transition écologique et solidaire, le Plan de libération des énergies renouvelables a pour but d’accélérer le déploiement des énergies renouvelables en simplifiant leur cadre réglementaire et incitatif.

C’est dans ce cadre, et après avoir conclu des groupes de travail sur l’éolien, le photovoltaïque et la méthanisation, qu’Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, a lancé en mars dernier un groupe de travail « chaleur et froid renouvelables ». Celui-ci a réuni les acteurs de la filière pour identifier et lever les freins au développement du secteur.

Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Emmanuelle Wargon ont dévoilé aujourd’hui à Reims les conclusions de ces travaux, qui ont débouché sur 25 décisions concrètes.

Les réseaux de chaleur jouent un rôle indispensable pour massifier les énergies de chauffage sans carbone, tout comme les réseaux de froid constituent des systèmes de production et de distribution de froid efficaces au plan énergétique et environnemental.

Point de rencontre des politiques territoriales en matière d’énergie-climat et d’urbanisme, les réseaux de chaleur et de froid sont des vecteurs d’énergie renouvelable locale car ils permettent de valoriser des ressources variées telles que :

  • la chaleur fatale,
  • l’énergie du sol et du sous-sol avec la géothermie,
  • les ressources forestières locales gérées durablement,
  • la chaleur cogénérée par des unités de méthanisation territoriales, ou encore
  • l’énergie du soleil avec le solaire thermique.

Le groupe de travail a réuni au total une centaine de participants, avec l’implication forte de plusieurs d’entre eux, notamment le Syndicat National du Chauffage Urbain et de la Climatisation Urbaine (SNCU), l’association AMORCE, la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), appuyés par l’expertise de l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (CEREMA), et de la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), qui en assurait l’animation. Un travail en ateliers avec les membres du groupe de travail s’est déroulé de mars à juillet 2019.

Les propositions faites par le groupe de travail et validées par les ministres visent à renforcer l’attractivité des réseaux de chaleur et de froid, leurs bienfaits pour les consommateurs et l’environnement, ainsi que leur compétitivité économique. L’objectif est d’inciter les collectivités territoriales et leurs partenaires à agir dès maintenant pour atteindre les objectifs nationaux à l’horizon 2030, à savoir une multiplication par 5 des quantités de chaleur et de froid renouvelables et de récupération livrées par rapport à 2012.

  • Les actions annoncées aujourd'hui visent 5 objectifs clés :
  • accroitre la mobilisation et l’attractivité des réseaux,
  • améliorer l’information et la protection des consommateurs,
  • renforcer la compétitivité économique des réseaux,
  • contribuer au verdissement de l’énergie livrée par les réseaux,
  • valoriser l’innovation et investir dans la Recherche & Développement.

L’annonce de ces décisions sur le territoire rémois est symbolique par le fait que les réseaux de chaleur et de froid sont des outils au service des politiques énergétiques et environnementales territoriales. Leur développement touche directement le quotidien des logements, entreprises et bâtiments publics raccordés.

Retrouver la liste des 25 actions dans le dossier de presse