Les projets de lignes à grande vitesse et de lignes nouvelles ferroviaires

Le Mercredi 21 février 2018
La France dispose d’un réseau de lignes LGV très performant : sud-est, atlantique, Nord, Interconnexion Est, Rhône-Alpes, Méditerranée, Est- européenne, Rhin-Rhône, Perpignan-Figueras. Les projets de lignes à grande vitesse et lignes nouvelles sont pilotés par la Direction des Infrastructures de Transport au Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer.

Développement des lignes à grande vitesse pour accroitre la mobilité

Le développement de la grande vitesse ferroviaire répond au besoin d’accroissement de la mobilité à longue distance tout en promouvant le mode de transport le plus sûr et le plus respectueux de l’environnement.

Conformément à la réglementation qui vise à respecter les normes environnementales, un projet ferroviaire tel qu’une ligne à grande vitesse ou une ligne nouvelle (LN) doit suivre les étapes suivantes avant réalisation.

En octobre 2012, le Gouvernement a missionné la Commission « Mobilité 21 », composée de parlementaires et de personnes qualifiées, pour préciser les conditions de mise en œuvre du schéma national des infrastructures de transport (SNIT). Le rapport Mobilité 21 a été remis le 27 juin 2013 et proposait deux scenarii. Le Gouvernement a retenu dans sa feuille de route du 9 juillet 2013 le second scénario qui prévoit le lancement d’ici 2030 de grands projets représentant un investissement de 30 milliards d’euros.

Toutefois, les engagements pris sur l’ensemble des « grands projets » conduisent aujourd’hui à une impasse de 10 milliards d’euros pour le quinquennat.

Ainsi, le 1er juillet dernier, le Président de la République  a annoncé une « pause » dans ces grands projets d’infrastructure, afin de définir les voies permettant d’ assurer la soutenabilité du financement des projets.

Les Assises de la mobilité organisées à partir de septembre 2017 préparent la loi d’orientation sur les mobilités, soumise au Parlement au premier semestre 2018, et contenant une programmation des infrastructures et de leurs financements, année par année, pour une période de cinq ans, en prenant en compte la priorité à l’entretien et la maintenance des réseaux existants.


Crédits : MEEM

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Les lignes à grande vitesse (LGV) en construction et achevées

LGV Sud-Europe-Atlantique (SEA)

Le tronçon central Tours-Bordeaux de la LGV SEA permet de diffuser la grande vitesse ferroviaire au grand Sud-Ouest de la France avec Bordeaux à 2h05 de Paris, contre environ 3h auparavant. La nouvelle ligne a été mis en service le 2 juillet 2017.

Ce projet a permis la réalisation de 302 kilomètres de lignes nouvelles entre Tours et Bordeaux, et 39 kilomètres de raccordements ainsi que la seconde phase de résorption du bouchon ferroviaire de Bordeaux.

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LGV Est européenne (EE)

Le projet d’ensemble de la LGV Est-européenne compte 406 kilomètres de ligne nouvelle à grande vitesse exploitée à 320 km/h entre Paris et Strasbourg.

La première partie entre Vaires-sur-Marne et Baudrecourt, longue de 300 kilomètres, a été mise en service en 2007. Elle permet de relier Paris et Strasbourg en 2h20 et améliore les liaisons internationales avec le Luxembourg et l’Allemagne.

La seconde partie du projet consiste à réaliser 106 kilomètres de ligne nouvelle afin de gagner 30 minutes sur le trajet Paris-Strasbourg. Elle a été mise en service le 2 juillet 2016.

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LGV Bretagne-Pays de la Loire (BPL)

Le projet de LGV Bretagne-Pays de la Loire prolonge en direction de Rennes la LGV Atlantique mise en service en 1989 entre Paris et Le Mans.

Le projet porte sur l’aménagement de 182 kilomètres de ligne courante entre Le Mans et Rennes. Il a pour objectif d’améliorer de manière significative la desserte de la Bretagne et des Pays-de-la-Loire avec un gain de 37 minutes sur le trajet Paris-Rennes et de 22 minutes pour Laval. La nouvelle ligne a été inaugurée le 3 juillet 2017.

