Jean-Baptiste Djebbari dresse un premier bilan de la mise en œuvre du plan de sécurisation des passages à niveau

Le Vendredi 29 novembre 2019

Lors de la réunion du dernier comité de suivi de la sécurité ferroviaire, le 3 mai 2019, Élisabeth Borne, alors ministre chargée des Transports, a annoncé un plan d’actions pour améliorer la sécurisation des passages à niveau.

Ce plan s’accompagne de plusieurs mesures législatives figurant dans le projet de loi d’orientation pour les mobilités, qui prévoient notamment d’imposer de façon systématique des diagnostics des passages à niveau et d’augmenter de 40% d’ici 2022 l’effort de l’État en faveur de la sécurisation des passages à niveau.
Les accidents survenus à plusieurs passages à niveau depuis le mois d’octobre rappellent l’importance des actions à mener pour améliorer la sécurité des usagers de la route et du train, dans un contexte où de multiples causes, en particulier humaines, peuvent en être à l’origine.

Six mois après l’annonce du plan d’actions, Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État chargé des Transports, a souhaité réunir l’ensemble des acteurs concernés par la sécurisation des passages à niveau (groupe public ferroviaire, collectivités locales, transporteurs, usagers, acteurs du secteur ferroviaire, organisations syndicales) pour dresser un premier bilan de la mise en œuvre du plan annoncé le 3 mai dernier.

L’Établissement public de la sécurité ferroviaire (EPSF) a confirmé que dans 99 % des cas, la collision entre un train et un véhicule a une cause routière et non pas ferroviaire, et que dans 93 % des situations, le non-respect du code de la route est à l’origine du drame. Il est donc indispensable d’accentuer à cet égard les efforts sur la prévention et, le cas échéant, la sanction sur ces infractions.

A l’issue de la revue d’avancement, Jean-Baptiste Djebbari a salué l’engagement de tous les acteurs, qui a permis d’engager concrètement toutes les mesures. Il a insisté sur la nécessité de poursuivre les expérimentations visant à mieux signaler les passages à niveau pour une meilleure prise de conscience du risque par les automobilistes.
Les préfets seront mobilisés sur le terrain. Une instruction va leur être donnée dans les prochains jours pour engager la concertation avec les gestionnaires de voirie volontaires sur des expérimentations de baisse de la vitesse aux abords des passages à niveau. Cette instruction prévoit aussi de confier aux préfets la responsabilité de l’animation de la concertation au plan local pour décider des mesures les plus efficaces pour réduire le danger des passages à niveau.
Un nouveau point de suivi de la mise en œuvre du plan d’actions sera réalisé à l’été 2020.