Système d'Echange de Quotas d'Emission

Le Mercredi 12 octobre 2016
La directive européenne 2008/101/CE intégrant les activités aériennes dans le système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre est entrée en vigueur le 2 février 2009, puis transposée dans le code de l’environnement par les articles L. 229-5 à L. 229-24-2. Cette fiche sur le Système d’Echange de Quotas d’Emission (ETS), après une présentation du dispositif et de la réglementation en vigueur, informe sur les exploitants concernés par ce texte, les procédures à suivre, les échéances de 2012, puis de 2013-2020 et fournit des modèles de plans de surveillance et de déclarations.

Présentation du dispositif ETS et réglementation

Présentation du dispositif ETS

La directive européenne 2008/101/CE intégrant les activités aériennes dans le système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre est entrée en vigueur le 2 février 2009. Elle a été transposée dans le code de l’environnement par les articles L. 229-5 à L. 229-24-2 (voir lien ci-dessus).

Cette directive concerne tous les vols IFR (effectués avec un aéronef de MMD supérieure à 5,7t) à destination ou au départ de l’Espace Economique Européen (c’est-à-dire l’Union européenne, le Liechtenstein, la Norvège et l’Islande).

Certains vols sont toutefois exclus du champ de la directive, tels que les vols humanitaires, les vols circulaires, les vols d’entraînement, etc. 

La Commission a publié une décision détaillant ces exclusions (Décision 2009/450/CE d’interprétation des activités aériennes). Les exploitants commerciaux possédant un Certificat de Transporteur Aérien (CTA) et effectuant moins de 243 vols par quadrimestre pendant les trois quadrimestres consécutifs de l’année ou émettant moins de 10 000 tonnes de CO2 par an sont exemptés du système.

Pour le secteur de l’aviation, il existe deux périodes distinctes au sens de la directive :

  • 1ère période (phase II du SEQE UE) : 2012
  • 2ème période (phase III du SEQE UE) : 2013-2020

En 2012, ce dispositif impose un plafond global d’émissions inférieur de 3% aux émissions de 2005 (moyenne des émissions de la période 2004-2006), puis, à compter de 2013, un plafond inférieur de 5% à cette même référence.

L’ensemble des quotas d’émissions correspondant à ce plafond est ainsi réparti :

  • 85 % (en 2012) ou 82% (pour la période 2013-2020) des quotas d’émissions sont alloués annuellement et gratuitement selon une procédure permettant à chaque exploitant d’avoir une part proportionnelle à son activité (exprimée en tonnes-kilomètres) en 2010. L’arrêté définissant la part de quotas gratuits allouée à chaque exploitant a été publié en décembre 2011.
  • 15% sont mis aux enchères.
  • 3% (à partir de la période 2013-2020) sont placés dans une réserve spéciale destinée aux exploitants "nouveaux entrants" ou en forte croissance.

Réglementation du dispositif ETS

Liste de liens externes au site nécessaires pour accéder à tous les textes officiels (directives, décisions...) et autres pages qui peuvent être utiles pour approfondir le sujet.

Textes de loi français propres à la phase II (2012)

Information sur le champ géographique d’application pour l’ETS Aviation

Le champ géographique ETS applicable à compter de 2013

Le champ géographique ETS Aviation applicable à compter de 2013

Les années 2012 à 2014 ont été marquées par l’évolution réglementaire de l’EU ETS aviation avec notamment la décision n°377/2013/UE dite "Stop the clock" ainsi que le règlement UE n° 421/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 modifiant la directive 2003/87 établissant un système d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre dans la Communauté en vue de la mise en œuvre, d’ici 2020, d’une convention internationale portant application d’un mécanisme de marché mondial aux émissions de l’aviation internationale, qui a été publié le 30 avril 2014 au Journal officiel de l’Union européenne (JOUE).

Cette évolution du dispositif se traduit par la modification du champ géographique qui déroge au champ initial de la directive 2003/87 et s’applique pour les années d’émissions à compter de 2013.

Champ géographique d’application

Le champ géographique d’application est désormais restreint aux seuls vols au départ et à l’arrivée de l’EEE (espace économique européen) à compter de 2013.

Ainsi, les vols de l’EEE vers un pays tiers ou d’un pays tiers vers l’EEE ne doivent plus être déclarés.

