La GreenTech verte

Le Jeudi 14 juin 2018
Initiée par le ministère, la GreenTech verte a vocation à développer de nouveaux usages et services pour les citoyens grâce à l’exploitation de données ouvertes et aux outils numériques. À la confluence du numérique et de la transition écologique, la démarche GreenTech verte a permis l’émergence d’une communauté de valeurs. Alors que les réseaux intelligents, l’ouverture et le partage des données amorcent un nouveau modèle de développement, accélérateur d’innovations technologiques, créateur de richesses et d’emplois, la communauté de la GreenTech verte, est une nouvelle manière de faire du collectif pour progresser vers les objectifs de développement durable.

Le réseau d’incubateurs

Le réseau d’incubateurs de la GreenTech verte est l'outil majeur de la démarche GreenTech verte. Creusets d'innovation à la confluence des technologies numériques et de la transition écologique, les incubateurs de la GreenTech verte ont pour vocation d'accompagner le développement de start-up sélectionnées pour la qualité à la fois de leur projet et de leur équipe. Ils sont conçus comme des dispositifs ouverts pour faire vivre et animer la communauté GreenTech verte, en mettant en synergie tous les acteurs de l'écosystème.

Le réseau d’incubateurs de la GreenTech verte est ouvert aux start-up dont les projets innovants concourent à la transition écologique (économies d’énergie, énergies renouvelables, stockage de l’énergie et hydrogène, économie verte, chimie biosourcée, réseaux électriques intelligents, bâtiments, mobilité) et notamment ceux identifiés grâce aux différents événements créatifs organisés par le ministère (hackathons, concours d’innovateurs…).

    L’incubateur de Champs-sur-Marne

    Les projets incubés disposent d'un espace ouvert au sein de l'école nationale des ponts et chaussées. Situé au coeur d'un campus de plus de 2000 étudiants, cet incubateur offre aux projets un accès à de nombreux services proposés par l’école nationale des ponts et chaussées et ses partenaires, comme la bibliothèque, le laboratoire d'informatique Gaspard-Monge, les cursus spécialisés de la d.school de Marne-la-Vallée, l'incubateur Descartes…

    Le DataCentre d'Orléans

    L’incubateur d’Orléans, intitulé DataCentre GreenTech verte, installé dans les locaux du pôle environnement du service statistique du ministère, est axée sur la science de la donnée environnementale : de l’état des milieux aux métiers de l’économie verte en passant par les pressions exercées sur les ressources naturelles ou l'exposition aux risques et nuisances. Situé au cœur d’un écosystème actif dans le domaine de la technologie du numérique, il apporte son concours à l’essor des datasciences en mettant en place des collaborations avec les acteurs impliqués dans cette discipline.

    L'incubateur de Toulouse

    Installé sur le site de Météo-France, l’ambition de cet incubateur Toulousain est de contribuer tant au fonctionnement du réseau GreenTech verte en coordonnant son offre de service à celle des autres incubateurs qu'à l’animation de l'écosystème Toulousain en privilégiant des thématiques spécifiques à la région sur le thème général des objets connectés au service de la transition énergétique et écologique. Pour cela, l’incubateur reçoit le soutien de deux partenaires industriels : Enedis qui pilote une initiative baptisée Smart Occitania visant à faire de Toulouse un pôle d'excellence dans le domaine des smart-grids et de la transition énergétique et Continental, équipementier automobile qui développe des outils et services destinés à la voiture électrique connectée et autonome.

    L'accompagnement des start-up

    L'initiative GreenTech verte accompagne les start-up qui innovent en faveur de la transition écologique. Au sein de ses incubateurs, un parcours d'accompagnement dédié aux jeunes pousses est en place afin de favoriser leur croissance. Cette offre de service proposée par le ministère de la Transition écologique et solidaire est diverse.

