Statistiques du trafic aérien

Le Mercredi 23 mai 2018
L'application relative aux mouvements d'avions mensuels, l'indicateur mensuel du trafic aérien (tendanCiel) et le Bulletin Statistique du trafic aérien commercial rassemblent des données essentielles du trafic aérien.

Trafic aérien mensuel

Mois par mois, découvrez le trafic aérien en volume (mouvements d'avions) dans les principaux aéroports français et frontaliers.

tendanCiel, l’indicateur mensuel du trafic aérien commercial

L’indicateur mensuel du trafic aérien commercial, tendanCiel, fournit les données du trafic des passagers, des principales liaisons aéroportuaires, les chiffres du pavillon français et du trafic aéroportuaire, ainsi que les retards au départ des vols avec passagers et les mouvements IFR (vols aux instruments) contrôlés.

Le numéro du mois - Avril 2018

Le mouvement social affectant le principal opérateur aérien (huit jours de grève répartis en cinq séquences) a largement entamé la croissance du trafic français en avril (+1,3%). L'impact du conflit Air France sur la croissance du mois est évalué à une perte de l'ordre de 4 points dans un environnement d'ensemble par ailleurs peu favorable à la mobilité en France (grève perlée de la SNCF). En cumul annuel, la progression du trafic s'établit à +4,4% au terme du premier quadrimestre.

Le marché intérieur demeure stable en avril (+0,1%). Cet équilibre est atteint grâce à la bonne tenue des lignes transversales en Métropole (+5,3%) et à l'essor des liaisons entre la Métropole et l'Outre-Mer (+11,8%), plus particulièrement avec La Réunion (+26,3 %) qui poursuit son envol ; inversement, les ligne métropolitaines desservant Paris (-5,5%) sont une fois de plus soumises à rude épreuve, la tendance gagnant même Nice (-7,5%), l'une des rares liaisons échappant jusque-là à la morosité ambiante. En cumul annuel, le trafic intérieur est en hausse de +1,9% avec des dynamiques contraires de plus en plus marquées entre ses segments.

Tout en restant le principal facteur de croissance du trafic (+1,6%), le marché international semble être celui qui a le plus pâti de la conjoncture. La tendance observée avec chaque continent reflète en creux la carte des zones de force d'Air France avec un repli très marqué sur l'Amérique (-5,5%) alors que l'Asie (+3,9%) et l'Afrique (+3,8%) résistent bien mieux et que l'Europe affiche une hausse de +2,2 %. Parmi les principales destinations, Turquie (+14,6%), Tunisie (+12,8%) et Émirats Arabes Unis (+10,5%) apparaissent comme les plus compétitives du mois alors que la baisse de trafic dépasse les -2% sur l'Algérie, les États-Unis, le Royaume -Uni et atteint jusqu'à-12,7 % avec le Canada. En cumul annuel, le marché international progresse de +5,0 % ; l'Afrique reste le continent le mieux placé (+8,1%) suivie de l'Asie (+6,0%) et l'Europe (+5,0%), l'Amérique ferme la marche avec +1,3%.

Côté transporteurs, le conflit Air France a plus que déséquilibré la compétition entre le pavillon tricolore et ses concurrents. Dans l'ensemble, les opérateurs nationaux sont en retrait de -1,4% au national et de -6,5% à l'international, soit un recul global de -4,7 % ; pour leur part, leurs concurrents affichent une croissance de +5,5%, avec un niveau similaire sur les deux marchés. Le différentiel de croissance en défaveur des entrepreneurs français grimpe donc ce mois-ci à -10,2 points et atteint -5,9 points sur le premier quadrimestre 2018. Appréciée en cumul annuel, l'érosion de la part de marché du pavillon national s'accentue en avril : -1,4 point en terme de passagers et -1,2 point en passagers kilomètres transportés (PKT), contre respectivement -1,0 et -0,8 point fin mars.

Côté aéroports, les principales plateformes ont connu des fortunes assez diverses résultant du mouvement Air France comme du calendrier scolaire. A Paris, à la différence de la tendance dessinée ces derniers mois, CDG (-3,5%) et Orly (3,6%) ont réalisés des performances opposées qui se soldent au final par un repli de -1,2 % pour la capitale ; En région, Nice est l'aéroport à avoir le plus souffert de la conjoncture (-1,7%) alors que Bordeaux (+9,0%), Lyon (+7,2%) et Bâle-Mulhouse (+6,7%) retirent avec éclat leur épingle du jeu ; Beauvais affiche son premier résultat positif (+1,8%) depuis octobre 2015. En cumul annuel, Nantes, malgré la relative modestie de son résultat d'avril (+3,9%), demeure de loin la plateforme française la plus dynamique (+13,4%).

Concernant la régularité, avril n'enraye pas la tendance observée depuis février avec une nouvelle dégradation marquée de ses indicateurs : le taux des vols retardés de plus d'un quart d'heure au départ s'établit à 28,0%, en hausse de 5,0 points par rapport à avril 2017 ; le retard moyen au départ (tous vols confondus) se chiffre à 15,7 minutes, soit 2,9 minutes de plus que l'an dernier. Ces indicateurs ont atteint leurs valeurs maximales les 7, 8, 28 et 29 avril, journées où un mouvement de grève touchait le Centre en route de la navigation aérienne Sud-Est.

Côté mouvements aériens, le nombre de vols contrôlés à France métropolitaine a progressé de +1,1% grâce aux seuls survols du territoire national (+2,9%) alors que les mouvements touchant les aéroports français sont en repli (-0,7%) pour les vols domestiques (-1,7%) comme pour les liaisons à l'international et avec l'Outre-Mer (-0,3%).

Le bulletin statistique annuel

Le Bulletin Statistique de la Direction Générale de l'Aviation Civile est élaboré à partir des informations de trafic commercial provenant des aéroports français et fournies par les transporteurs aériens.

Le Bulletin statistique annuel regroupe un ensemble de données relatives au transport aérien en France selon trois chapitres :

  • Les résultats de trafic par liaison ;
  • Le trafic des aéroports ;
  • Le trafic des transporteurs.

Il est élaboré par la Direction générale de l’Aviation civile à partir des informations de trafic commercial provenant des aéroports français et fournies par les transporteurs aériens, conformément à l’arrêté ministériel du 9 février 2012. Les données sont consolidées par la DGAC après harmonisation, analyse par numéro de vol, et éventuelles corrections apportées en concertation avec les services aéroportuaires et/ou les services de l’Aviation civile concernés.