Vous trouverez ci-dessous les éléments vous permettant d’identifier clairement les nouvelles limites de ce champ géographique :

Les États membres de l’Union européenne et les autres pays inclus dans l’EEE

Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède.

Autres Etats membres de l’EEE

Norvège, Islande, Liechtenstein

Autres territoires dotés d’un statut particulier et rattachés à des États de l’EEE

Ceuta, Melilla, les îles Åland, Gibraltar et Jan Mayen

L’exclusion des RUP et PTOM

Les vols de l’EEE vers les RUP (régions ultra périphériques) ainsi que les vols d’une RUP vers une autre RUP ne doivent pas être déclarés. En revanche, les vols intérieurs à une RUP sont à déclarer.

Les vols de l’EEE vers les PTOM (pays et territoires d’Outre-mer) sont considérés comme des vols vers des pays tiers, et ne doivent donc pas être déclarés.

La Croatie

La Croatie a rejoint l’UE le 1er juillet 2013. Dans le cadre de la déclaration des émissions au titre de 2013, les exploitants d’aéronefs ayant opérés des vols de la Croatie vers l’EEE (et vice-versa) et/ou des vols entre 2 aérodromes croates (dits aussi "vols domestiques") doivent soumettre leur déclaration annuelle à l’autorité compétente (la DGAC) dans 2 déclarations distinctes :

  1. Dans la première déclaration annuelle au titre des émissions de 2013, toutes les émissions dans le périmètre géographique de l’EU-ETS doivent être déclarées. Cela inclut les vols entre la Croatie et l’EEE.
  2. Dans une deuxième déclaration, s’il y a lieu, uniquement les émissions des vols domestiques croates ayant eu lieu entre le 1er juillet et le 31 décembre 2013 doivent être déclarées. En revanche, il est à noter qu’il n’y a aucune obligation de restitution pour ces vols.

A partir des émissions de l’année 2014, une seule déclaration annuelle contenant tous les vols pour lesquels des quotas doivent être restitués doit être soumise à la DGAC.

La Suisse

La Suisse ne faisant pas partie de l’EEE, l’EU ETS ne s’applique pas à cet Etat.

Les exemptions

Les exploitants d’aéronefs non commerciaux émettant moins de 1 000 t de CO2 par an sont exemptés des obligations liées à l’EU ETS jusqu’aux émissions 2020.
L’exemption "de minimis" pour les exploitants commerciaux demeure applicable. Elle concerne ceux qui effectuent moins de 243 vols par période pendant trois périodes consécutives de quatre mois, ou ceux dont les émissions totales sont inférieures à 10 000 t de CO2 par année civile.

Dans les deux cas, ces émissions sont calculées sur la base de l’annexe 1, dite "champ total" ou "champ annexe 1", de la directive ETS 2003/87.

La date d’entrée en vigueur

Le règlement UE n° 421/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 modifiant la directive 2003/87 établissant un système d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre dans la Communauté en vue de la mise en oeuvre, d’ici 2020, d’une convention internationale portant application d’un mécanisme de marché mondial aux émissions de l’aviation internationale a donc été publié au Journal officiel de l’Union européenne du 30 avril 2014 et entre en vigueur à compter du même jour.

Il s’applique à partir des émissions 2013.

La transmission des déclarations à partir des émissions 2013

Les exploitants d’aéronefs qui ne sont pas concernés par les clauses d’exemption ci-dessus mentionnées, doivent transmettre à la DGAC, en tant qu’autorité compétente chargée de mettre en œuvre en France ce dispositif européen, leur déclaration des émissions fondée sur le champ géographique d’application.

La date limite d’envoi des déclarations des émissions de CO2 de l’année N est fixée au 31 mars de l’année N+1.

De même, la date limite de restitution des quotas de CO2 de l’année N est fixée au 30 avril de l’année N+1.

Foire aux questions sur L'ETS Aviation

Les exploitants d’aéronefs émetteurs de CO2 doivent-ils déclarer tous les vols correspondants à l’Annexe 1 de la directive 2003/87/CE du 13 octobre 2003 ou seulement les vols effectués dans le champ intra européen ?

Le droit applicable impose de déclarer les vols correspondants au champ géographique dit « Intra-EEE » issu du règlement UE n° 421/2014 du 16 avril 2014.

