L'agence française pour l’information multimodale et la billettique (AFIMB)

Le Jeudi 2 mars 2017
L'agence française pour l’information multimodale et la billettique est un service de l'État rattaché à la direction générale des infrastructures, des transports et de la mer.

L'agence française pour l'information multimodale et la billetique (AFIMB)

Opérationnelle depuis début 2011, l’Agence française pour l’information multimodale et la billettique (AFIMB) est chargée en particulier :

  • de promouvoir l’interopérabilité dans les domaines de l’information multimodale et de la billettique, et de soutenir la normalisation dans ces domaines ;
  • d’encourager le développement de services d’information à l’intention des usagers, prenant en compte l’ensemble des modes de transport ;
  • de mettre les systèmes d’information multimodale en réseau, en liaison avec les collectivités territoriales volontaires.

L’agence est un service de l’État à compétence nationale, rattachée à la Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer (DGITM). Elle s’appuie sur un comité d’orientation réunissant les représentants des autorités organisatrices des transports, des opérateurs de transport, des usagers et des ministères concernés.

Équipe

Actuellement, cette agence s’appuie sur une équipe de 3 personnes. Vous pouvez les contacter par mail en utilisant l'adresse suivante : afimb.sags.dgitm@developpement-durable.gouv.fr

Comité d’orientation

Le comité d’orientation se compose de représentants des autorités organisatrices des transports, des opérateurs de transport, des usagers et des ministères concernés.

Le comité d’orientation a invité l’AFIMB à mettre en place un comité billettique dont la composition est élargie, au-delà du monde des transports, à des représentants du secteur des cartes bancaires et du mobile sans contact.

L’agence s’appuie également sur l’expertise des services du Réseau Scientifique et Technique du ministère (CEREMA, IFSTTAR...).

Les référentiels d'arrêt

Le constat au niveau des arrêts de transports en France

Les arrêts de transports (un arrêt de bus, une station de tram, une gare…) sont utilisés dans de très nombreux systèmes d’information transport :

  • ils sont par exemple utilisés par l’opérateur de transport lorsqu’il planifie son offre (« mon réseau de transport comportera X arrêts ») ;
  • ils apparaissent aussi dans l’information voyageur théorique (« quelle est la liste des arrêts desservis par tel tramway ? ») ou bien temps réel (« quel est l’horaire du prochain passage du tram à cet arrêt ? ») ;
  • ils peuvent servir pour construire une offre tarifaire (« combien va me coûter mon ticket de transport ? »).

Sur le plan informatique, on constate que modéliser un arrêt de transport peut donner lieu à différentes interprétations suivant les acteurs :

  • des termes différents sont utilisés pour désigner les arrêts : « poteau d’arrêt », « arrêt commercial », « pôle d’échange multimodal », « zone d’accès », « lieu d’arrêt », « quai », « zone d’embarquement »… ;
  • pour un même arrêt de transport, l’identifiant n’est pas toujours identique ni stable dans le temps ;
  • pour un même arrêt de transport, la dénomination, la géolocalisation, l’adresse... peuvent varier ;
  • une fois ces arrêts modélisés dans un fichier informatique, les formats d’échange utilisés peuvent être propriétaires et donc non standardisés ni normalisés.

Quelle solution apporter aux acteurs transports français ?

Pour disposer de données interopérables et de bien meilleure qualité, l’élaboration et le maintien d’un référentiel d’arrêt s’impose aujourd’hui. Par référentiel d’arrêt, on entend ici une base de données sur les arrêts de transport, décrite selon des documents standards, composée d’une structuration et de caractéristiques de référence et servant de socle à différentes applications (ex. calculateur d’itinéraire, temps réel, billettique, open data…). Ce référentiel d’arrêt est mis en place sous l’égide d’une collectivité territoriale et alimenté par l’ensemble des opérateurs de transport et de mobilité.

Mettre en place un référentiel d’arrêt a plusieurs avantages pour une collectivité territoriale :

  • faire des économies d’échelle, en utilisant et partageant un même jeu de données de référence pour différents systèmes… En l’absence d’un tel référentiel, les échanges de données conduisent à une perte de temps et d’énergie à l’échelle du territoire : conversion de format, dédoublonnage des arrêts, tables de correspondance pour gérer les identifiants…
  • contribuer à offrir aux usagers des services d’information plus innovants : offrir un calculateur d’itinéraires (réellement) temps réel combiner information voyageur et offre tarifaire, améliorer les correspondances multimodales et/ou multi transporteurs
  • diffuser des données transports de référence, interopérables et de qualité :
    • que ce soit en interne : dans le cadre de projets de ville intelligent où le croisement de données provenant de différentes sources est nécessaire (transport, construction, énergie, urbanisme…)
    • ou bien, à destination de tiers : démarches open data.

Que propose le ministère aux acteurs transports ?

Des travaux ont d’ores et déjà été conduits par le ministère sur cette question du référentiel d’arrêt avec l’ensemble des parties prenantes. Sont aujourd’hui librement à disposition du public de nombreux résultats :

  • des recommandations en termes de mise en œuvre d’un tel chantier référentiel d’arrêt ;
  • de la documentation technique : modèle de données, profil d’échange, méthode pour la codification des identifiants… ;
  • des briques logicielles pour créer une donnée normalisée, convertir cette donnée, tester la conformité à la norme ;
  • des clauses juridiques à insérer dans les cahiers des charges des opérateurs.

De premiers référentiels d’arrêts ont été lancés par des collectivités en France (et aussi parmi nos voisins européens : en Grande-Bretagne et en Allemagne par exemple). Le ministère des transports souhaite que d’autres chantiers similaires émergent en France au niveau local. Pour cela, il est prêt à proposer un accompagnement aux collectivités territoriales qui souhaiteraient également s’inscrire dans une démarche d’élaboration de référentiel d'arrêts.

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