La GreenTech verte

Le Mercredi 11 septembre 2019
Initiée par le ministère, la GreenTech verte a vocation à développer de nouveaux usages et services pour les citoyens grâce à l’exploitation de données ouvertes et aux outils numériques. À la confluence du numérique et de la transition écologique, la démarche GreenTech verte a permis l’émergence d’une communauté de valeurs. Alors que les réseaux intelligents, l’ouverture et le partage des données amorcent un nouveau modèle de développement, accélérateur d’innovations technologiques, créateur de richesses et d’emplois, la communauté de la GreenTech verte, est une nouvelle manière de faire du collectif pour progresser vers les objectifs de développement durable.

Start-up et PME, candidatez aux appels à manifestation d’intérêt de la GreenTech verte

L'initiative GreenTech verte s'est fortement développée sur les différentes thématiques du ministère. Elle s'est déployée de manière agile sur le territoire par l'accompagnement des start-up, ainsi que par l'organisation d'événements visant à la promotion des innovations et de l'usage du numérique au service des politiques ministérielles.

Le ministère poursuit le soutien aux start-up et l'élargi aux PME par un double appel à projet :

  • GreenTech verte amorçage, s’appliquant aux start-up qui sont des micro-entreprises de moins de 4 ans d’âge.
  • GreenTech verte accélération, s’appliquant aux PME au sens communautaire du terme qui ne relèvent pas de la catégorie précédente.

Ces appels à manifestation d’intérêt visent à sélectionner les projets les plus prometteurs en relation avec les politiques ministérielles (plan climat, french mobility, E+C-...), se distinguant par leur ambition environnementale, leur faisabilité, leur réalisme économique et leur degré d’innovation.

Le label donne aux lauréats le droit de bénéficier de tout ou partie de l’offre d’accompagnement proposé par le ministère dans le cadre de la GreenTech verte. Cette labellisation crédibilise les projets innovants des décideurs, investisseurs ou acheteurs, en particulier publics.

Deux phases de sélection sont organisées, l’une de septembre à novembre 2019 et l’autre de février à avril 2020.

Le réseau d’incubateurs

Le réseau d’incubateurs de la GreenTech verte est l'outil majeur de la démarche GreenTech verte. Creusets d'innovation à la confluence des technologies numériques et de la transition écologique, les incubateurs de la GreenTech verte ont pour vocation d'accompagner le développement de start-up sélectionnées pour la qualité à la fois de leur projet et de leur équipe. Ils sont conçus comme des dispositifs ouverts pour faire vivre et animer la communauté GreenTech verte, en mettant en synergie tous les acteurs de l'écosystème.

Le réseau d’incubateurs de la GreenTech verte est ouvert aux start-up dont les projets innovants concourent à la transition écologique (économies d’énergie, énergies renouvelables, stockage de l’énergie et hydrogène, économie verte, chimie biosourcée, réseaux électriques intelligents, bâtiments, mobilité) et notamment ceux identifiés grâce aux différents événements créatifs organisés par le ministère (hackathons, concours d’innovateurs…).

    L’incubateur de Champs-sur-Marne

    Les projets incubés disposent d'un espace ouvert au sein de l'école nationale des ponts et chaussées. Situé au coeur d'un campus de plus de 2000 étudiants, cet incubateur offre aux projets un accès à de nombreux services proposés par l’école nationale des ponts et chaussées et ses partenaires, comme la bibliothèque, le laboratoire d'informatique Gaspard-Monge, les cursus spécialisés de la d.school de Marne-la-Vallée, l'incubateur Descartes…

    Le DataCentre d'Orléans

    L’incubateur d’Orléans, intitulé DataCentre GreenTech verte, installé dans les locaux du pôle environnement du service statistique du ministère, est axée sur la science de la donnée environnementale : de l’état des milieux aux métiers de l’économie verte en passant par les pressions exercées sur les ressources naturelles ou l'exposition aux risques et nuisances. Situé au cœur d’un écosystème actif dans le domaine de la technologie du numérique, il apporte son concours à l’essor des datasciences en mettant en place des collaborations avec les acteurs impliqués dans cette discipline.