Vous trouverez le lien vers la page de notre site comportant une description exhaustive du champ géographique d’application « Intra-EEE ».

Est-ce que tous les exploitants d’aéronefs doivent déclarer leurs émissions de CO2 et restituer un nombre de quotas carbone correspondants à leurs émissions ?

La transmission d’une déclaration vérifiée des émissions de CO2 et la restitution des quotas correspondants sont obligatoires uniquement pour les exploitants d’aéronefs dont le niveau d’émission est supérieur à :

  • 1 000 tonnes de CO2 pour les exploitants non commerciaux. En application du règlement UE n°421/2014, l’exemption pour les exploitants d’aéronefs émettant moins de 1 000 tonnes de CO2 s’applique du 01/01/2013 au 31/12/2020.
  • 10 000 tonnes de CO2 pour les exploitants commerciaux.
Comment se calcule le seuil des 1 000 tonnes ou 10 000 tonnes de CO2 ? Sur la base de tous les vols effectués ou seulement sur les vols « Intra-EEE » ?

Le seuil des 1 000/10 000 tonnes de CO2 est calculé sur la base du champ total (comme défini à l’Annexe I de la directive 2003/87/CE).

Les vols de et vers Fort-de-France, Pointe-à-Pitre ou La Réunion, sont-ils à prendre en compte pour le calcul des émissions ?

Pour la déclaration, le droit applicable ne prend pas en compte les vols entre le territoire de l’espace économique européen, et les régions ultrapériphériques (RUP). Cependant les vols effectués à l’intérieur d’une de ces RUP sont à déclarer.

Dans quelles mesures les exploitants commerciaux sont-ils exemptés de déclarer leurs émissions de CO2 et de restituer un nombre de quotas carbone correspondants à leurs émissions ?

Les exploitants commerciaux sont exemptés s’ils remplissent une des deux conditions suivantes :

  • Soit effectuer moins de 243 vols par période pendant trois périodes consécutives de quatre mois.
  • Soit émettre moins de 10 000 tonnes de CO2 par an calculé sur la base du champ total (comme défini à l’Annexe I de la directive 2003/87/CE).

 

Est-il obligatoire pour un exploitant d’aéronefs commercial ou non commercial émettant moins de 25 000 tonnes de CO2 de faire appel à un vérificateur indépendant pour vérifier sa déclaration avant de la transmettre à l’autorité compétente (la DGAC) ?

Les exploitants d’aéronefs émettant plus de 25 000 tonnes de CO2 sur le champ Annexe 1 (aussi appelé champ total) doivent obligatoirement faire vérifier leur déclaration par un vérificateur indépendant.

Les exploitants d’aéronefs émettant de moins de 25 000 tonnes de CO2 ont deux options possibles :

  1. Ils peuvent faire vérifier leur déclaration par un vérificateur indépendant ;
  2. Ou ils peuvent télécharger une déclaration dite simplifiée directement sur le Support Facility (SF) développé par Eurocontrol (http://www.eurocontrol.int/ets-support-facility).
    Selon le règlement UE n° 421/2014 du 16 avril 2014, pour ces exploitants, les déclarations simplifiées fondées sur les estimations d’émission de CO2 issues du SF sont considérées comme vérifiées. Pour cette raison, il n’est pas nécessaire dans ce cas de faire appel à un vérificateur indépendant.

 

Les exploitants d’aéronefs doivent-ils soumettre un rapport vérifié pour le 31 mars de l’année N+1 ?

Le droit applicable impose une déclaration d’émissions de CO2 vérifiée de l’année N au 31 mars de l’année N+1, au plus tard.

Qu’en est-il de l’allocation des quotas gratuits au titre de la période 2013-2020 ?

La modification de la directive 2003/87/CE du 13 octobre 2003 établissant un système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre, a introduit un nouveau champ géographique qui a conduit à modifier le calcul pour déterminer la quantité de quotas gratuits alloués à chaque exploitant d’aéronef.

Vous pouvez consulter l’arrêté fixant les quotas gratuits pour la période 2013-2020.

Surveillance et déclaration des émissions annuelles et de l’activité

Le dispositif mis en place au niveau de l'Union européenne (directive européenne 2008/101/CE) d'échange de quotas d'émission (ETS) impose une procédure annuelle précise pour calculer les émissions et transmettre ces données. Une procédure simplifiée est disponible pour tous les exploitants d’aéronef considérés comme petit émetteur.

