Statistiques du trafic aérien

Le Mercredi 20 mars 2019
L'application relative aux mouvements d'avions mensuels, l'indicateur mensuel du trafic aérien (tendanCiel) et le Bulletin Statistique du trafic aérien commercial rassemblent des données essentielles du trafic aérien.

Trafic aérien mensuel

Mois par mois, découvrez le trafic aérien en volume (mouvements d'avions) dans les principaux aéroports français et frontaliers.

tendanCiel, l’indicateur mensuel du trafic aérien commercial

L’indicateur mensuel du trafic aérien commercial, tendanCiel, fournit les données du trafic des passagers, des principales liaisons aéroportuaires, les chiffres du pavillon français et du trafic aéroportuaire, ainsi que les retards au départ des vols avec passagers et les mouvements IFR (vols aux instruments) contrôlés.

Le numéro du mois - Février 2019

Transport de passagers aériens : la croissance au rendez-vous en février (+6,1%)

En février, la croissance du trafic aérien français se renforce tant sur le marché intérieur qu'à l'international. Son ampleur est accentuée par la différence des conditions météorologiques entre 2018 et 2019, une situation qui se traduit aussi par une amélioration spectaculaire de la régularité des vols. En cumul annuel, le trafic aérien progresse +4,8% au terme de février.

En hausse de +5,9 %, le marché intérieur connaît sa meilleure progression mensuelle depuis l’été 2017. Il demeure toujours vigoureusement soutenu par le développement des lignes transversales en Métropole (+14,3%), il profite également en février d’un net redressement des lignes métropolitaines desservant Paris (+3,8%) avec une progression atteignant même +7,0 % sur Toulouse et +6,3 % sur Nice. En revanche, le tarissement de la croissance signalé en janvier sur les lignes reliant la Métropole aux Outre-Mer se confirme ce mois-ci (+2,0%). À l'issue de ce mois, le trafic intérieur affiche en cumul annuel une hausse de +3,9 % avec une tendance positive sur l’ensemble de ses segments.

Le trafic international réalise un score équivalent, en hausse de +6,2 %. La tendance continue d’être portée par le marché américain (+11,2%) ; celui-ci très soutenu par l’Atlantique Nord (+12,7%), profite également du rebond brésilien (+23,9%) confirmant la fin du cycle récessif entamé à l’automne 2016 sur cette destination. L’Afrique (+9,6%) connaît également une belle croissance avec à nouveau la Tunisie en pôle position (+15,6%) mais aussi, et pour la première fois depuis juin 2018, une tendance positive enregistrée sur l’Algérie (+0,6%). L’Europe progresse de +5,0 % avec cependant un marché britannique toujours plutôt atone (+1,1%). L’Asie (+4,0%) clôt le palmarès du mois avec la Chine virant encore en tête (+6,5%). En cumul annuel, le trafic international croît de +5,0 % avec une pointe sur l’Amérique à +9,6 % ; parmi les destinations majeures, à l’exception de l’Algérie (-3,7%), toutes présentent des chiffres en hausse, avec une croissance maximale pour le Brésil (+20,9%) et une croissance à deux chiffres sur de nombreux pays (États-Unis, Canada, Tunisie, Turquie, Maroc, Chine).

Côté transporteurs, le différentiel de croissance négatif en défaveur du pavillon français (+4,6% contre +7,3% pour ses concurrents) continue ce mois-ci de se résorber (-2,7 point). Si les transporteurs nationaux parviennent à limiter l’écart à l’international (-1,6 point), c’est une fois de plus sur le marché intérieur que celui-ci se creuse : +3,8 % contre +15,9 %, soit plus de 12 points de différence. Apprécié en cumul annuel, l'effritement de la part de marché des opérateurs hexagonaux s’élève à -0,9 point tant en nombre de passagers transportés et à -0,7 point en terme de passagers kilomètres transportés (PKT).

Côté aéroports, la plupart des plateformes profitent de la conjoncture avec une croissance au-delà de +7,0% ; celle-ci dépasse même les +10% dans la majorité des terrains, et grimpe jusqu'à +19,2% à Nantes. Seuls échappent au mouvement, Orly (+1,1%) et Toulouse (+1,2%) qui, après un léger repli en janvier, confirment la tendance à une certaine stabilité de leur fréquentation. En cumul annuel, la métropole ligérienne (+15,7%) se détache nettement, suivie de Beauvais (+9,7%) puis de Bâle-Mulhouse (9,4%), Bordeaux (+9,4%) et Lyon (+8,9%).

C’est du côté de la régularité que s’observe l’une des tendances les plus franches du mois avec un redressement spectaculaire des indicateurs ; celui-ci tient à la relative clémence du temps en 2019 et surtout aux conditions météorologiques particulièrement exécrables de février 2018 : le taux des vols retardés de plus d'un quart d'heure au départ a ainsi été réduit de 29,9 % à 19,9%, soit 10 points de moins tandis que le retard moyen au départ (tous vols confondus) a été ramené de 17,6 à 11,5 minutes, soit 5,1 minutes de moins que l'an dernier.

Côté mouvements aériens, le nombre de mouvements contrôlés en France métropolitaine conserve en février une progression très significative (+3,9%). Toujours plus soutenue par la dynamique animant les survols du territoire (+5,1%), la tendance gagne également les vols touchant les aéroports métropolitains (+2,8%), en particulier les vols domestiques intérieurs (+4,0%).

Le bulletin statistique annuel

Le Bulletin Statistique de la Direction Générale de l'Aviation Civile est élaboré à partir des informations de trafic commercial provenant des aéroports français et fournies par les transporteurs aériens.

Le Bulletin statistique annuel regroupe un ensemble de données relatives au transport aérien en France selon trois chapitres :

  • Les résultats de trafic par liaison ;
  • Le trafic des aéroports ;
  • Le trafic des transporteurs.

Il est élaboré par la Direction générale de l’Aviation civile à partir des informations de trafic commercial provenant des aéroports français et fournies par les transporteurs aériens, conformément à l’arrêté ministériel du 9 février 2012. Les données sont consolidées par la DGAC après harmonisation, analyse par numéro de vol, et éventuelles corrections apportées en concertation avec les services aéroportuaires et/ou les services de l’Aviation civile concernés.