Journée internationale pour la prévention des catastrophes naturelles

Le Vendredi 11 octobre 2019

Crédits : L. Mignaux / Terra
Depuis 29 ans, la Journée internationale pour la prévention des catastrophes naturelles vise à sensibiliser les citoyens, les entreprises, les élus sur la nécessité de prévenir les risques naturels. Dans le contexte du changement climatique, c’est une composante majeure de l’adaptation des territoires et cela devient plus que jamais une nécessité.

Tempêtes, inondations, séismes : les 2/3 des communes françaises sont exposées à, au moins, un risque naturel

Le plus important des risques étant les inondations (17 millions de Français concernés). Face à la soudaineté et à la force de ces évènements, par les dommages qu’ils peuvent provoquer, tant humains que matériels, la prévention des risques est une priorité de l’État.

La prévention s’appuie sur plusieurs axes d’actions complémentaires. Le premier porte sur la connaissance des différents phénomènes, le second sur la surveillance, la prévision et l’alerte. Météo-France et Vigicrues – le service du ministère de la Transition écologique et solidaire qui diffuse la vigilance sur les cours d’eau surveillés – fournissent quotidiennement des bulletins d’information. La prévention s’appuie également sur l’intégration du risque dans l’aménagement, l’urbanisme et la réduction de la vulnérabilité des bâtiments afin de limiter les effets d’une crue ou d’une tempête. Enfin, le retour d’expérience après des catastrophes doit conduire à construire et reconstruire mieux.

La prévention des risques passe aussi par l’information préventive, l’éducation des populations et la culture du risque. Elle se concrétise par la mise en place d’actions dans les écoles, la mobilisation d’associations, l’organisation de manifestations (villages, forum…) autour de bonnes pratiques à adopter face au risque.

La résilience : une composante de l’adaptation au changement climatique

Face au changement climatique, les risques naturels vont gagner en fréquence et en intensité. En septembre 2019, le GIEC publiait un rapport spécial sur les océans. La montée du niveau de la mer, toujours plus rapide, et l’absorption croissante de CO2 dans l’océan ont entraîné une acidification qui s’accélère. Cette dégradation des écosystèmes démultiplie les risques. Les conclusions du GIEC confortent la politique du Gouvernement, qui a présenté le 20 décembre 2018 le deuxième Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) pour la période 2018-2022. Objectif : mettre en œuvre les actions nécessaires pour adapter les territoires aux changements climatiques régionaux attendus d’ici 2050. La résilience fait partie intégrante des actions présentées sur de nombreux aspects (bâtiment, biodiversité, économie…).

Résilience : le cas des territoires ultra-marins

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Le préfet de Guadeloupe nous présente les actions menées autour de la résilience dans les territoires ultra-marins.

Focus sur le plan séisme Antilles

Les Antilles françaises sont les régions où l’aléa et le risque sismiques sont les plus élevés. Mis en place dès 2007, le plan séisme Antilles définit une stratégie complète de prévention : confortement parasismique, reconstruction de bâtiments publics devant être prioritairement sécurisés (établissements scolaires, habitat social, casernes de pompiers, bâtiments de l’État servant à la gestion de crise, etc.) actions de formation et de sensibilisation au risque sismique.

Depuis son lancement, le plan séisme Antilles a permis de réaliser et de conventionner les travaux de 86 écoles primaires, 24 collèges, 22 lycées (achevés et engagés) ainsi que de 8 370 logements. 267 millions d’euros ont été alloués vis le fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM) pour l’ensemble des opérations de mise aux normes parasismiques depuis 2007 en Guadeloupe, Martinique et à Saint-Martin. Le 8 octobre 2019, un nouveau comité de pilotage a été mis en place pour dynamiser sa mise en œuvre.

Pour aller plus loin