Ce dispositif impose aux exploitants d’aéronef de déposer, avant le 31 août de l’année N-1 (N étant l’année de référence), un plan de surveillance des émissions annuelles, qui doit être approuvé par la DGAC, autorité compétente chargée de mettre en œuvre la directive pour la France et d’administrer dans le cadre de l’ETS les exploitants d’aéronef dont elle assure la gestion. Voir à ce propos la liste publiée par la Commission européenne au 20/02/2017 qui permet de déterminer.

Le plan de surveillance des émissions doit être mis à jour avant chaque nouvelle période.
Vous trouverez en bas de la présente page le modèle de plan de surveillance des émissions annuelles pour la phase III (de 2013 à 2020).

Après chaque année de surveillance des émissions, avant le 31 mars de l’année suivante (N+1), les exploitants doivent envoyer à l’autorité compétente une déclaration des émissions annuelles. Elle doit être vérifiée par un vérificateur indépendant avant sa transmission. Le modèle de déclaration des émissions à utiliser figure également en bas de cette page.

Les plans de surveillance et les déclarations doivent être transmis à la cellule ETS de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) à l’adresse e-mail suivante : ets.aviation@aviation-civile.gouv.fr

ou, à défaut, par courrier à :

DTA-SDD-ETS
50 rue Henry Farman 75720 PARIS CEDEX 15
FRANCE

A la suite de son envoi, l’exploitant reçoit un message d’accusé de réception.

La cellule ETS est à la disposition des exploitants pour les accompagner dans la mise en place de ce dispositif et peut être contactée à l’adresse e-mail précitée pour toute question ou requête à ce sujet.

Vérificateurs indépendants

Avant de transmettre à la DGAC sa déclaration des émissions annuelles, chaque exploitant d’aéronef doit la faire vérifier par un vérificateur indépendant ayant lui-même obtenu une accréditation conformément à l’arrêté du 9 août 2010. Le rôle du vérificateur est expliqué en détail dans un document guide publié par la Commission Européenne.

La liste des vérificateurs accrédités au 11 septembre 2017 recense tous les organismes aptes à vérifier les déclarations.

Procédure Simplifiée

Une procédure simplifiée de calcul des émissions est disponible pour tous les exploitants d’aéronef considérés comme petit émetteur. Entre dans cette catégorie un exploitant effectuant moins de 243 vols par quadrimestre pendant les trois quadrimestres consécutifs de l’année ou émettant au total moins de 25 000 tonnes de CO2 par an.  
Cette procédure rend la préparation du plan de surveillance plus aisée, et permet d’utiliser un outil de calcul simplifié : l’ETS Support Facility pour la déclaration annuelle d’émissions. Cette déclaration est pré-remplie sur la base des données de vols d’Eurocontrol, et il n’est pas nécessaire qu’elles soient contrôlées par un vérificateur indépendant.
L’ETS Support Facility base ses calculs sur un outil d’estimation des émissions en fonction de la distance et du type d’avion, le Small Emitters’ Tool. Le Small Emitters’ Tool est le seul outil de ce type approuvé par la Commission européenne.

Compte dans le registre de l’Union européenne

La procédure associée aux échanges de quotas d’émission de gaz à effet de serre (directive européenne 2008/101/CE), suppose de détenir un compte dans le registre de l’Union européenne. Comment ouvrir ce compte ?

Après avoir envoyé sa déclaration d’émissions annuelles à la DGAC, chaque exploitant d’aéronef doit transférer un nombre de quotas correspondant à ses émissions déclarées, avant le 30 avril de l’année suivant l’année des émissions. En cas de retard ou de non-restitution, des sanctions sont possibles.

Ce transfert doit se faire du compte de l’exploitant vers le compte de la France. Tout exploitant d’aéronef doit donc nécessairement détenir un compte dans le registre de l’Union européenne afin de restituer ces quotas. Ce compte lui permet d’acheter ou de vendre des quotas à d’autres exploitants, ou de participer aux enchères mises en place par les États membres.

Un administrateur national a été désigné pour chaque État membre. Pour la France, c’est la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) qui tient ce rôle. La CDC est l’interlocuteur des exploitants d’aéronef pour tous les sujets concernant les formulaires d’ouverture de compte, la gestion de compte d’exploitant et la mise aux enchères de quotas.

