Le plan vélo et mobilités actives

Le Samedi 14 septembre 2019

Crédits : A. Bouissou / Terra
Présenté il y a un an, le 14 septembre 2018, par le Premier ministre, le Plan « Vélo et mobilités actives », porte une ambition inédite pour faire du vélo un mode de transport à part entière. Objectif : tripler la part modale du vélo dans les déplacements du quotidien d’ici 2024, en passant de 3 à 9 %. Afin de soutenir cette mesure, l'appel à projets "Fonds mobilités actives" a été lancé fin 2018.

Les premiers lauréats de l'appel à projets « Fonds mobilités actives - Continuités cyclables »

Cet appel à projet, lancé le 13 décembre 2018, vise à soutenir le déploiement d’itinéraires cyclables dans tous les territoires. L’enjeu est de favoriser la restauration ou l’instauration de continuités dans des secteurs à enjeu pour les mobilités du quotidien. Élisabeth Borne et Jean-Baptiste Djebbari ont annoncé, le 14 septembre 2019, les 152 premiers lauréats de cet appel à projets.

Avec 275 dossiers déposés par 170 collectivités ou sociétés, le résultat de cet appel à projets confirme l’engagement fort des territoires dans la mise en place d’infrastructures pour le vélo. Les 152 dossiers lauréats, couvrant 111 territoires, bénéficieront d’une aide totale de 43,7 millions d’euros de subventions, pour la réalisation de projets d’aménagement cyclables variés et utiles, comme la création de passerelles, la réhabilitation de ponts ou de tunnels, la sécurisation des franchissements de carrefours complexes, etc.

Une attention particulière a été apportée aux projets en outre-mer, aux projets qui visent à désenclaver des zones rurales isolées, ou qui cherchent à dynamiser par le développement des mobilités à vélo des villes ou des quartiers dévitalisés.

Résultats de l'appel à projets

« Pour la première fois, l’État s’engage financièrement aux côtés des collectivités dans le financement des infrastructures pour les mobilités actives. C’est le signe de l’importance que nous accordons à développer ce pilier de la mobilité propre dans les territoires. L’engouement autour de cet appel à projets témoigne que le vélo est en train d’entrer pleinement dans les mentalités et les politiques publiques ».
Élisabeth Borne

Quels sont les 4 axes du plan vélo ?

Sécurité : développer les aménagements cyclables et améliorer la sécurité routière

350

millions d’€, c’est le montant du fonds national « mobilités actives » créé dans le cadre du plan vélo.

Ce fonds national a pour objectif de soutenir, accélérer et amplifier les projets de création d’axes cyclables au sein des collectivités. Il ciblera en partie les discontinuités d’itinéraires. Le premier appel à projets sera lancé en 2019.

Pour permettre aux collectivités d’anticiper la mise en œuvre de ce fonds national « mobilités actives », l’ADEME lance un appel à projets « Vélo et territoires ». Il vise à accompagner les territoires et agglomérations moyennes à établir leur politique cyclable.

Afin d’améliorer la sécurité, le plan vélo prévoit par exemple : d’améliorer la visibilité aux passages piétons, de réaliser des sas vélo aux feux, de développer des doubles sens cyclables sur l’ensemble de la voirie urbaine en agglomération, jusqu’à une vitesse maximale de 50 km/h. etc.

Sûreté : mieux lutter contre le vol

Rendre obligatoire le marquage des vélos, c’est l’une des mesures phares du plan vélo, pour lutter contre le vol, le recel et la revente illicite des vélos.

Processus de marquage à l’achat : comment ça marche ?

  1. Le client choisit son vélo.
  2. Le vendeur le marque avec numéro unique et un procédé agrée.
  3. Le vendeur inscrit dans la base agrée de son choix le numéro du vélo, le nom du propriétaire.
  4. Le vendeur transmet au client la facture, le numéro du vélo et un code d’inscription à la base.
  5. Le propriétaire du vélo complète et finalise son inscription avec le code d’inscription.

Le plan vélo prévoit aussi un plan d’action de lutte contre le vol de vélo.

Créer un cadre incitatif reconnaissant pleinement l’usage du vélo comme un mode de transport vertueux

Le choix de prendre son vélo pour se rendre au travail, ou accéder à des services et des activités doit devenir une réalité accessible pour de nombreux citoyens. Plusieurs mesures d’incitations fiscales à destination des entreprises doivent y contribuer, les employeurs jouant un rôle clé dans l’usage du vélo.

Pour encourager la pratique du vélo auprès des citoyens, l’Etat prévoit :

  • la création d’un forfait mobilité durable pour tous les salariés dont la mise en place sera généralisé d’ici 2020, à hauteur de 200 €/an,
  • l’introduction du vélo dans le barème fiscal,
  • le soutien à la mise à disposition de flottes de vélos par les entreprises.

Développer une culture vélo

Plusieurs actions seront mises en place pour faire en sorte que le « réflexe vélo » puisse être adopté naturellement dès le plus jeune âge comme :

  • le développement de la pratique du vélo en toute sécurité,
  • le déploiement de plans de mobilité scolaires,
  • le développement de l’activité physique pour la santé,
  • l’inclusion des nouvelles mobilités dans l’organisation de la mobilité,
  • l’encadrement des nouveaux services de mobilité,
  • le développement de l’accessibilité aux fournisseurs de services d’informations des données relatives à la pratique du vélo : réseaux cyclables, vélos en libre-service…

Le plan Vélo

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Présenté il y a un an, le 14 septembre 2018, par le Premier ministre, le Plan « Vélo et mobilités actives », porte une ambition inédite pour faire du vélo un mode de transport à part entière.
Objectif : tripler la part modale du vélo dans les déplacements du quotidien d’ici 2024, en passant de 3 à 9 %.