La réduction des inégalités environnementales au coeur du G7 Environnement

Le Lundi 6 mai 2019

Crédits : A. Bouissou/Terra
Le G7 Environnement s'est tenu à Metz les 5 et 6 mai 2019, avec pour priorité de "lutter contre les inégalités par la protection de la biodiversité et du climat". L’occasion pour la France de renforcer son engagement et d’entraîner d’autres pays à ses côtés. A l'issue de ces deux jours de rencontre, la charte de Metz pour la biodiversité a été adoptée.

Adoption de la Charte de Metz pour la biodiversité

Lundi 6 mai, à l'issue du G7 Environnement, la France, l’Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni, l’Union Européenne, constituant l’ensemble des pays du G7, ainsi que le Chili, les îles Fidji, le Gabon, le Mexique, le Niger et la Norvège, en présence de l’Egypte, ont adopté la « Charte de Metz sur la biodiversité ». Les pays signataires s’engagent ainsi à lutter contre l’érosion de la biodiversité au travers d’actions concrètes.

La France prend la présidence du G7 en 2019

Le G7 Environnement des 5 et 6 mai à Metz vise à préparer le Sommet des chefs d’État et de gouvernement qui se tiendra du 24 au 26 août 2019 à Biarritz. La France, qui prend la présidence du G7 en 2019, fait de la lutte contre les inégalités son ambition centrale. La réduction des inégalités environnementales s’inscrit dans cette ambition.

C’est quoi le G7 ?
Le G7 est un groupe de discussion sur l’économie mondiale et ses problématiques entre sept grandes puissances mondiales : la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Italie, le Japon, l’Allemagne et le Canada. L’Union européenne est également associée aux travaux du G7. La présidence, tournante chaque année, est assurée par l’un des 7 États. C’est le pays hôte qui organise les rencontres des ministres et chargés de mission dans chaque domaine (économie et finances, défense et sécurité internationale, éducation, développement…) destinées à préparer le programme du sommet annuel, puis de mettre en œuvre les initiatives prises. 

Ouverture à la société civile

Au-delà des groupes d’engagements qui rassemblent des acteurs représentatifs de la société civile des 7 pays membres, et pour la première fois depuis la création du G7, des événements ont été ouverts à la société civile et au grand public.

Les 3 et 4 mai, en amont du G7, les jardins Jean-Marie Pelt de Metz ont été investis par un village éco-citoyen, ouvert à tous, organisé à l’initiative de la Ville, tandis que les 5 et 6 mai au Centre Pompidou, la société civile et le grand public ont eu la possibilité de participer à une quinzaine de conférences, ateliers, tables rondes… Le déroulement et les résultats du G7 ont également été présentés et discutés avec un public scolaire de la Ville de Metz.

7 groupes d’engagements

  • Les jeunes (G7 Youth)
  • Les femmes (G7 Women)
  • Les organisations non gouvernementales (G7 Civil)
  • Les syndicats (G7 Labour)
  • Les employeurs (G7 Business)
  • Les groupes de réflexion indépendants (G7 Think tanks)
  • Les académies des sciences (G7 Science)

Un événement responsable

Le G7 Environnement à Metz a obtenu la norme « ISO 20121 » et le label « Égalité Grand Événement » de AFNOR Certification :

  • La norme « ISO 20121 », norme de management durable des événements, portait sur les 3 enjeux prioritaires pour cette réunion :
    • Maîtriser l’Empreinte Environnementale de l’Événement : à ce titre, les prestataires de l'événement et notamment le traiteur ont suivi un cahier des charges strict pour une empreinte moindre ;
    • Lutter contre l’Inégalité ;
    • Créer une dynamique durable.
  • Le Label « Égalité Grands Événements » atteste d’un engagement sur la prise en compte de la dimension égalité femmes / hommes dans l’organisation globale de cet événement (discussions des ministres, participant(e)s aux débats, organisation).

Metz, ville hôte du G7 des ministres de l’Environnement

La ville de Metz est engagée depuis plusieurs années dans une prise en compte croissante du défi environnemental dans ses politiques publiques. Elle a en effet fait de la baisse de sa consommation d’énergies et de ses émissions de gaz à effet de serre un objectif politique structurant :

  • elle a ainsi consacré plus de 200 millions d’euros à sa politique énergétique qui a notamment conduit à la construction d’une centrale à biomasse, la création d’un parc éolien et le développement d’une centrale photovoltaïque ;
  • elle s’est engagée dans une politique ambitieuse d’amélioration de sa performance énergétique en investissant plus de 20 millions d’euros dans l’isolation de son patrimoine public ;
  • elle a réinventé son réseau de transport en commun autour du développement du tramway et de l’amélioration de ses conditions d’accessibilité.

Grâce à cette mobilisation des élus et des habitants, le mix énergétique de la ville est aujourd’hui composé pour un tiers d’énergies renouvelables, soit une part plus élevée que l’objectif que s’est fixée la France pour 2030. 

« La ville de Metz est engagée de longue date dans la transition écologique et fait figure d’exemple en matière d’action environnementale. Ses engagements en font une excellente ambassadrice de la mobilisation française face aux défis du dérèglement climatique et de l’érosion de la biodiversité »
François de Rugy