Pour tout contact, vous pouvez utiliser le courriel suivant :

REGISTRE-AVIATION-FR@caissedesdepots.fr

Afin de procéder à l’ouverture de son compte, l’exploitant doit remplir un formulaire, et fournir les pièces justificatives exigées notamment par le règlement 1193/2011/UE relatif au registre de l’Union.

L’arrêté du 16 décembre 2016 fixe pour l’année 2016 le montant des frais de tenue de compte pour l’année 2016.

Sanctionnés pour non restitution de leurs émissions

Dans le cadre de l’application de la directive n°2003/87/CE modifiée du Parlement européen et du Conseil du 13 octobre 2003 établissant un système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre, les exploitants d’aéronefs ont une obligation de restitution de quotas correspondants à leurs émissions de CO2. Pour rappel, l’obligation de restitution de quotas au titre d’une année est fixée au 30 avril de l’année suivante. De plus, le nombre de quotas à restituer est égal aux émissions annuelles en tonnes de CO2 émises dans le champ d’application du dispositif EU ETS aviation par l’exploitant d’aéronefs.

Les exploitants d’aéronefs n’ayant pas rempli leurs obligations de restitution au titre des émissions pour les années qui suivent ont été sanctionnés d’une amende administrative d’un montant de 100 euros par quota non restitué tel que prévu à l’article 16 de la directive précitée et prononcée dans les conditions fixées à l’article D. 229-37-10 du code de l’environnement. Cette amende est réévaluée chaque année en fonction de l’évolution annuelle de l’indice des prix à la consommation harmonisé de l’Union européenne.

 

La liste des exploitants d’aéronefs sanctionnés au titre de 2012 pour non restitution des quotas correspondants à leurs émissions figure ci-dessous.

Nom de l’exploitant d’aéronefs

Montant de la sanction

AERO RIO TAXI AEREO LTDA

5 400 €

AIR ASIA

1 200 €

DALLAH ALBARAKA

69 400 €

NATIONAL AIR SERVICE

27 300 €

NY JETS TRANSPORTER

13 500 €

PREMIER AVIATION

37 800 €

REATEX INVEST SA

11 600 €

SCM ARUBA AVV

28 400 €

SHAR INK AIRCOMPANY

2 700 €

SNS IMPORTADORA

10 100 €

SOUTHER CROSS INTL

65 600 €

SOUTHERN CROSS USA

42 700 €

SPRINGWAY LTD

21 800 €

STAR JET LTD

15 100 €

THE YUCAIPA COMPANIES LLC

8 200 €

WADI AVIATION

1 300 €

 

Retrait de sanction pour non restitution de quotas

Nom de l’exploitant d’aéronefs

Montant de la sanction

NATIONAL AIR SERVICE

27 300 €

STAR JET LTD

15 100 €

SHAR INK

2 700 €

 

La liste des exploitants d’aéronefs sanctionnés au titre de 2013 pour non restitution des quotas correspondants à leurs émissions figure ci-dessous.

Nom de l’exploitant d’aéronefs

Montant de la sanction

AIR MEDITERRANEE 5 906 680€
MID EAST JET 128 854€
SYPHAX AIRLINES 104 525€
AVIATION LINK 77 793€
SORENS GROUP LTD 58 971€
ALPHA STAR AVTN SVCS 44 754€
PRIVATAIR 42 151€
SPRINGWAY LTD 36 344€
NEXUS FLT OPS SVCS 26 121€
ALATHEER AVIATION 23 128€
SCM ARUBA A.V.V. 19 724€
WADI AVIATION 12 715€
GIV-SP AIR SERVICE 7 008€

 

Liste des exploitants sanctionnés au titre de 2014 pour non restitution des quotas correspondants à leurs émissions figure ci-dessous.

