Journée nationale de la qualité de l’air : Elisabeth Borne annonce une révision de l’indice officiel de la qualité de l’air pour mieux prendre en compte les particules fines

Le Mercredi 18 septembre 2019
À l’occasion de la 5ème Journée nationale de la qualité de l’air, Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, annonce la révision de l’indice officiel de surveillance de la qualité de l’air (indice « ATMO »), afin notamment de mieux tenir compte des plus petites particules fines.

« La qualité de l’air est un élément fondamental de la santé publique et un sujet de préoccupation majeur pour nos concitoyens. Pour être les plus efficaces dans les politiques que nous menons pour un air de qualité, nous devons nous doter de l’indicateur le plus fiable et précis possible. Cette transparence sur la situation est indispensable à la confiance dans l’action publique de l’Etat et des collectivités locales », a indiqué Elisabeth Borne.

 

L’indice « ATMO » est l’indice synthétique qui agrège des données de concentration de plusieurs polluants (particules fines, dioxyde d’azote, dioxyde de soufre, ozone), afin de fournir au grand public et aux décideurs une information claire et simple sur le niveau de la pollution de l’air. C’est l’indice officiel utilisé par les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air, à l’instar de Airparif à Paris.

 

Dans le cadre du Plan national de surveillance de la qualité de l’air, un groupe de travail piloté par ATMO France, la fédération des Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air, avait proposé un projet de révision de l’indice « ATMO », qui n’avait pas été modifié depuis 2011, pour tenir compte des dernières connaissances et des progrès en matière de mesure et de prévision de la qualité de l’air. Cette proposition de nouvel indice a reçu un avis favorable à l’unanimité du Conseil national de l’air (CNA), présidé par le député Jean-Luc Fugit, le 11 septembre 2019.

 

Ce nouvel indice révisé, que le Gouvernement a décidé de mettre en œuvre, sera à la fois :

-          Plus efficace pour la santé publique : le nouvel indice proposé sera plus précis et tiendra compte maintenant des particules fines inférieures à 2,5 microns (PM2,5), qui pénètrent plus facilement à travers les barrières physiques de notre organisme et impactent notre santé, et non plus uniquement celles inférieures à 10 microns (PM10) comme c’est le cas actuellement ;

-          Plus lisible et accessible sur le territoire : le nouvel indice pourra être utilisé partout, et pas seulement dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants comme c’est le cas aujourd’hui. Cela permettra d’accompagner le développement de nombreuses applications qui visent à renseigner sur la qualité de l’air de proximité, notamment grâce aux micro-capteurs.

 

Un arrêté ministériel sera pris d’ici la fin de l’année pour définir réglementairement le nouvel indice, qui sera calculé et publié par les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air à partir de début 2020, après une information déclinée dans chaque région pour expliquer les changements aux décideurs et au grand public.

 

La révision de cet indice s’inscrit dans la série d’actions structurantes engagées par le gouvernement pour améliorer la qualité de l’air sur l’ensemble de notre territoire, avec notamment :

-       Le  déploiement des zones à faibles émissions : 23 agglomérations se sont engagées dans la démarche, et le projet de loi d’orientation des mobilités apportera des outils pour en permettre le bon fonctionnement ;

-       Des investissements sans précédent dans les transports du quotidien : 13,4 milliards d’euros seront investis sur le quinquennat, en particulier pour développer l’offre de transport ferroviaire autour des métropoles et réduire la dépendance à la voiture individuelle ;

-       Un plan vélo inédit par son ampleur, avec pour objectif de tripler la part du vélo dans les déplacements d’ici 2024. Le 14 septembre 2019, le Gouvernement a annoncé les 152 premiers projets d’infrastructures cyclables dans les territoires qui bénéficieront pour la première fois d’un co-financement de l’Etat ;

-       Des dispositifs d’accompagnement pour accompagner les ménages les plus modestes dans la transition vers les énergies moins polluantes, notamment la Prime à la conversion des véhicules, la prime à la conversion des chaudières, etc.

-       La transformation de notre système de production électrique vers des énergies plus propres et décarbonées, avec en particulier a fermeture d’ici 2022 des quatre dernières centrales à charbon.

 

La pollution de l’air, un enjeu sanitaire majeur

Malgré l’amélioration progressive de la qualité de l’air (depuis 2000, les concentrations moyennes de particules fines et de dioxyde d’azote ont été réduites de 30 %), la pollution de l’air reste un enjeu sanitaire majeur : il s’agit de la première cause de mortalité subie, responsable de 48 000 décès prématurés par an en France selon l’évaluation publiée en 2016 par l’Agence nationale de santé publique.

 

La Journée nationale de la qualité de l’air

Pour la 5ème édition de la Journée nationale de la qualité de l’air ce mercredi 18 septembre 2019, près de 130 événements et initiatives en France sont recensés sur la plateforme du ministère de la Transition écologique et solidaire. Créée en 2015, la Journée nationale de la qualité de l'air a pour objectif de favoriser la mobilisation individuelle et collective pour sensibiliser à l'importance de respirer un air de bonne qualité. Collectivités, entreprises, associations, écoles, citoyens sont invités à organiser et à participer à des évènements qui pourront montrer les bonnes pratiques pour lutter contre la pollution de l'air. Des conférences, mais aussi des portes ouvertes, des expositions, des expérimentations ou encore des jeux permettront de mobiliser tout un chacun sur ce thème.