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Contournement Nimes-Montpellier (CNM)

Élément du projet prioritaire n°3 du réseau transeuropéen de transport, il s’agit d’une ligne nouvelle à grande vitesse de 80 km de long, dont 19 km de raccordements, conçue pour un trafic mixte de voyageurs et de marchandises. Il s’accompagne de la réalisation de deux gares nouvelles pour desservir les agglomérations de Nîmes et Montpellier.

Il permet de donner une impulsion forte au développement du fret ferroviaire et de détourner les trains de fret des centres-villes de Nîmes et de Montpellier, de décongestionner durablement la ligne existante entre Nîmes et Montpellier et de renforcer significativement les dessertes TER. Il permet enfin de réduire le temps de parcours entre Paris et Montpellier de 20 min pour le transport de voyageurs à grande vitesse.

Les travaux sont en cours.

Les projets de lignes à grande vitesse (LGV) et de lignes nouvelles

Lignes à grande vitesse du Grand Projet Ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO)

Bordeaux-Toulouse / Bordeaux-Espagne

Le projet doit permettre de relier Paris et Toulouse en 3h, Bordeaux et Toulouse ou Bayonne en 1h, et de desservir Agen, Montauban et Mont-de-Marsan par des gares nouvelles.

Il permet également d’assurer le transfert modal du transport de marchandises de la route vers le rail sur le corridor atlantique.

La première phase du projet est composée des lignes nouvelles Bordeaux-Toulouse (222 km, dont un tronc commun de 55 km) et Bordeaux-Dax (160 km dont un tronc commun de 55 km), ainsi que des aménagements ferroviaires su 12 km au sud de Bordeaux (AFSB) et sur 19 km au nord de Toulouse (AFNT).

La seconde phase porte sur l'installation de 91 kilomètres de ligne nouvelle entre Dax et la frontière espagnole.

Après les arrêtés préfectoraux déclarant d’utilité publique la réalisation des AFNT et des AFSB le 25 novembre 2015 et le 4 janvier 2016, le décret déclarant d’utilité publique les travaux nécessaires à la réalisation des LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax a été signé le 2 juin 2016.

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    LGV Poitiers-Limoges

    Le projet de ligne à grande vitesse entre Poitiers et Limoges prévoyait la construction de 112 kilomètres de lignes nouvelles pour améliorer la desserte ferroviaire du Limousin, en mettant Limoges à 2 heures de Paris, soit un gain d’une heure et en permettant également de relier Poitiers et Limoges en 35 minutes, contre 1h45 actuellement.

    Ce projet avait été classé dans les secondes priorités par la Commission « Mobilité 21 », pour une réalisation entre 2030 et 2050.

    Par décision du 15 avril 2016, le Conseil d’État a annulé le décret du 10 janvier 2015 déclarant d’utilité publique (DUP) les travaux nécessaires à la construction de la LGV Poitiers-Limoges.

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    LGV Paris Orléans Clermont-Ferrand Lyon (POCL)

    Le projet POCL consiste à relier Paris à Lyon par une ligne nouvelle de plus de 500 km desservant les régions Auvergne, Bourgogne et Centre. Le projet répond à la fois à la saturation de la ligne Paris-Lyon et au besoin d’amélioration de la desserte des territoires du centre de la France.

    Les études et procédures préalables à la réalisation du projet se poursuivent.

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    Interconnexion des LGV au sud de l’Île de France

    Le projet d'interconnexion des LGV au sud de l'Île-de-France consiste à réaliser un barreau de ligne nouvelle reliant la LGV Atlantique aux LGV Sud-Est, Est-européenne et Nord pour éviter que les TGV intersecteurs ne continuent de circuler sur la ligne classique de grande ceinture, également empruntée par le RER C et des trains de fret. Il s’agit d'améliorer la jonction entre les différentes LGV convergeant vers Paris et faciliter l'accès des TGV aux plates-formes aéroportuaires de Roissy-Charles de Gaulle et d'Orly.

    Les études et procédures préalables à la réalisation du projet se poursuivent.

    LGV Rhin-Rhône (RR)

    Le projet de LGV Rhin-Rhône est constitué de trois branches en étoile centrées sur la région de Dijon permettant d'améliorer les déplacements sur les axes Nord-Sud, et Est-Ouest.

