Lutte contre la pollution des navires : la France salue l’engagement de tous les pays méditerranéens pour une zone à faibles émissions en Méditerranée

Le Vendredi 6 décembre 2019
Dans le cadre de la conférence des parties de la Convention de Barcelone qui s’est tenue à Naples du 2 au 5 décembre, l’Union européenne et les vingt-et-un Etats riverains de la Méditerranée viennent de s’engager conjointement à faire de la Méditerranée une zone à faibles émissions d’oxydes de soufre par les navires (dite zone ECA, pour emission control area).

Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’Etat auprès de la Ministre de la Transition écologique et solidaire, chargé des Transports, se félicitent de cet accord, qui marque l’aboutissement d’une action déterminée du gouvernement français visant à préserver l’environnement de l’espace méditerranéen et la santé de ses habitants, en luttant contre la pollution issue des navires.

En effet, sur la base d’une étude coûts/bénéfices publiée en janvier 2019, la France mène activement les négociations depuis le début d’année pour défendre ce projet d’une zone ECA méditerranéenne, à l’instar de celle qui existe déjà en Manche-mer du Nord.

Pour la première fois, l’ensemble des Etats méditerranéens affirme l’ambition commune de saisir l’Organisation Maritime Internationale en 2022 pour limiter à 0,1% la teneur en soufre autorisée dans les carburants des navires en Méditerranée. La mise en œuvre de cette décision fait l’objet d’une feuille de route, agrée également par toutes les Parties. Elle prévoit la réalisation d’études complémentaires et l’identification des mesures d’accompagnement afin de faciliter l’atteinte de l’objectif visé.

Pour Elisabeth Borne, « cette décision marque un tournant décisif vers la création d’une zone à faibles émissions d’oxyde de soufre dans la Méditerranée, un projet qui mobilise la France depuis de longs mois. L’adhésion de tous les pays du pourtour méditerranéen montre une prise de conscience collective de l’importance de l’enjeu. La France apportera tout son soutien aux travaux préparatoires à la mise en place de ce nouveau régime international ».

La France est déterminée à agir pour la préservation de l’environnement et la santé des habitants du littoral. Au-delà de ce projet de zone, le Gouvernement porte une stratégie de ports sans fumées, qui repose notamment sur le développement des branchements électriques à quai ou des services de fournitures d’énergies alternatives dans les ports.

L’entrée en vigueur, au 1er janvier 2020, de la réduction mondiale de la teneur en soufre des carburants marins, qui sera divisée par sept, constitue une autre mesure clé pour réduire la pollution de l’air issue des navires. Les contrôles dans les ports français veilleront à faire respecter la réglementation. La transition écologique du transport maritime passe aussi par le soutien à l’innovation pour verdir la propulsion des navires, des incitations fiscales comme le suramortissement ou encore l’appui aux engagements volontaires des secteurs économiques concernés en faveur de pratiques vertueuses.

 

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