L’intelligence artificielle au service de la transition écologique

Le Jeudi 5 avril 2018

Crédits : L. Delhourme / Idprod
Après six mois de travaux, le député et mathématicien Cédric Villani a remis au Premier ministre, jeudi 29 mars, son rapport « Donner un sens à l’intelligence artificielle ». Ce rapport formule des propositions pour placer la France en leader sur le sujet de l’intelligence artificielle, grâce à la libération de la donnée publique.

Quelle politique pour l’intelligence artificielle ?

Pour que la France rejoigne le rang des leaders mondiaux en matière d’intelligence artificielle (États-Unis, Chine, Canada, Angleterre et Israël), le rapport de Cédric Villani préconise au Gouvernement de concentrer ses efforts dans quatre secteurs stratégiques : l’environnement, les transports, la santé et la défense.

Le rapport réaffirme la place centrale de la donnée qui devra structurer la stratégie française sur les sujets de la politique économique, de la recherche, de la formation et de l’éthique.

#MissionIA : la feuille de route du Gouvernement

Le 8 septembre 2017, le Premier ministre Edouard Philippe a lancé la mission « stratégie nationale sur l’intelligence artificielle (IA) ». À cette occasion, il a souligné les atouts de la France en matière d’intelligence artificielle :

  • un vivier de près de 300 start-up spécialisées qui font vivre l’intelligence artificielle ;
  • l’excellence française de la recherche et de la formation ;
  • l’existence de grandes bases de données exploitables dans des domaines-clés, notamment celui de l’énergie ;
  • l’investissement massif de grands groupes de services et de conseils en numérique, qui encouragent la diffusion des données ;
  • l’utilisation de l’intelligence artificielle par de grands groupes industriels français.

Edouard Philippe avait alors confié à Cédric Villani la mission d’apporter une vision à la stratégie nationale pour l’intelligence artificielle que le Gouvernement souhaite construire.

Mettre l’intelligence artificielle au service de la transition écologique

Pourrions-nous, demain, cartographier les espèces vivantes via les nouvelles possibilités fournies par la reconnaissance d’image, prédire la météo, les pollutions ou les crues de manière plus précise ou encore utiliser les drones pour la reforestation ?

Faciliter le développement du véhicule autonome ou électrique, la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) et la mesure de l’impact environnemental, améliorer la consommation énergétique, soutenir l’innovation agricole… Pour Cédric Villani, l’intelligence artificielle peut devenir un puissant accélérateur de la transition écologique et énergétique.

Une politique de la donnée offensive pourrait également simplifier grandement les procédures administratives. Pour cela, il est primordial de mettre à la disposition des chercheurs et entreprises européennes les données publiques disponibles : météorologiques, agricoles, de transports, d’énergie, de biodiversité, de climat, de déchets, cadastrales, de diagnostic de performance énergétique… etc.

« Donner un sens à l’intelligence artificielle »