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Faire de la France le n°1 de l'économie verte

Le Mardi 5 septembre 2017
La lutte contre le changement climatique demande des mutations économiques importantes. Réduire les émissions de gaz à effet de serre dans un monde en croissance exige d’innover dans les moyens de production, en particulier d’énergie, pour découpler performance économique et émissions. La recherche est l’une des clés. La France, qui regorge de talents, a les atouts pour devenir un pôle d’attractivité mondiale.
Le développement des technologies vertes nécessite des capitaux importants, que la place financière de Paris pourra fournir en devenant la référence mondiale en matière de développement durable. Enfin, l’État agira pour simplifier, faciliter et encourager le déploiement des filières vertes utiles à la lutte contre le changement climatique (génie écologique, biomimétisme…).

Miser sur la recherche et l’innovation pour trouver les solutions d’avenir

La France renforce dès à présent ses dispositifs d’attractivité et de coopération scientifique dans les domaines clés pour combattre le changement climatique. Elle met ainsi en place un programme pour l’accueil de chercheurs confirmés de haut niveau, confié au CNRS, ainsi que des chaires d’excellence pour de jeunes chercheurs et un programme sélectif d’accueil de doctorants.

La France accueillera la 47e session plénière du GIEC au printemps 2018, qui sera l'occasion de fêter ses 30 ans.

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Le 6e cycle d’évaluation du GIEC s’achève en 2022

Faire de la place de Paris le pôle international de la finance verte

Paris, qui dispose d’une expérience de qualité mise en place lors de la COP21, doit devenir la capitale de la finance verte et de la finance responsable.

La France doit assurer la promotion des labels de finances verte et responsable et être au cœur de la réflexion sur la prise en compte des risques climatiques dans la régulation financière internationale (article 173 de la Loi pour la transition énergétique et la croissance verte).

Elle est ainsi le premier pays à demander aux investisseurs de publier l’impact de leurs activités sur le climat, les incitant à investir dans l’économie verte plutôt que dans les énergies fossiles.

Accélérer le déploiement des énergies renouvelables

La France entend soutenir le développement des énergies renouvelables, en prévoyant des appels d’offre et en encourageant l’éolien terrestre et marin, mais aussi l’énergie solaire et l’utilisation de la biomasse pour produire de la chaleur.

Le Gouvernement étudie l’augmentation, dans le cadre du plan d’investissement, des moyens du fonds chaleur qui soutient le développement des chaufferies et des réseaux de chaleur à partir de sources renouvelables (biomasse par exemple). La chaleur d’origine renouvelable est une énergie compétitive en matière de soutien public, qui réduit les émissions de gaz à effet de serre en se substituant aux combustibles fossiles (gaz ou charbon). Elle constitue donc un vecteur essentiel pour l’atteinte de nos objectifs climatiques et énergétiques.

Afin d’accélérer le déploiement de méthaniseurs sur le territoire, BPI France envisage un prêt sans sûreté de longue durée dédié à leur développement, afin que l’accès au financement ne soit plus une barrière pour des projets pourtant rentables.

L’État apportera son soutien à l’industrialisation des filières d’avenir, notamment la filière européenne du stockage de l’énergie : production des batteries pour véhicules électriques, reconditionnement de ces batteries pour le stockage stationnaire, recyclage. Il se mobilisera pour accueillir les acteurs étrangers du secteur sur le territoire national.