Mobilités et transports : quelles priorités ?

Le Jeudi 12 octobre 2017

Crédits : A. Bouissou/Terra
Les besoins de la population et de l’économie ont profondément évolué. Les transports et la mobilité vont connaître des changements majeurs dans les prochaines années. C’est pourquoi l’Etat accompagne ces changements en prenant en compte des critères essentiels comme la révolution numérique, la transition écologique, l’accès à la mobilité durable à tous les territoires et tous les citoyens, l’innovation, la sécurité et la sûreté.

Donner la priorité aux transports du quotidien : les assises de la mobilité

Elisabeth Borne, ministre chargée des transports a lancé, le 19 septembre 2017, les Assises nationales de la mobilité. Réparties sur 3 mois, de septembre à décembre 2017, ces Assises visent à identifier les besoins et les attentes prioritaires de tous les citoyens autour de la mobilité. Une attention particulière est donnée aux transports de la vie quotidienne, aux zones rurales et périurbaines afin de lutter contre les fractures territoriales. Pour cela, usagers, collectivités, opérateurs, acteurs économiques et ONG de l'ensemble du territoire sont conviés à participer et à faire émerger de nouvelles solutions.

Assises nationales de la mobilité : 3 mois pour transformer la mobilité

Lancement des assises nationales de la mobilité. C'est l'occasion de vous exprimer !
Participez sur www.assisesdelamobilite.gouv.fr

La grande consultation des Assises de la mobilité s'organise en plusieurs étapes et propose plusieurs types d'ateliers répartis dans le temps. Elle prévoit :

  • des ateliers territoriaux dans une quinzaine de lieux, qui organisés sous forme de réunions publiques, ont pour objectif d'approfondir les besoins et de faire émerger les idées et initiatives ;
  • des ateliers thématiques ;
  • des ateliers de l'innovation.

Parallèlement à ces ateliers, un site web entièrement dédié aux Assises nationales de la mobilité est ouvert au public. Chacun peut participer au projet en apportant sa contribution sur la plateforme.

Les Assises aboutiront à la Loi d'orientation des mobilités, présentée au premier trimestre 2018.

Accélérer la transition écologique

Le transport est aujourd’hui le premier secteur responsable des émissions de gaz à effet de serre en France. C’est aussi un secteur en pleine transformation, avec le développement des mobilités douces, mais aussi des véhicules électriques. Une révolution de la mobilité du quotidien nous attend, avec des véhicules plus autonomes, plus partagés, moins énergivores.

Cette révolution est une opportunité formidable qu’il faut accélérer. C’est pourquoi le Plan Climat fixe l’objectif de mettre fin à la vente de voiture à essence ou au diesel en 2040, pour encourager les constructeurs automobiles à innover et à devenir leader de ce marché. D’autres pays, comme l’Inde, les Pays-Bas ou la Norvège, se sont dotés d’objectifs très proches.

Le Plan climat vise à faire de l’Accord de Paris une réalité pour les Français, pour l’Europe et pour l’action diplomatique de la France. Avec la volonté de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C, l’Accord de Paris fixe un cap ambitieux notamment dans le domaine des transports.
 

La mobilité en quelques chiffres

Les assises de la mobilité débuteront le mardi 19 septembre et visent à identifier les besoins et les attentes prioritaires des citoyens autour de la mobilité. Voici quelques chiffres clés sur nos pratiques de transports.

Faciliter l’innovation numérique

Les mobilités sont à la veille d'une révolution. Il est possible de soutenir l'innovation, tout en faisant évoluer le cadre réglementaire et en incitant aux changements de comportements. Les assises de la mobilité ont justement pour objectif de faciliter l'innovation numérique dans les transports et la mobilité.

La politique des transports et de la mobilité doit répondre à deux objectifs : restaurer l'équilibre et l'efficacité des modes traditionnels et accompagner l'émergence des nouvelles mobilités. Pour favoriser l'innovation, un accent sera mis sur les applications de recherche d'itinéraire et d'achat de billets, qui rassemblent tous les opérateurs de transport, métro, bus, vélos en libre-service mais aussi autopartage.

Construire une mobilité solidaire et pour tous

Les Français ne sont pas égaux face aux transports. Il est possible d’imaginer une mobilité plus inclusive, pour tous et dans tous les territoires grâce à de nouvelles offres et coopérations.

« La révolution majeure, c’est celle de la mobilité pour tous. C’est le plus important, et je souhaite en faire le fil conducteur de notre action collective pour les transports », a indiqué la ministre chargée des Transports."
Élisabeth Borne

La ministre chargée des Transports a insisté sur la priorité donnée aux réseaux existants : « nous devons faire beaucoup mieux pour la desserte des territoires ruraux ou périphériques, qui représentent 40% de la population. L’entretien et la sécurité des réseaux existants, la modernisation des itinéraires routiers là où ils sont sources d’éloignement voire de souffrances doivent être des priorités incontournables ».

Renforcer la sécurité et la sûreté

La sécurité est la première préoccupation des Français en matière de transport. Il est possible de poursuivre nos efforts pour réduire les accidents et lutter contre toutes les menaces.

Dans le domaine de la sécurité routière, le Gouvernement a notamment lancé une consultation en vue de finaliser la stratégie nationale pour le véhicule automatisé le 15 septembre 2017. Le développement du véhicule automatisé constitue un enjeu majeur pour la sécurité routière et, plus largement, pour le développement d’une mobilité durable. Il est aussi un enjeu économique majeur. Ainsi, seront consultés les acteurs de la construction automobile, des transports, du numérique, de l’assurance, de la sécurité routière, ainsi que les collectivités locales, les associations d’usagers ou de consommateurs. Sur le plan de la sûreté, le ministère chargé des Transports soutient le développement des moyens nécessaires pour que les transports et les lieux d’échanges (gares, aérogares, ports) demeurent des lieux sûrs.