    L'incubateur de Toulouse

    Installé sur le site de Météo-France, l’ambition de cet incubateur Toulousain est de contribuer tant au fonctionnement du réseau GreenTech verte en coordonnant son offre de service à celle des autres incubateurs qu'à l’animation de l'écosystème Toulousain en privilégiant des thématiques spécifiques à la région sur le thème général des objets connectés au service de la transition énergétique et écologique. Pour cela, l’incubateur reçoit le soutien de deux partenaires industriels : Enedis qui pilote une initiative baptisée Smart Occitania visant à faire de Toulouse un pôle d'excellence dans le domaine des smart-grids et de la transition énergétique et Continental, équipementier automobile qui développe des outils et services destinés à la voiture électrique connectée et autonome.

    L'accompagnement des start-up

    L'initiative GreenTech verte accompagne les start-up qui innovent en faveur de la transition écologique. Au sein de ses incubateurs, un parcours d'accompagnement dédié aux jeunes pousses est en place afin de favoriser leur croissance. Cette offre de service proposée par le ministère de la Transition écologique et solidaire est diverse.

    L’accompagnement proposé au sein des incubateurs se focalise sur le renforcement de la dimension verte des projets. Pour des expertises adaptées aux besoins spécifiques de chaque projet, les start-up ont accès aux ressources scientifiques et techniques du ministère. Les services incorporent des outils tels que l'analyse de cycle de vie, les méthodes d'éco-conception, l'informatique durable et l'accessibilité web. Les start-up ont à leur disposition les données concernant des thématiques variées, comme la production d’énergie, la performance énergétique, les risques, la biodiversité, la météorologie... Elles sont également intégrées au réseau du ministère qui comportent les écoles d’ingénieurs, l'institut national de l'information géographique et forestière (IGN), Météo-France, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe)…

    Concernant l'accompagnement entrepreneurial, des partenaires extérieurs au ministère, grandes écoles, grands groupes, pôles de compétitivité… sont associés. Ces partenariats permettent aux porteurs de projet de bénéficier de conseils collectifs ou personnalisés dans des domaines aussi divers que le design de produit, le développement d'outils numériques ou encore la propriété intellectuelle. Dans ce cadre, les lauréats ont accès à des formations portant sur la communication, le développement commercial, le marketing digital, la gestion de projet en start-up, les enjeux réglementaires fondamentaux, les questions de gouvernance, le recrutement et les aspects financiers.

    L'accompagnement individuel se matérialise par des chèques prestation conseil, qui ouvrent aux lauréats des heures de service et d'appui personnalisé auprès du réseau scientifique et technique du ministère et des partenaires spécialisés.

    Le « lab » sur les données énergie

    Un « lab » sur les données énergie a été créé pour développer de la connaissance sur les données de consommation locale d’énergie afin qu’elles puissent être mobilisées efficacement pour le bénéfice de la transition énergétique dans les territoires.

    Les collectivités territoriales sont en première ligne dans la lutte contre le changement climatique. Elles jouent un rôle clef dans la maîtrise des consommations d’énergie et la promotion des énergies renouvelables. La mise à disposition des données d’énergie, rendue possible par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, a positionné les territoires au cœur de l’action.

    La connaissance de la consommation locale d'énergie est donc un maillon important de la transition énergétique. Les données d’énergie sont essentielles pour l’élaboration des plans climat-air-énergie territoriaux et permettent, par exemple, de diagnostiquer les consommations énergétiques dans les territoires, d’aider à la planification des nouvelles orientations énergétiques comme les énergies renouvelables.

    Pour initialiser les travaux du « lab », un concours de datavisualisation a été organisé par le ministère et ses partenaires. Les lauréats ont été annoncés le 9 octobre 2018. Encore à un stade de prototypes, les premiers outils construisent une première vision des usages possibles des données.

    Pour aller plus loin, le « lab » va traiter deux axes prioritaires contribuant directement au développement et à l’utilisation des données :

    • La mise en place progressive d'un nouveau dispositif plus complet d'accès aux données énergies, intégré à la plateforme nationale « data.gouv.fr ».
    • La création d'une boite à outils « socle » pour les collectivités locales afin de les accompagner dans la préparation de leur plan climat-air-énergie.