Les trains d'équilibre du territoire (TET)

Le Mardi 24 avril 2018
Les Trains d’Équilibre du Territoire (TET) assurent un service de grandes lignes rapide entre les principales villes françaises non reliées par la grande vitesse. Ils permettent également le désenclavement des territoires sur des liaisons interrégionales province-province. Enfin, ils participent à l’amélioration des déplacements pendulaires dans le grand bassin parisien qui représentent environ la moitié du trafic des TET. Il s’agit de trains de moyenne et de longue distance qui assurent des missions d’intérêt national. L’État est autorité organisatrice des TET.

La mutation du réseau des trains d'équilibre du territoire (TET)

Une profonde mutation du périmètre du réseau des trains d’équilibre du territoire (TET) a été enclenchée au 1er janvier 2017. Dans le cadre des accords conclus entre l’État et les Régions, ces dernières deviennent autorité organisatrice d’un certain nombre de lignes TET dont l’offre est fortement imbriquée avec l’offre TER. Ces reprises de lignes leur donnent donc un rôle déterminant pour améliorer l’ensemble des services ferroviaires sur leur territoire.

L’État accompagne ces reprises de ligne par les Régions en participant à leurs coûts d’exploitation et en finançant le renouvellement des matériels roulants.

Ces reprises de lignes s’étendent du 1er janvier 2017 au 1er janvier 2020.

 

Région

Ligne

Date de reprise par la région

Grand Est

Hirson-Metz + Reims-Dijon

1er janvier 2017

Paris-Troyes-Belfort

1er janvier 2018

Centre - Val de Loire

Paris-Montargis-Cosne-Nevers

Paris-Orléans-Tours

Paris-Bourges-Montluçon

1er janvier 2018

Occitanie

Clermont-Ferrand-Nîmes

1er janvier 2018

Nouvelle Aquitaine

Bordeaux-Ussel + Bordeaux-Limoges + Bordeaux-La Rochelle

1er janvier 2018

Hauts-de-France

Paris-Amiens-Boulogne

Paris-Saint-Quentin-Maubeuge/Cambrai

1er janvier 2019

Normandie

Paris-Caen-Cherbourg

Paris-Rouen-Le Havre

Paris-Granville

Caen-Le Mans-Tours

Paris-Evreux-Serquigny

1er janvier 2020

    Carte des trains d'équilibre du territoire (Intercités) 2018
    Crédits : SNCF

    Les trains d'équilibre du territoire (TET) en chiffres

    Le réseau des trains d'équilibre du territoire (TET) en 2018

    Pour l'année 2018, le réseau comprend :

    • 16 lignes dont 2 lignes de nuit
    • 5 lignes à réservations obligatoires
    • 234 communes desservies

    Quelques chiffres 2017 des trains d'équilibre du territoire (TET)

    En 2017, le réseau compte :

    • 276  trains par jour en moyenne
    • Environ 62 000 voyageurs quotidiens.

    Une nouvelle convention d’exploitation

    Une nouvelle convention d’exploitation des TET a été signée entre l’État et SNCF Mobilités le 27 février 2017.

    Conclue pour la période 2016-2020, elle intègre dans la durée l’ensemble des évolutions annoncées et des progrès attendus de la part de l’opérateur, tant en termes de qualité du service que de redressement de l’équilibre économique.

    Cette convention tient compte des préconisations de l’audit que le Gouvernement avait confié à l’inspection générale des finances au Conseil général de l’environnement et du développement durable, dont le contenu a été rendu public, en vue d’améliorer l’efficacité économique des TET.

    Les efforts de l’opérateur en matière de productivité, de transparence et de dynamisme commercial y sont également inscrits.

    Pour les années 2016-2020, la contribution financière prévue dans la convention et permettant de couvrir le déficit de ces trains est évaluée à environ 1,7 Md€.

    Renouvellement du matériel roulant

    À l’horizon 2025, l’ensemble du matériel roulant des lignes de jour, excepté pour la ligne Bordeaux-Marseille, sera renouvelé avec des rames neuves, sous réserve des disponibilités budgétaires.

    Au cours de la fin d’année 2017, les lignes Nantes-Bordeaux et Nantes-Tours-Lyon ont vu leur matériel roulant entièrement renouvelé par du matériel Alstom Coradia Liner. Au deuxième semestre 2019, la ligne Toulouse-Bayonne-Hendaye sera entièrement exploitée avec des rames Alstom Régiolis.

    L’appel d’offres du renouvellement du matériel roulant des lignes Paris-Limoges-Toulouse et Paris-Clermont-Ferrand a été lancé le 24 décembre 2016. Les fonctionnalités détaillées garantiront l’acquisition d’un matériel roulant à haut niveau de confort et de services à bord adaptés aux longues distances (acoustique silencieuse, qualité des sièges, information des voyageurs à bord, vidéosurveillance, accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, accueil des vélos, connectivité internet), aux performances d’accélération et une vitesse de 200 km/h adaptées aux trajets et aux caractéristiques de l’infrastructure, et qui présentera une fiabilité maximale.

    Pour toutes les autres lignes, qui sont reprises par les Régions, l’État s’est engagé à financer le renouvellement complet du matériel roulant, soit à travers des contributions financières, laissant le choix aux Régions du matériel le mieux adapté, soit à travers la fourniture de rames Alstom Régiolis neuves.

    Le programme d’investissement pour le renouvellement du matériel roulant de l’ensemble des lignes de jour, hors la ligne Bordeaux-Marseille, s’élève à plus de 3 milliards d’euros.

    Le recentrage du périmètre du service de nuit sur les lignes d’aménagement du territoire

    Partant du constat que l’offre de nuit ne répondait plus de manière satisfaisante aux besoins des voyageurs et du poids qu’elle représentait pour la collectivité :

    • une fréquentation en baisse de 25% depuis 2011 ;

    • un déficit représentant 25% du déficit des TET, alors que l’offre ne correspond qu’à 3% des voyageurs transportés ;

    • un subventionnement public de plus de 100 € en moyenne par billet vendu ;

    l’État a décidé de réduire le périmètre aux deux lignes qui revêtent un caractère essentiel d’aménagement du territoire en raison de l’absence d’une offre alternative suffisante pour les territoires concernés. Il s’agit des deux lignes de nuit Paris-Briançon, et Paris-Rodez / Latour de Carol à raison d’un aller-retour quotidien.

    Leur matériel roulant devrait être modernisé, en vue d’assurer le niveau de confort attendu par les voyageurs.

    Pour les autres lignes, l’État a lancé en avril 2016 un appel à manifestation d’intérêt (AMI), afin de permettre à tous les opérateurs ferroviaires de proposer, pour leur propre compte, de nouveaux schémas d’exploitation innovants. À l’échéance fixée, aucune réponse constituant une manifestation d’intérêt n’a été reçue. Le Gouvernement a donc décidé de ne plus financer l’exploitation de ces lignes. Cependant, il reste toujours à l’écoute de toute offre de reprise. Ainsi, un accord de cofinancement a été trouvé avec la Région Occitanie pour ouvrir à nouveau la desserte Toulouse-Cerbère-Port Bou les vendredis, dimanches et durant les vacances scolaires de la zone C.

     

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