Situation de l’ours Mischa

Le Vendredi 13 septembre 2019

Elisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire, est mobilisée pour améliorer la prise en compte des conditions d’accueil de la faune sauvage captive.
 
Cela passe tout d’abord par la préparation d’un plan d’action qui sera présenté cet automne, conformément à la concertation en cours sur le bien-être animal de la faune sauvage dans les zoos, les cirques, les delphinariums ainsi que l’élevage des visons pour la fourrure, et qui associe représentants associatifs et socio-professionnels.
 
Cela passe aussi par l’action résolue sur le terrain concernant les situations sensibles de cette captivité. Alertée par les services de l’Etat et des ONG sur les conditions de détention de l’ours Mischa, utilisé dans des spectacles itinérants à travers la France, Elisabeth Borne a demandé à ce que tous les contrôles nécessaires soient menés.
 
Les services vétérinaires des départements du Loir-et-Cher et du Pas-de-calais, en coopération avec les équipes de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont donc conduit une série de contrôles successifs les 8 et 11 septembre 2019. Ils faisaient suite à un précédent contrôle déjà mené au printemps.
 
Ces contrôles ont permis de déterminer un certain nombre de manquements, en particulier concernant les infrastructures de captivité, mais aussi de constater certaines pathologies sur l’ours Mischa.

En conséquence, la ministre annonce trois mesures immédiates :
-    En premier lieu, il est décidé l’interdiction administrative immédiate et définitive de la présentation au public de l’ours Mischa, qui ne pourra donc plus jamais être présenté dans le cadre de spectacles.
-    Par ailleurs, des soins lui ont été administrés, et une mise en demeure est adressée aux propriétaires de les poursuivre et d’assurer un suivi vétérinaire approprié. Un nouveau contrôle des services vétérinaires de l’Etat interviendra d’ici 5 jours afin de le vérifier. Si les difficultés constatées devaient persister, une procédure de saisie de l’ours pourrait être engagée en lien avec le parquet.
-    Enfin, les services de l’Etat sont d’ores et déjà mobilisés pour prévoir, si nécessaire, les possibilités d’un placement médicalisé de l’animal dans les plus brefs délais.