    L’accompagnement proposé au sein des incubateurs se focalise sur le renforcement de la dimension verte des projets. Pour des expertises adaptées aux besoins spécifiques de chaque projet, les start-up ont accès aux ressources scientifiques et techniques du ministère. Les services incorporent des outils tels que l'analyse de cycle de vie, les méthodes d'éco-conception, l'informatique durable et l'accessibilité web. Les start-up ont à leur disposition les données concernant des thématiques variées, comme la production d’énergie, la performance énergétique, les risques, la biodiversité, la météorologie... Elles sont également intégrées au réseau du ministère qui comportent les écoles d’ingénieurs, l'institut national de l'information géographique et forestière (IGN), Météo-France, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe)…

    Concernant l'accompagnement entrepreneurial, des partenaires extérieurs au ministère, grandes écoles, grands groupes, pôles de compétitivité… sont associés. Ces partenariats permettent aux porteurs de projet de bénéficier de conseils collectifs ou personnalisés dans des domaines aussi divers que le design de produit, le développement d'outils numériques ou encore la propriété intellectuelle. Dans ce cadre, les lauréats ont accès à des formations portant sur la communication, le développement commercial, le marketing digital, la gestion de projet en start-up, les enjeux réglementaires fondamentaux, les questions de gouvernance, le recrutement et les aspects financiers.

    L'accompagnement individuel se matérialise par des chèques prestation conseil, qui ouvrent aux lauréats des heures de service et d'appui personnalisé auprès du réseau scientifique et technique du ministère et des partenaires spécialisés.

    Le « lab » sur les données énergie

    Un « lab » sur les données énergie a été installé au DataCentre d’Orléans pour échanger et partager la connaissance sur les données locales d’énergie afin qu’elles soient mobilisées efficacement pour le bénéfice de la transition énergétique dans les territoires.

    Les collectivités territoriales sont en première ligne dans la lutte contre le changement climatique. Elles jouent un rôle clef dans la maîtrise des consommations d’énergie et la promotion des énergies renouvelables. La mise à disposition des données d’énergie, rendue possible par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, a positionné les territoires au cœur de l’action.

    La connaissance des données locales d'énergie est donc un des maillons important de la transition énergétique. Les données d’énergie sont essentielles pour l’élaboration des plans climat-air-énergie territoriaux et permettent, par exemple, de diagnostiquer les consommations énergétiques dans les territoires, d’aider à la planification des nouvelles orientations énergétiques comme les énergies renouvelables.

    Parmi les premiers chantiers, le « lab » sera mobilisé pour traiter deux axes prioritaires contribuant directement au développement et à l’utilisation des données, grâce au partage et à l’innovation :

    • La mise en place progressive d'un nouveau dispositif plus complet d'accès aux données énergies, intégré à la plateforme nationale « data.gouv.fr ».
    • La création d'une boite à outils « socle » pour les collectivités locales afin de les accompagner dans la préparation de leur plan climat-air-énergie.
       

    Start-up de la GreenTech verte : l'appel à manifestation d'intérêt

    En deux ans, l'initiative GreenTech verte s'est fortement développée sur les différentes thématiques des ministères de la transition écologique et solidaire et de la cohésion des territoires et s'est déployée de manière agile sur le territoire par l'accompagnement des innovateurs, ainsi que par l'organisation d'événements visant à la promotion des innovations et de l'usage du numérique au service des politiques ministérielles.

    Lors du Meet'Up des start-up de la GreenTech verte, le 7 juin 2019, le ministère a souhaité poursuivre le soutien aux innovateurs en lançant un nouvel appel à manifestation d'intérêt.

    Cet appel vise à sélectionner les projets les plus prometteurs pour mettre en œuvre les politiques du pôle ministériel (plan climat, french mobility, E+C-...), se distinguant par leur ambition environnementale, leur faisabilité, leur réalisme économique et leur degré d'innovation. Il concerne tous les projets dans les domaines suivants : efficacité énergétique, énergies renouvelables, gestion des risques, bâtiment et ville durable, transports efficients et propres, économie circulaire, santé-environnement, eau et biodiversité, finance verte.

    Le constat est avéré : même les meilleurs projets rencontrent, notamment en phase d'amorçage, des difficultés à obtenir l'attention des décideurs, investisseurs ou acheteurs, en particulier publics. Délivré par un panel d'experts issus de différentes directions ministérielles, des opérateurs de l'État et de personnalités qualifiées, ce label permet d'attester du sérieux et du caractère prometteur du projet d'innovation verte ayant donné lieu à une première preuve de concept.

    Le label donnera aux lauréats le droit de bénéficier, s'ils le souhaitent, de tout ou partie de l'offre d'accompagnement proposée par le ministère dans le cadre de la GreenTech verte. Deux phases de sélection seront organisées par an, l'une de juin à septembre et l'autre de décembre à février.