Nom de l’exploitant d’aéronefs

Montant de la sanction
AIR MEDITERRANEE 4 968 555€
MID EAST JET 199 840€
AVIATION LINK 106 027€
SYPHAX AIRLINES 91 309€
NATIONAL AIR SERVICE 81 698€
PRIVATAIR 81 698€
ALPHA STAR AVTN SVCS 70 885€
SORENS GROUP LTD 61 073€
WADI AVIATION 35 843€
SCM ARUBA A.V.V. 30 336€
ALATHEER AVIATION 22 827€
SPRINGWAY LTD 18 722€
GIV-SP AIR SERVICE 17 521€
MILLION AIR SALT LAK 3 805€
NEXUS FLT OPS SVCS 3 805€

 

La liste des exploitants d’aéronefs sanctionnés au titre de 2015 pour non restitution des quotas correspondants à leurs émissions figure ci-dessous.

 

Nom de l’exploitant d’aéronefs

Montant de l'amende
MATRIX AVIATION 650 56 532 €
NEXUS FLT OPS SVCS 37 386 €
FLY EXEC 32 347 €
SPRINGWAY LTD 20 557 €
SCM ARUBA A.V.V. 15 317 €
SOUTHERN CROSS USA 11 992 €
AMERICAN FLYING JET 8 969 €
WADI AVIATION 4 736 €

 

Réserve spéciale (optionnelle) et quotas gratuits additionnels

La réserve spéciale, représentant 3% de l’ensemble des quotas du secteur aérien pour la phase III, permet d’obtenir des quotas gratuits additionnels :

  • Pour les exploitants "nouveaux entrants", qui ont débuté leurs activités aériennes après 2010, proportionnellement à leur activité en tonnes-kilomètres de 2014.
  • Pour les exploitants en forte croissance, ayant une augmentation de leurs données relatives aux tonnes-kilomètres de plus de 18% annuellement de 2010 à 2014 (soit une augmentation cumulée de plus de 93,88% entre 2010 et 2014), proportionnellement aux tonnes-kilomètres déclarés au dessus de cette limite annuelle de 18% .

A titre indicatif les exploitants qui envisageaient de bénéficier de la réserve spéciale avaient jusqu’au 30 juin 2015 pour transmettre leur demande. Les quotas issus de la réserve spéciale seront distribués de 2017 à 2020.

Dates importantes (directive européenne 2008/101/CE)

La directive européenne 2008/101/CE intégrant les activités aériennes dans le système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre se déploit depuis 2010. Cette chronologie fournit quelques dates marquantes passées ou à venir.

Dates passées

  • 1er janvier 2010 : début de la première année de surveillance des émissions et de l’activité (tonnes-kilomètres).
  • 31 mars 2011 : demandes d’allocation de quotas gratuits pour la période 2012 et pour la période 2013-2020 (associées aux déclarations d’activité)
  • 2012 : première période de surveillance des émissions donnant lieu à restitution de quotas.
  • Janvier 2012 : ouverture des comptes dans le registre européen et distribution de quotas gratuits.
  • 2013 : début de la phase III (période 2013-2020).
  • 31 mars 2013 : date limite de dépôt des déclarations vérifiées d’émissions de 2012 (phase II), avec la possibilité de dérogation pour les vols entre l’EEE et le reste du monde.
  • 30 septembre 2013 : date limite de dépôt des plans de surveillance des tonnes-kilomètres pour les nouveaux entrants ou les exploitants en forte croissance, demandeurs de quotas gratuits issus de la réserve spéciale.
  • 2014 : année de surveillance des émissions et de l’activité pour les nouveaux entrants et les exploitants en forte croissance, demandeurs de quotas gratuits (de la réserve spéciale).

Echéances annuelles

  • 31 mars de l’année en cours : date limite de dépôt des déclarations vérifiées des émissions de l’année précédente.
  • 30 avril de l’année en cours : date limite de restitution des quotas pour les émissions de l’année précédente.
  • 30 septembre de l’année en cours : date limite de transmission des rapports d’amélioration pour les exploitants d’aéronefs ayant eu un rapport de vérification faisant mention d’écart, de non-conformité par rapport au plan, de non-conformité par rapport à la réglementation ou de recommandation.
  • 15 novembre de l’année en cours : date limite d’approbation des rapports d’amélioration
  • 31 décembre de l’année en cours : date limite d’information de modifications non significatives du plan de surveillance.

Modèles de plans de surveillance et de déclarations

Les modèles de plans de surveillance et de déclaration proposés distinguent la Phase I (2012), puis la Phase II (2013-2020) du déploiement de la directive européenne 2008/101/CE intégrant les activités aériennes dans le système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre.