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Intensifier la mobilisation internationale sur la diplomatie climatique

Le Mardi 5 septembre 2017
La France souhaite relancer la diplomatie climatique en amplifiant, avec l’ensemble de ses partenaires européens et internationaux, la lutte contre le changement climatique et en traduisant l’Accord de Paris dans les politiques publiques européennes et internationales. Cela nécessite une mobilisation sans précédent du réseau diplomatique français, mais aussi des acteurs non gouvernementaux qui ont un rôle clé à jouer, aux côtés des États, dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris.

Renforcer l’ambition climatique de l’Europe

L'Europe agit, avec tous ses États membres, pour le climat. Elle définit les règles de lutte contre le changement climatique pour les transports, l'industrie, le logement…

L'UE s'est également fixé pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80 à 95 % d'ici à 2050 par rapport aux niveaux de 1990.

Le premier ensemble de mesures de l'UE en matière de climat et d'énergie avait été adopté en 2008 et fixait des objectifs pour 2020. L'UE a réalisé des progrès certains vers la réalisation de ces objectifs, mais, pour offrir davantage de sécurité aux investisseurs, il faut mettre en place un cadre intégré pour la période allant jusqu'à 2030. L'UE a donc approuvé le cadre d'action en matière de climat et d'énergie à l'horizon 2030, qui définit un certain nombre de mesures et d'objectifs clés pour la période comprise entre 2020 et 2030.

Accompagner les efforts des pays en développement dans la mise en œuvre des engagements

Dans le cadre de l’Accord de Paris, les pays industrialisés se sont engagés à mobiliser 100 milliards de dollars de financements publics et privés pour les pays en développement en 2020. Cet engagement doit leur permettre de réduire leurs émissions, par exemple en luttant contre la déforestation ou en choisissant les énergies renouvelables. Cette mobilisation doit aussi aider les victimes du dérèglement climatique pour la reconstruction de logements et d’infrastructures après le passage d’un ouragan ou pour se prémunir des effets de la sécheresse dans l’agriculture.

Avec le Plan Climat, la France réaffirme ses engagements pour appuyer les pays en développement, notamment par le biais de l’Agence française de développement. Elle soutiendra en particulier la reconstitution des deux fonds du mécanisme financier de l’Accord de Paris : le Fonds pour l’environnement mondial et le Fonds vert pour le climat.

Le président de la République s'est engagé à mobiliser 5 Mds€ en 2020, dont 1Md€ pour l'adaptation.

100

Montant des financements pour les pays en développement en 2020 (en milliards de dollars)

Promouvoir et porter des initiatives internationales innovantes et ambitieuses permettant de consolider l’engagement international sur le climat

Réussir la mise en œuvre de l’Accord de Paris passe par une mobilisation de tous et notamment des acteurs non gouvernementaux. La France accueillera ceux qui veulent agir pour le climat et leur donnera l’occasion de poursuivre leur mobilisation à l’occasion des COP23 et COP24.

Renforcer la prise en compte des enjeux environnementaux dans les nouveaux accords commerciaux

Les accords commerciaux dits de nouvelle génération ont pour objectif non seulement d’approfondir l’intégration commerciale, mais aussi d’instaurer des standards communs exigeants dans le commerce international, notamment en matière de protection de l’environnement. La France a lancé une commission d’experts indépendants pour évaluer les conséquences à attendre du CETA sur l’environnement, le climat et la santé.