    La branche Est relie Dijon à Mulhouse. La première phase du projet comportant 140 kilomètres de ligne nouvelle entre la Côte d’Or et le territoire de Belfort a été mise en service en décembre 2011. .La seconde phase est constituée d'une cinquantaine de kilomètres répartis de part et d'autre de la première phase : Genlis – Villers-les-Pots, et Petit-Croix - Lutterbach.

    La Commission « Mobilité 21 » a mis en évidence que les branches Ouest et Sud doivent relier l’agglomération dijonnaise et la LGV Paris-Lyon, et l’agglomération lyonnaise à la branche Est, ne trouveront leur pertinence qu’à un horizon de très long terme.

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    Ligne nouvelle Provence - Côte d’Azur (LNPCA)

    Le projet de ligne nouvelle Provence-Côte d’Azur porte en priorité sur le traitement des nœuds ferroviaires marseillais et niçois. Il prévoit la traversée souterraine et la construction d’une gare souterraine à Marseille ainsi que la construction d’une ligne nouvelle pour connecter Nice à la ligne Cannes-Grasse.

    Une seconde phase du projet consiste en la réalisation à terme d’une ligne nouvelle entre Aubagne et Toulon d’une part et Le Muy et La Siagne d’autre part.

    Les études et procédures préalables à la réalisation des sections prioritaires du projet se poursuivent.

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    Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP)

    Le projet de liaison nouvelle entre Montpellier et Perpignan consiste à créer 150 kilomètres de lignes nouvelles et 29 kilomètres de raccordements à la ligne classique, aptes à la grande vitesse ferroviaire entre les deux villes et en capacité d’accueillir des circulations mixtes sur les sections les plus utilisées.

    Il s’agit de répondre à la demande croissante de mobilité et aux problèmes de congestion attendus à moyen terme sur l’axe ferroviaire unique du Languedoc-Roussillon et permettre de relier Perpignan à Montpellier en 45 minutes contre 1h30 actuellement et réduire le temps de parcours Paris-Barcelone à 4h30.

    La ligne nouvelle mixte fret et voyageurs entre Montpellier et Béziers, actuellement très chargée, comme l’ont fait apparaître les travaux de l’observatoire de la saturation ferroviaire de l’axe Nîmes –Perpignan, constituera la première phase de ce projet.

    Les agglomérations de Béziers et Narbonne seront desservies par des gares nouvelles.

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    Ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN)

    Au regard de la saturation que connaît le réseau existant, cette nouvelle infrastructure entend offrir à terme un gain de temps pour les voyageurs et une amélioration de la régularité pour les trains du quotidien en Île-de-France et Normandie.

    Le projet comporte trois sections prioritaires : la ligne Paris - Mantes, le nœud de Rouen et sa nouvelle traversée de la Seine, et la ligne Mantes - Evreux. La réalisation de ces trois sections permet de supprimer les difficultés actuelles d’exploitation de l’axe Paris-Normandie et d’offrir aux usagers une desserte, plus régulière, plus confortable et plus rapide.

    Les études et procédures préalables à la réalisation du projet se poursuivent.

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    Ligne nouvelle Roissy-Picardie

    Le projet Roissy-Picardie consiste en une ligne ferroviaire nouvelle de 7 km entre le contournement LGV de l’Ile-de-France, au nord de l’aéroport de Roissy, et la ligne classique Paris-Creil-Amiens ainsi que des aménagements sur le réseau existant, notamment en gares de Roissy-CDG, Survilliers-Fosses, Creil et Amiens. Cette nouvelle liaison permet de faire circuler des TER entre la Picardie et Roissy ainsi que des TGV de Creil et Amiens vers la province.

    Le projet permet notamment d'améliorer les relations de province à province en évitant les ruptures de charge dans Paris, pour un gain de temps d'environ 40 minutes.

    Il permet également de désaturer la gare du Nord en renforçant l'attractivité de la gare CDG-TGV qui bénéficiera d'une plus grande fréquence des trains et d'un élargissement des destinations accessibles.

    Les études et procédures préalables à la réalisation du projet se poursuivent.

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