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Encourager le potentiel des écosystèmes et de l'agriculture

Le Mardi 5 septembre 2017
La lutte contre le changement climatique passe par la réduction des consommations d’énergies fossiles et la transformation de notre économie et de notre industrie. Mais il faut aussi œuvrer immédiatement à préserver les océans, améliorer la durabilité de la gestion et de l’exploitation des forêts pour préserver et renforcer leur capacité de stockage du carbone et restaurer la biodiversité, indispensable pour le fonctionnement de nos écosystèmes.

Mettre fin à l’importation en France de produits contribuant à la déforestation

Lutter contre le changement climatique, c’est permettre à tous de mieux consommer. Le Plan climat prévoit de mettre fin rapidement à la « déforestation importée », c’est-à-dire l’importation de produits qui conduisent à la destruction des trois grandes forêts tropicales du monde : Amazonie, Asie du Sud-Est, Bassin du Congo.

Dans le cadre de l’Accord de Paris, plusieurs initiatives ont été lancées pour faire en sorte que la production de certains produits, comme l’huile de palme ou le soja, ne conduisent plus à la déforestation.

11 %

des émissions anthropiques de de gaz à effet de serre sont dues à la déforestation.
(source : Van der Werf et coauteurs, 2009, Nature Geoscience).

Engager la transformation de nos systèmes agricoles pour réduire les émissions et améliorer la capture du carbone dans les sols

L’agriculture est l’un des secteurs les plus exposés aux conséquences du dérèglement climatique. Chaque année, sécheresses et inondations menacent les récoltes en France, en Europe et partout sur la planète. L’agriculture est aussi un secteur qui émet des gaz à effet de serre, par l’utilisation d’engrais, l’élevage et la consommation d’énergie.

Le Plan Climat prévoit d’engager la transformation de nos systèmes agricoles pour réduire les émissions et améliorer le captage du carbone dans les sols.

Il s’articule autour des cinq axes discutés lors des États généraux de l'alimentation :

  • les pratiques de consommation alimentaire et leurs impacts sur les émissions de gaz à effet de serre, en réduisant par exemple le gaspillage alimentaire ;
  • la réduction des quantités d’engrais azotés ;
  • la mobilisation des nouvelles technologies ;
  • un plan d’actions pour la protection des sols, la lutte contre leur artificialisation et la souveraineté alimentaire ;
  • des mesures pour renforcer la séquestration du carbone dans les sols.
17 %

Avec 17 % des émissions de gaz à effet de serre en 2016, l’agriculture est aujourd’hui le 2e secteur émetteur en France, derrière les transports

Promouvoir une gestion active et durable des forêts françaises pour préserver et amplifier leur rôle central dans le stockage du carbone

De nombreuses forêts françaises sont vieillissantes, peu ou pas exploitées pour leur bois. Leur potentiel de stockage de carbone stagne et elles sont plus sensibles aux aléas climatiques ou biologiques. Face à ce constat, la France a mis en place un Programme national de la forêt et du bois et une Stratégie nationale de mobilisation de la biomasse, qui prônent une sylviculture plus dynamique et respectueuse des écosystèmes.

À l’occasion de la présidence française du G7, en 2019, la France agira pour protéger les forêts et développer leur exploitation sous des critères de durabilité stricts afin de préserver et renforcer leur capacité de stockage du carbone.

69,5

69,5 millions de tonnes de CO2, c’est ce que stocke la forêt française chaque année, soit l’équivalent de 12 % des gaz à effet de serre émis au niveau national

Contribuer à la protection des écosystèmes terrestres et marins en France et à l’international

La France poursuit son engagement international et va s’appuyer sur les outre-mer pour lancer des initiatives en faveur de la biodiversité au service du climat. Avec l’Agence française de développement et le Fonds français pour l’environnement mondial, elle prévoit d’augmenter ses financements en faveur des projets de protection des écosystèmes pour l’atténuation et l’adaptation au changement climatique. 

À l’occasion de la présidence française du G7, la France mobilisera ses partenaires sur le thème de la biodiversité. Cet engagement contribuera à la mobilisation de la Communauté internationale sur la biodiversité en 2020 dont le point d’orgue sera la COP15 de la Convention-cadre des Nations unies pour la diversité biologique en 2020, en Chine.

Au niveau national, des appels à projet seront lancés pour valoriser et développer les solutions de protection par la nature.

S’adapter au changement climatique

La France est elle aussi confrontée aux impacts du changement climatique. Il faut s’attendre, en métropole dans un horizon proche (2021-2050) à :

  • une hausse des températures moyennes entre 0,6 et 1,3 °C (plus forte dans le sud-est en été) ;
  • une augmentation du nombre de jours de vagues de chaleur en été, en particulier dans les régions du quart sud-est ;
  • en outre-mer, les températures pourraient augmenter fortement (jusqu’à 3,5 °C), alors que les précipitations devraient diminuer, en particulier pendant la saison sèche.